C'est marrant, comme ce blog est de moins en moins fidèle à ce que j'avais décidé d'en faire au départ.
(Oui, je parle d'un blog unique parce qu'au final, le changement de plateforme n'est qu'un incident technique)
A l'origine, ça fera bientôt deux ans, j'avais beaucoup plus de disponibilité. Par conséquent, j'avais décidé d'essayer de refléter au maximum ce que j'étais, ce que je pensais. En essayant de ne rien omettre d'essentiel, de ne pas faire de choix pour donner à mes éventuels lecteurs une image faussée de moi.
Seulement, je n'ai plus forcément le temps quand j'ai envie, et plus forcément l'envie quand j'ai le temps.
Du coup, il y a plein de choses qui passent sous silence.
Pour tout dire, hier et avant-hier j'avais envie de parler un peu de ma "pré-rentrée" en tant que tutrice à Albi, parce que ça avait évoqué pas mal de choses chez moi. Du positif en plus. Mais je n'ai pas vraiment eu le temps, et l'envie est passée.
Et puis aujourd'hui, si je me mets à écrire, c'est pour quelque chose de beaucoup plus grave. De beaucoup plus triste. Enfin, je crois.
Du coup, je vais recommencer à passer pour une dépressive chronique parce que je viens raconter mes problèmes et que j'omets de parler de mes petits plaisirs simples du quotidien. Mais enfin, c'est comme ça.
Panta rei.
Ça n'a jamais été aussi vrai qu'aujourd'hui.
Aujourd'hui est le jour de la perte de mes illusions de jeunesse. C'est dur à dire, quand on n'a que vingt ans (j'en profite pour le dire, parce que ça ne va pas durer longtemps, je suis vieiiiiiilleuh).
Quand on est jeune, on est plein de rêve, plein d'idéaux. On n'a que des bonnes intentions et on se dit que le monde peut changer, qu'il va changer.
On se dit que si on veut, on peut. Que si on se prend en main, les choses bougent.
Alors on parle avec des gens plus âgés, qui nous disent que tout ça, ce ne sont que des rêves d'enfant, qu'on comprendra quand on sera plus grand.
On s'en fout, on n'y croit pas. On se dit que ce qui était valable à leur époque ne le sera plus à la nôtre, si on le veut assez fort. Qu'est-ce qu'ils en savent après tout, ces vieux ? Ils ont vécu, ils ont connu des choses, mais ce n'est pas pour autant que ce qu'ils disent s'appliquent à notre monde.
Les choses changent, les choses peuvent changer.
Puis un jour, comme aujourd'hui, on prend un coup de massue. Du genre de la massue des brutes, qui te bouffe 50 points de vie d'un coup.
On se rend compte que non, le prince et la princesse won't live happily ever after. On se rend compte au passage que de toute façon, les princes et les princesses, ça n'existe pas.
On a envie d'hiberner, pour ne plus regarder en face ce monde qui nous horrifie.
On se réveille d'un très joli rêve pour atterrir dans un endroit sombre qu'on appelle la vie.
Je ne suis pas devenue ultra pessimiste. Je sais toujours savourer ces simples plaisirs de la vie que sont un sourire, un fou rire ou un baiser tendre.
Je crois simplement que j'ai perdu mes grands rêves, mes grands espoirs.
Plus dure sera la chute.
C'est ce qu'ils disaient, tous ces vieux.
(Oui, je parle d'un blog unique parce qu'au final, le changement de plateforme n'est qu'un incident technique)
A l'origine, ça fera bientôt deux ans, j'avais beaucoup plus de disponibilité. Par conséquent, j'avais décidé d'essayer de refléter au maximum ce que j'étais, ce que je pensais. En essayant de ne rien omettre d'essentiel, de ne pas faire de choix pour donner à mes éventuels lecteurs une image faussée de moi.
Seulement, je n'ai plus forcément le temps quand j'ai envie, et plus forcément l'envie quand j'ai le temps.
Du coup, il y a plein de choses qui passent sous silence.
Pour tout dire, hier et avant-hier j'avais envie de parler un peu de ma "pré-rentrée" en tant que tutrice à Albi, parce que ça avait évoqué pas mal de choses chez moi. Du positif en plus. Mais je n'ai pas vraiment eu le temps, et l'envie est passée.
Et puis aujourd'hui, si je me mets à écrire, c'est pour quelque chose de beaucoup plus grave. De beaucoup plus triste. Enfin, je crois.
Du coup, je vais recommencer à passer pour une dépressive chronique parce que je viens raconter mes problèmes et que j'omets de parler de mes petits plaisirs simples du quotidien. Mais enfin, c'est comme ça.
Panta rei.
Ça n'a jamais été aussi vrai qu'aujourd'hui.
Aujourd'hui est le jour de la perte de mes illusions de jeunesse. C'est dur à dire, quand on n'a que vingt ans (j'en profite pour le dire, parce que ça ne va pas durer longtemps, je suis vieiiiiiilleuh).
Quand on est jeune, on est plein de rêve, plein d'idéaux. On n'a que des bonnes intentions et on se dit que le monde peut changer, qu'il va changer.
On se dit que si on veut, on peut. Que si on se prend en main, les choses bougent.
Alors on parle avec des gens plus âgés, qui nous disent que tout ça, ce ne sont que des rêves d'enfant, qu'on comprendra quand on sera plus grand.
On s'en fout, on n'y croit pas. On se dit que ce qui était valable à leur époque ne le sera plus à la nôtre, si on le veut assez fort. Qu'est-ce qu'ils en savent après tout, ces vieux ? Ils ont vécu, ils ont connu des choses, mais ce n'est pas pour autant que ce qu'ils disent s'appliquent à notre monde.
Les choses changent, les choses peuvent changer.
Puis un jour, comme aujourd'hui, on prend un coup de massue. Du genre de la massue des brutes, qui te bouffe 50 points de vie d'un coup.
On se rend compte que non, le prince et la princesse won't live happily ever after. On se rend compte au passage que de toute façon, les princes et les princesses, ça n'existe pas.
On a envie d'hiberner, pour ne plus regarder en face ce monde qui nous horrifie.
On se réveille d'un très joli rêve pour atterrir dans un endroit sombre qu'on appelle la vie.
Je ne suis pas devenue ultra pessimiste. Je sais toujours savourer ces simples plaisirs de la vie que sont un sourire, un fou rire ou un baiser tendre.
Je crois simplement que j'ai perdu mes grands rêves, mes grands espoirs.
Plus dure sera la chute.
C'est ce qu'ils disaient, tous ces vieux.

2 commentaires:
J'ai connu la chute... Bienvenue au club... :(
Moi, je ne chuterai pas ! Ah ah ah !
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