9/13/2008

I Won't Say (I'm In Love)

Il y a quelques jours de ça, J'ai récupéré par l'intermédiaire d'un geek bien intentionné les chansons du dessin animé de Disney Hercule.
J'adore ce dessin animé, et toutes les chansons sont vraiment géniales. Mais parmi elles, une peut-être résonne un peu particulièrement à mes oreilles...



MEGARA : S'il y a un prix pour manque de jugement,
Je crois que j'ai le ticket gagnant !
Nul homme ne vaut de souffrir autant,
C'est de l'histoire ancienne,
Je jette, j'enchaîne !

MUSES : Qui crois-tu donc tromper,
Ton cœur en feu est amoureux.
N'essaies pas de cacher,
La passion qu'on lit dans tes yeux.

Pourquoi donc le nier,
Il t'a envoûté, il t'a ensorcelé !

MEGARA : Non, non, jamais je ne le dirai !
Non, non !

MUSES : Ton cœur soupire,
Pourquoi mentir ? Oh, oh !

MEGARA : C'est trop banal d'être sentimentale...

J'avais pourtant appris la leçon,
Mon cœur connaissait la chanson.
Mais tout vacille, accroche-toi ma fille !
T'as le cœur trop fragile,
Évite les idylles !

MUSES : Pourquoi nier, c'est dément,
Le tourment de tes sentiments ?
Remballes ton compliment,
Quand tu mens c'est passionnément !

Tu l'aimes, et c'est normal,
La passion t'emballe,
Et ça fait très, très, très, très mal !

MEGARA : Non, non, jamais je n'avouerai !
Non, non !

MUSES : Même si tu nies,
Tu souris car tu l'aimes.

MEGARA : Laissez tomber, je ne suis pas amoureuse !

MUSES : Lis sur nos lèvres,
Lis ton cœur, car tu l'aimes !

MEGARA : Jamais, jamais je ne vous dirai...

MUSES : Jamais, jamais, non !

MEGARA : Jamais, jamais, je n'oserai !

MUSES : C'est pas la peine d'hésiter car tu l'aimes !

MEGARA : Oh, Oserai-je un jour t'avouer comme je t'aime ?


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J'ai toujours beaucoup aimé ce dessin animé, même si la première fois que j'en ai vu la bande annonce au cinéma, je fus plutôt rebutée par ce que je voyais. Il faut me comprendre aussi que ça faisait déjà longtemps que je m'intéressais à la mythologie. Ainsi, lorsque le film est sorti en 1997 je n'avais pas encore dix ans (je les ai eus au moment de la sortie en VHS à vrai dire) et si je ne connaissais pas encore tout sur le bout des doigts, j'avais suffisamment de lectures du Mythologie d'Edith Hamilton derrière moi pour savoir que ce dessin animé, mythologiquement parlant, c'était un ramassis de conneries. En plus je trouvais les dessins bizarres. Il faut dire aussi que le côté stylisé rappelant les amphores grecques était une innovation chez Disney à l'époque.
Enfin bon, comme pour tous les films de Disney, ma mère nous a emmenées voir celui-là avec mes soeurs. Peut-être pas la grande qui avait dans les treize ans et qu'en général, c'est les âges où on cherche à cacher qu'on regarde des dessins animés pour enfants, histoire de faire cool au collège.
Ceci dit savoir avec qui j'étais, ça n'a aucune importance.

J'ai toujours beaucoup aimé ce dessin animé donc, d'une part parce qu'il est plein d'humour, d'autre part parce que je crois que c'est la première fois qu'on découvrais dans un Disney un personnage comme Mégara. Un personnage doté d'une vraie profondeur psychologique, et en souffrance. Jusque là, avec des personnages comme Blanche-Neige, la Belle au bois dormant, Belle de la Belle et la Bête ou encore la Petite Sirène, on avait toujours plus ou moins le même profil : une princesse (si ce n'est par la naissance dans le cas de Belle, ça l'est par le coeur), une fille belle, gentille, aimable qui a tout pour plaire, victime de la jalousie pour les unes, à la recherche d'une identité pour les autres, où simplement là pour illustrer les qualités humaines les plus remarquables. Ce sont des personnages naturellement dotés qui ne vont qu'en progressant. Elle sont toutes, à leur manière, un modèle, un idéal.

Et bien sûr quand on parle d'idéal, on s'éloigne naturellement de la réalité.

Autant que je me souvienne, j'ai toujours eu conscience de la différence entre les deux. J'étais un enfant joueuse et curieuse, mais triste.
Du coup ma "rencontre" avec Mégara ne fut pas anodine.
Elle n'est rien de tout ce que j'ai décrit au dessus. Dès les premières images où on la découvre, elle apparaît séductrice, distante, cynique. très vite, on apprend qu'elle est complice du méchant du film. Seulement, à la différence des autres méchants de Disney, on apprend pourquoi. On apprend que c'est à cause d'un sacrifice pour sauver celui qu'elle aime, qui a fini à se barrer avec une autre.

Vlan.

A la différence des autres héroïnes de Disney, celle-ci a un passé. Et un passé douloureux. c'est un ange déchu, en quelques sortes. Quand les autres découvrent le monde ou chantent avec les oiseaux en toute innocence, celle-ci connaît les déboires du vrai monde. Elle, elle n'a pas eu la chance de connaître une fin en "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants." Du moins, pas du premier coup.

Peut-être que tout ça vient de mon éducation, et de ce que j'ai pu voir à la maison. J'avais déjà subi quelques déboires sentimentaux, mais de quels genre sont-ils quand on n'a que dix ans ?
Tout ça pour dire que j'ai capté tout de suite que cette fille-là, Mégara, elle avait quelque chose de différent. Quelque chose de triste. Quelque chose de vrai.
A la maison, on a vraiment été élevées dans la culture Disney. On connaît les chansons, les films et les personnages par coeur. Et pas parce qu'on a bonne mémoire, mais parce qu'on a beaucoup regardé ces films, et qu'on les regarde encore parfois.

Hercule, je l'ai regardé souvent.
Et au fur et à mesure des années, ma vie s'est un peu plus rapprochée de celle de Mégara. Mes déboires résonnaient étrangement comme les siens. Et plus le temps passait, plus j'entendais cette chanson comme si elle avait été écrite pour moi. Je crois qu'en fait, je ne me suis jamais sentie aussi réellement proche d'un personnage de dessin animé.
En fait, ça serait peut-être toujours le cas si je n'avais pas rencontré, il y a trois ans maintenant, celui que j'appelle affectueusement ma Boule de Gum.
Dans son monologue, Otis-Edouard Baer (d'Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre) dit que la vie, c'est avant tout des rencontres. Sans doute est-ce vrai. Florian, il a joué le rôle des Muses pour moi. Il ne manquait plus que la petite statuette de Cupidon. Pour ça, il faudra attendre un peu plus d'un an, presque deux en fait, et tomber sur Géraldine.
Aujourd'hui, ou pour le moment, je suis peut-être plus proche de la Mégara de la fin du film.

Il y avait la génération Casimir et Club Dorothée. Même si j'ai connu tout ça, je crois que je suis définitivement de la génération Disney.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Bon, je n'ai pas encore lu ton article mais je veux juste pousser un cri de groupie/geek/blonde quant à la vidéo:

HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !!!
Je suis super trop méga fan de ce dessin animé, je connais par coeur toutes les chansons (ça va de soi ^^) et celle-ci est ma préférée !

Voilààà xD

Horizon Z a dit…

Oh je me souvenais pas de Megara comme ça. Enfin, je me souvenais pas de grand chose à part que j'avais eu du mal avec le style grec des dessins.
*Bon du coup je suis en train de regarder des chanson de dessin animé sur Dailymotion <_<*