8/04/2009

I Just Came to Tell You That I'm Going

Je crois que tout est dans le titre :D

Je pourrais chercher à me justifier, à vous expliquer le pourquoi du comment de cette décision, essayer de comprendre de manière rationnelle ce qui a motivé ce choix. Mais je crois que ce n'est pas la peine, car le problème est, en définitive, assez simple.

Ce n'est pas la première fois que j'émets des doutes quand au bien-fondé de la persistance avec laquelle je m'obstine à écrire sur ce blog. Et là, j'avoue ne pas trouver ce que je pourrais y répondre. Manifestement, mon besoin de m'exprimer sur certains sujets, les choses de la vie, les interrogations existentielles s'est, sinon assouvi, fait plus discret. Tellement plus discret que je ne le ressens plus réellement. Et je crois l'avoir déjà dit à plusieurs reprises, les posts mylife.com, ce n'est vraiment pas mon truc. C'est à la limite le genre de choses que je n'aime pas trop lire chez les autres -à vrai dire, je ne le lis pas justement- et que, allez savoir pourquoi, je me suis un peu mise à écrire par moments. Pour combler les blancs, parce qu'on me demande de mettre à jour ce blog et que je n'ai rien à dire. Mais non, ça ne va pas.
Je crois qu'il faut juste reconnaître qu'à une période le blog, et bien ça m'a aidée. Ca m'a permis de m'exprimer, ça m'a servi d'exutoire, ça m'a permis de lier des contacts. Mais aujourd'hui, trois ans après la rédaction des premières lignes, mes besoins ont changé et le blog ne me sert plus à grand chose.

Je suis du genre assez ordonnée comme fille. J'aime -et j'ai besoin- de ranger les choses, de les classer, de leur poser des étiquettes et de savoir quoi en faire. C'est peut-être assez contradictoire avec ma nature littéraire, mais j'ai une certaine rigueur avec laquelle j'organise ma vie. Ainsi, un blog à l'abandon, ça m'agacerait. Ceci dit je ne le supprimerai pas pour autant parce que c'est toujours intéressant de se repencher sur ce qu'on a écrit. Mais je ne le laisserai pas en suspend non plus. Ce blog ne sera pas inactif jusqu'à ce que je me décide à y écrire de nouveau. Ce blog sera fermé, et c'est tout. Plus de mises à jour, pas besoin de venir y consulter les commentaires puisque je suis avertie par mail directement. Il me servira tout juste de répertoire de blogs.

J'aime bien pouvoir définir clairement un début et une fin aux choses. Aujourd'hui, c'est la fin du blog.

Et c'est tout.

*
(bon, du coup Tillia m'avait fait un beau layout, il n'aura pas beaucoup servi. Mais enfin si des gens viennent se perdre par ici un jour ou l'autre, et bien au moins, ça sera joli :p)



7/21/2009

Big Brother Is Watching You!

Facebook fait vraiment des trucs extraordinaires !

Hier soir, alors que je passais consulter mes feeds (oui, je sais, je suis une geekette... heureusement que j'ai viré les trois quarts des notifications !), j'ai eu une sacrée surprise.

Avec cette dernière présentation, vous avez régulièrement des suggestions de Facebook Friends à ajouter, dans la colonne de droite, tout en haut. En général, le programme fouille parmi les amis de vos amis, ou encore dans vos adresses MSN pour vous présenter d'éventuels contacts. Et là, qui m'a-t-il suggéré d'ajouter ?
Nul autre que le petit ami de mon ex Moi ES xD

Après vérification, je n'ai ni son adresse MSN, ni aucun ami en commun avec lui (que ce soit sur Facebook ou en vrai ce qui, dans mon cas, est sensiblement la même chose). Ca fait des mois que l'ex Moi ES m'a supprimée de Facebook (approximativement 10 secondes et 26 centièmes après le début des "hostilités" entre nous -et après c'est moi la geekette xD- -bon, OK, je suis quand même une geekette...) donc ce n'est pas par l'intermédiaire de sa page que le programme a pu me faire cette suggestion... bref, le mystère reste entier !

Le livre des visages a-t-il un plan tordu derrière la tête ? :p

7/18/2009

Back From the Dead (3)

Je vous avais laissés à la septième partie de ce récit de ma longue absence qui devrait bientôt toucher à sa fin, avec l'heureuse nouvelle du retour de Mike à Toulouse pour l'année prochaine.
Nous étions donc chez moi à ce moment là, et nous n'y resterions pas très longtemps encore.

Part 8: Because We Love Paris After All.


Dès le vendredi, Mike repartait en Aveyron après avoir passé un jour de plus chez nous, rien que pour voir l'Age de Glace 3, et Marianne et moi repartions également, mais pour Paris, afin d'y être pour dimanche matin pour... l'avant-première du
Prince de Sang-Mêlé !
Ben ouais, c'était bien la moindre des choses, après l'avoir promu pendant des semaines ! Donc après avoir fait le plein de lecture et de jeux pour le looong trajet qui nous attendait, nous sommes parties et arrivées presque six heures plus tard à Paris. Mais là, pas le temps de se poser, car nous avions rendez-vous avec Cédric (décidément) et ses amis pour faire un pique-nique et passer une petite soirée, mais pas trop longtemps car dès le lendemain une partie de la troupe partait tôt (très tôt même) pour une longue randonnée en Savoie. Mais enfin, si courte qu'elle soit, une occasion de se voir est toujours très agréable ! Et les diverses photos et vidéos que j'ai de la soirée en témoignent (mais, navrée, vous ne les aurez pas ici :p).

Le lendemain, pas le temps de chômer non plus. Entre les courses et la préparation de la soirée poker prévue, il y avait de quoi faire (même si à un moment, il a quand même fallu que je dorme un peu (c'est que je ne suis pas habituée à un rythme aussi changeant !). Et le jour tant attendu, le dimanche, après une courte nuit de sommeil, il a fallu s'activer ! Et oui, l'avant-première n'étant pas people, elle avait lieu... à 9h30, dans un endroit situé à environ 20mn de chez ma sœur en métro. Mais, parce que ça aurait été trop simple, il fallait y être avant 9h15. Un petit quart d'heure, certes, mais quand on a du mal à se lever ça compte ! On devait y retrouver Florian, mais quand on est arrivées sur place, et quand on a vu l'immense file d'attente, on a vraiment eu peur d'être obligées de rentrer sans lui ! Heureusement, il est arrivé
in extremis et on a pu trouver des sièges pas trop mal placés et apprécier le film.
Sans faire la critique du film, car je sais que certains ne l'ont pas encore vu, je me contenterai simplement de dire que je l'ai beaucoup aimé, et qu'il a largement compensé l'énorme déception que fut le précédent (après avoir passé quinze jours à vendre l'Ordre du Phénix, j'avoue que j'avais eu un goût plutôt amer dans la bouche une fois le film fini). J'attends de le revoir, sans doute la semaine prochaine, avec Mike qui est pour l'instant bien occupé dans les préparatifs du mariage... de son frère :p

Et puis, quitte à être sur Paris, pourquoi ne pas en profiter pour... voir du monde, encore ! En fait le lendemain de cette fameuse avant première, Isa fêtait son anniversaire chez Sandrine, donc pas si loin. L'occasion de revoir et de rencontrer certaines personnes, de se retrouver entre PIens et ex-PIens, de ragoter et de se remémorer des années de geekage, bref, de passer un bon moment ^^ Et ce qui est marrant, c'est qu'on en apprend toujours de nouvelles xD
Le lendemain encore, 14 juillet, jour férié (bien normal, puisque c'est ma fête :p). Et que faire dans ces moments là ? Et bien on emmène Coin Coin, et accessoirement Clément, un des amis de Cédric précédemment évoqués faire une balade dans le XVème où habite ma sœur. Grâce à un livret d'énigmes qui propose d'aller d'un point à l'autre du quartier en trouvant la solutions de petites devinettes. Et on peut dire qu'à ce jeu là, Coin Coin est vraiment trop fort !



Et puis parce qu'il fallait bien se poser un peu, je suis rentrée chez moi ce mercredi, où depuis j'essaie de me reposer, avec plus ou moins de succès car il y a du monde à la maison, des papiers à faire et autres choses réjouissantes telles que le ménage et le rangement, tout ça avant de repartir -encore- en Aveyron dans un jour ou deux pour le mariage tant attendu du frère de Mike. Pas tant attendu pour l'événement (mariage... non mais franchement !) que pour l'occasion de porter la robe de princesse que Mike m'a offerte et qui rend si jalouse ma petite sœur (et ça, j'avoue, j'adore !).
Et peut-être que, si vous êtes sages (et si cela passe la censure) vous aurez même droit de voir ce que ça donnait !

En attendant, je crois que j'ai raisonnablement bien résumé ce qui s'est passé par chez moi (et pas seulement d'ailleurs) au cours de ces dernières semaines. Je trouve toujours cela très prétentieux et limite inintéressant d'écrire tout ça sur un blog, mais après tout c'est encore un des moyens les plus rapides et les plus pratiques pour échanger des nouvelles. Et puisque moi j'aime bien lire ce genre de choses chez mes amis, ben c'est un échange de bons procédés.

Je vous dis donc à une prochaine fois sur ce blog. Ou pas ^^

Back From the Dead (2)

Je vous avais donc laissés dans le post précédent en plein suspense, en train de vous demander ce qu'il y avait de particulier à partir du 15 juin pour que la tournée devienne, peut-être, un peu plus difficile à vivre.

C'est pourtant bien simple.

Part 1.4: He's Back!

(Non, pas Voldemort !)
Le 15 juin, Mike remettait enfin les pieds sur le territoire français ! Et oui, ces longs mois de séparation étaient enfin terminés. L'année scolaire étant finie, l'exilé du grand nord revenait chez nous de façon durable (au moins pour l'année 2009/2010 quoi :p).
Initialement, on avait prévu de se retrouver à Bordeaux pour passer quelques jours presque tranquilles chez Seb, Marie et JB, afin de lui faire découvrir "ma" ville et de prouver aux trois personnes précédemment nommées (en particulier les deux premières :siffle:) que si, Mike existe bien ! Allez savoir pourquoi, certaines personnes de mon entourage ont la fâcheuse habitude de croire que je n'ai que des amis imaginaires ^^ Enfin bref, j'avais attendu cette date avec beaucoup d'impatience évidemment... mais c'était avant de savoir que je refaisais le train !
Du coup, j'avoue que c'était un peu dur de le savoir rentré et de ne pas avoir été là à ce moment-là.
Ceci dit, je ne vais pas trop me plaindre non plus, car nous n'avons eu que deux jours à attendre. En effet, j'étais en congé train entre le 17 et le 19 juin, sur Paris. Ayant la chance d'avoir un frérot habitant en banlieue, Mike a pu m'y attendre deux jours pour venir me chercher, le 17 à 23h30 à la gare où j'arrivais. Des retrouvailles un peu bizarres dans un sens, car j'ai eu comme l'impression que les dix mois précédents n'avaient pas vraiment existé. C'était comme si je l'avais quitté seulement une semaine plus tôt, quand j'ai été privée de connexion internet, et que finalement, ça ne faisait pas si longtemps que ça. La vie reprend son cours de la façon la plus normale possible, avec les préoccupations les plus basiques du quotidien. Faire des courses, trouver un cadeau pour l'anniversaire du frère. mais ça ne me gène pas, en définitive j'ai l'impression que c'est quand tout va bien pour ces petites choses banales qu'on se rend compte de si on est bien avec quelqu'un ou pas. Pas de super resto, pas de feux d'artifice, juste nous deux, et c'est bien suffisant.
On n'a passé que la journée du 18 ensemble car le 19 au matin, il devait repartir à Toulouse pour une fête surprise organisée en l'honneur d'une amie (celle qui nous a présentés à vrai dire, c'est dire comme elle est précieuse !) qui part l'an prochain en grande Bretagne. J'ai beaucoup regretté de ne pas y être, mais mes obligations rendaient cela impossible.
Du coup ce fut bref, mais revigorant ! Et de l'énergie, il en fallait pour reprendre la tournée !

Part 1.5: Back on the Train.

En fait, je mets ce sous-titre par souci de cohérence, mais je n'ai pas grand chose d'autre à dire sur le train, la plupart des détails sont dans le skyblog. Je peux juste résumer en disant que c'était épuisant, intense, enrichissant et que, comme toujours, les adieux furent déchirants (et oui, tout le monde a eu sa petite larmouille !).

Pour le plaisir, je mets quand même la petite photo de groupe :)


Part 2: Back to Paris.

Sur Paris pendant une semaine encore après la fin de la tournée, j'ai profité de ces quelques jours pour voir du monde. Passer un peu de temps avec ma soeur qui m'héberge, déjà. Voir mon père (que je n'avais pas vu depuis... deux ans, le précédent train en fait :p). Voir mon ami de la bille bleue, que je n'avais pas vu depuis deux ans également, et ça fait énormément plaisir quand même ! Non seulement on a passé une super journée, mais en plus j'ai gagné un nouveau jeu (enfin, je l'ai acheté donc pas vraiment gagné, mais il me l'a fait découvrir et c'est en passe de devenir un culte de ma ludothèque :p). J'ai aussi revu Cédric (forcément puisque c'est lui qui est venu me chercher à la gare au retour à Paris !) qui, non content de m'héberger pour une nuit, nous a aussi ramené des amis pour faire une partie de London (et un duel de Petits Lu xD) mouahahaha !
Une petite semaine sympa pour se remettre de ses émotions et profiter un peu de ses amis, ça fait du bien !

Part 3: Back to Toulouse.

Parce qu'il fallait bien rentrer, et mine de rien j'avais hâte ! Comme si c'était devenu une habitude, Mike est venu me chercher à la gare de Toulouse, et on peut dire que j'étais sacrément contente de le voir (et ça n'avait rien à voir avec le fait que j'étais chargée comme une mule bien sûûûr :p). Finalement c'est là qu'on a pu profiter de nos retrouvailles plutôt tranquillement, petit resto et repos car mine de rien, j'en avais plein les pattes, et ce n'était pas fini !

Part 4: Back Home - Back to Aveyron - Back Home Again.

On peut dire que les trois jours suivants sont passés très vite ! Après un bref saut chez moi, (parce que ça se fait) je raccompagne Mike chez ses parents en Aveyron avec ses bagages (dont une Wii toute neuve, mouahahaha !) et je repars dès le lendemain pour ma maison tarnaise. Pourquoi une telle précipitation ? Ah ah, c'est que vous n'allez jamais le croire...

Part 5: Interlude at Uni.

Et oui, plus personne n'y croyait, et pourtant ! Après trois mois de grève, ma fac a rouvert ses portes (le jour du début de la tournée en fait, bien évidemment :p). Alors pendant les premières semaines j'ai une copine qui a eu l'extrême gentillesse de me prendre les cours mais là, pour le dernier de l'année, elle ne pouvait pas y assister et, étant rentrée, je me suis dit que c'était la moindre des choses que d'y aller pour lui rendre un peu la monnaie de sa pièce. Et puis pour faire acte de présence quoi. Donc voilà, j'ai dû rentrer pour avoir cours. L'événement !

Part 6: Warrior LAN V.

Ce retour chez moi fut de courte durée, car dès la fin de la semaine je repartis -encore- en Aveyron pour assister à la LAN organisée par l'association de geeks dont fait partie Mike. Enfin, quand je dis assister, c'est un bien grand mot pour dire faire des sandwiches et servir à boire aux geeks xD Mais qu'on ne s'y trompe pas, c'est plutôt sympa et marrant à faire donc je suis toujours assez contente d'y aller. Mais comme si c'était devenu une habitude là aussi, comme si c'était mal de rester plus d'une semaine au même endroit sans bouger, dès la LAN terminée, ou quasiment, il a fallu repartir, toujours avec Mike dans ma valise.

Part 7: Home Again.

Nous avons donc pris la route pour rentrer chez moi, le lundi 6 juillet (soit deux anniversaires manqués plus tard, c'est que ces allées et venues m'ont complètement fait perdre la notion du temps !) pour y retrouver ma famille au complet, ma soeur aînée étant venue passer quelques jours qu'elle aurait bien aimé ensoleillés chez nous dans le sud. Mais le sale temps nous a au moins permis de ne pas complexer à l'idée de rester enfermés à faire des jeux de sociétés, nous qui adorons ça ! (en plus j'en avais un nouveau à tester xD)

Et là, je saute une ligne, parce que c'est important.
Pendant ce bref séjour chez moi, on a reçu une nouvelle importante. Vraiment très importante. Du moins pour moi.
C'est là que Mike a appris les résultats de ses diverses candidatures pour les Master II. Il avait postulé à Toulouse bien sûr, Bordeaux et Montpellier. C'est qu'à Toulouse en droit, c'est assez compliqué d'être pris. Les étudiants Erasmus sont en général assez mal perçus, et il n'y a qu'un faible pourcentage des étudiants de M1 qui sont pris en M2, sachant que ceux qui ont effectué tout leur cursus dans les murs sont favorisés. Je m'étais donc faite à l'idée de voir Mike partir encore, à Bordeaux ou à Montpellier. Alors certains diront qu'après tout, c'est moins loin que la Suède et qu'on n'a pas à se plaindre, mais en général ces gens là n'ont jamais été séparés de leur moitié plus de quinze jours de suite et n'imaginent pas ce qu'ils disent.
Mais après tout, on s'en fout. On s'en fout parce que... Mike a été pris à Toulouse ! C'était complètement inespéré (du moins, dans mon esprit) et quelle douce, agréable surprise que de savoir que dès septembre on sera enfin dans la même ville (et peut-être dans le même appart !).
Je crois que c'était vraiment le répit que j'attendais, pour repartir du bon pied. Il est enfin arrivé, et je ne sais pas comment exprimer ma joie et mon soulagement, autrement qu'en faisant :
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Bon, et puisque je viens de recevoir un message de Senna qui attend la suite de ce récit, je crois que je vais publier ce post en l'état et continuer dans un troisième :p Mais pas d'inquiétude, je pense que le troisième sera le dernier :p

Back From the Dead

On n'y croyait plus, mais si, le voilà, le tant attendu (ou pas) retour de super geekette !

*applause*

Après plus d'un mois d'absence internétique, me revoilà sur ce bon vieux blog pour raconter mes péripéties à ceux que ça intéresse (maiiiis, laissez-moi croire qu'il y en a !) et surtout à ceux qui ne les connaissent pas déjà !

Warning: Pour des raisons d'indivisibilité des unités du récit, ce post risque d'être très, trèèèès long. Vous savez à quoi vous attendre, alors prévoyez du temps, ou de la nourriture, des boissons, un oreiller, une couverture ! Non, allez, je suis sympa, je vais faire des parties faciles à repérer pour que vous puissiez interrompre la lecture et la reprendre facilement :p

Part 1.1: The One on the Train

Comme vous le savez, car vous êtes des lecteurs assidus du blog, ou plus simplement mes amis et que je vous en ai forcément parlé, je me suis retrouvée une fois de plus embarquée à bord du train Harry Potter qui a fait le tour de la France pour promouvoir le film sorti ce mercredi,
Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé.

Les quelques jours qui ont précédé le départ furent plutôt chargés. Arrivée à Paris le samedi pour l'inauguration qui avait lieu le lundi soir, je n'avais toujours rempli aucun papier, signé aucun contrat, obtenu aucune information sur le déroulement des événements. Il faut croire qu'on aime travailler dans l'urgence chez Warner :p Enfin, les gens ne travaillant pas le week end, j'ai quand même eu l'occasion de voir Cédric qui est passé chez ma soeur où j'étais hébergée pour passer une petite soirée pizza - blind test de chansons pourries. Bon, ce n'est pas l'activité qui compte hein :p

Je sais, si je commence à préciser qui j'ai vu jour après jour, ça allonge considérablement le récit. Mais c'est aussi que je ne vois pas super souvent certains amis (pour ne pas dire l'immense majorité), alors la moindre occasion est importante !
(Maintenant que j'ai dit ça, je me rends compte que j'ai passé sous silence une visite d'Elodie la semaine précédente, juste avant mon départ pour Paris, et que ça donne un peu l'impression que je m'en fous ^^)

Je ne sais plus trop ce qui s'est passé le dimanche, par contre je me souviens assez bien du lundi ^^ L'inauguration du train était prévue à 19h à la gare du Nord (à environ 30/40 mn de chez ma sœur en métro) et il me fallait encore faire pas mal de paperasse et surtout... récupérer un ordinateur ! Ben oui, parce que la bloggeuse sans ordinateur ça passe une fois, mais la deuxième ça devient ridicule ! J'ai donc passé ma journée entre les mails, les coups de fil, les photocopies et les trajets à travers tout Paris pour allez récupérer ceci, cela, et surtout mon PC de fonction ! Un modèle grand luxe, super léger (forcément, quand il manque la moitié des touches ça fait une différence !). Bon, allez, j'exagère, il ne manquait que cinq ou six touches, et la seule qui m'était utile était celle de la virgule :p Mais c'est pour le principe, j'aime bien me plaindre :p

18h30. L'heure de se bouger un peu pour aller à la gare. Officiellement, je ne commence mon boulot de bloggeuse ("boulot", mouahahahaha) que demain, mardi, donc ce soir c'est détente. Visite du train, retrouvailles avec l'équipe et cocktail. J'ai quand même pris mon appareil photo au cas où, mais je me rends vite compte que si on n'a pas d'emplacement réservé, impossible de parler aux acteurs présents ou tout simplement d'avoir un angle correct pour les prendre en photo. Alors bon, j'ai fait comme tous les fans de base : j'ai mitraillé un peu n'importe comment, en espérant que dans le lot une ou deux photos seraient potables. Mais je commence déjà à raconter n'importe comment.

D'abord, la visite du train.


Le côté sympa, c'est la faible affluence. Cette inauguration n'étant que sur invitation, on était loin des cinq mille visiteurs quotidiens qu'on atteindrait dans les jours suivants. Je ne vais pas refaire le détail de la visite, que vous trouverez dans mon -ahem- skyblog (me tapez pas, j'avais pas le choiiiix !), tout ce que je peux dire c'est que ce train là était plus grand, et bien plus et mieux fourni que le précédent. Pour moi qui n'avais pas encore vu beaucoup d'images du film, on peut dire que ça m'a mis l'eau à la bouche ! Je découvrai progressivement ce qui serait ma maison -et mon terrain de chasse- pour les quelques semaines à venir. Ça fait toujours une drôle de sensation de ce dire qu'on va à moitié vivre dans un petit musée ambulant.

Ensuite, les people.

Présents pour cette inauguration, on retrouvait Les jumeaux Phelps (les jumeaux Weasley), Bonnie Wright (Giny Weasley) et... Tom Fleton (Drago Malefoy).
Comme je vous l'ai dit, il n'était pas prévu que j'officie ce soir-là, donc pas de créneau pour faire des interviews pour la petite bloggeuse. Heureusement, j'ai croisé sur ma route des membres de Poudlard.org qui étaient là pour ça, avec un sacré matos en plus ! Au final ils ont réalisé une super vidéo, alors tant mieux ! Ceci dit, au bout de la rangée des journalistes, j'ai quand même tenté ma chance. Interpellant l'agent de Tom Felton, je lui expliquai mon rôle à bord du train, et lui demandai s'il serait possible à un moment ou à un autre de parler brièvement avec les acteurs.
Et là, surprise ! La voilà qui appelle Tom et qui lui dit à peu près ceci (je mets la VF directement, sinon je sens que je vais me faire taper ^^)
"
Tom, viens par ici. Je te présente Camille, elle va faire un blog au sujet du train, elle participe à la tournée. Elle voudrait discuter un peu avec toi."
Et là, Tom Felton qui enchaîne "
Bonjour Camille, comment ça va ?" dans un français parfait, mais bon, ça reste de la phrase bateau ^^ Ceci dit j'ai apprécié l'effort !
Donc je me suis retrouvée là, un peu bête, n'ayant pas trop imaginé que les choses se passeraient comme ça. Et comme je n'avais pas envie de reposer les questions que tout le monde avait déjà posées, et qui avaient été enregistrées par l'équipe de PI, au final on a juste discuté "normalement". On a parlé de son chien, de sa passion pour la pèche et la chanson, de ce que je faisais à bord du train, il m'a demandé si j'avais déjà visité l'expo et ce que j'en avais pensé, bref, casual talk pendant une dizaine de minutes. Et, pour finir en beauté, un peu fébrile et me demandant si ça allait fonctionner, je lui ai demandé s'il accepterait de faire une photo avec mon canard en plastique... et il a dit oui ! Voilà d'ailleurs la photo qui deviendra sans doute culte (même si ma petite sœur trouve ridicule qu'avec tout ce que j'aurais pu faire avec lui, tout ce que j'ai trouvé, c'était prendre une photo avec un canard :p) :



Alors bon, il faut quand même que j'explique un peu cette histoire de canard qui peut paraître un peu curieuse aux non initiés ^^

Part 1.2: About the Rubber Duck.

Qu'est-ce donc que cette histoire de Coin Coin ? Et bien ça vient de Mike et de son groupe de potes qui jouent à des jeux en réseau, et qui aiment tellement ça qu'ils ont même constitué une équipe dont le symbole est le canard. Pourquoi canard ? A cause d'un délire sur un sketch des Nuls ^^ Du coup, tout le monde a son petit canard qu'il faut prendre en photo à tous les endroits intéressants qu'on traverse (du genre du nain de jardin dans Amélie Poulain en fait). Et c'est qu'il en voit des choses, ce Coin Coin ! Il a même son profil Facebook par ici, si le coeur vous en dit !
Donc voilà, en tant que copine officielle d'un membre du groupe, ben j'ai moi aussi mon petit Coin Coin que j'emmène avec moi quand je bouge. C'est aussi une façon de ne pas me faire prendre en photo directement car, si certains le trouvent moche, il faut admettre que Coin Coin est bien plus photogénique que moi :p Voilà pour la petite histoire !

Punaise, je n'en suis qu'à la partie 1 et j'ai déjà rempli un paquet de place, en fait je pense que je vais diviser ce long posts en plusieurs posts qui ne seront pas forcément cohérents, mais sans doute plus buvables !

Revenons donc au train.

Part 1.3: Beginning of the Tour.

La première partie de la tournée a duré dix jours sans interruption. Ca peut paraître ridicule, mais faire du 7.30 a.m - 2.00 a.m pendant dix jours sans pause, c'est un peu usant. Ceci dit, ça se fait quand même avec enthousiasme. Nous étions deux fois plus nombreux que la dernière fois dans l'équipe, donc il faut du temps pour apprendre à connaître tout le monde. Il y a ceux qu'on retrouve et qu'on aime, et les autres avec qui on fait connaissance. Ensuite il y a la foule des fans et là de la même façon, ceux qu'on rencontre pour la première fois, ceux qu'on avait rencontré il y a deux ans, et les amis bien sûr qui se trouvent un peu partout dans le pays. Je me souviens que ça avait pas mal épaté Dave, un des dresseurs des animaux à bord du train, de voir que j'avais des amis quasiment à chaque arrêt ^^ Mais comme quoi, moi qui suis vraiment timide, être dans une situation de travail (vous pouvez rire) ça me décoince carrément. En fait, quand c'est mon rôle, je n'ai aucun problème pour parler aux gens. Dans la vie de tous les jours par contre, c'est une autre affaire. Mais c'est vraiment quand j'ai ce genre d'occasions que je m'en rends compte ! D'ailleurs, ce fut un peu la blague de la tournée entre les dresseurs et moi ^^
Oui, parce qu'en fait ces dresseurs, ils sont évidemment tous les deux américains, et ne parlent qu'en anglais. Alors le premier jour, entre l'effervescence du début de tournée et ma timidité quasi maladive, je ne leur ai pas du tout adressé la parole. Mais le lendemain, au petit déj, on s'est retrouvés seuls tous les trois. Là encore, j'étais en mode carpe, jusqu'à ce que Dave me propose un café, que je déclinai poliment avec un simple "
No, thanks." Et là, il m'a regardée bizarrement avant de me dire "Mais tu parles anglais en fait !" Tout ça avec un non merci, j'avoue, c'est balèze xD Alors je lui ai avoué que si je n'avais rien dit plus tôt c'était à cause de ma grande timidité. Ça l'a bien fait rire et moins d'une heure plus tard, il me faisait appeler pour lui servir d'interprète ^^ Le début d'un bon copinage qui a duré toute la tournée, pendant laquelle il n'a pas arrêté de se moquer de ma pseudo timidité :p Et pourtant, ce n'est pas un mensonge !

Enfin bref ^^ J'ai vu (et revu) pas mal de monde pendant ces dix premiers jours, et ça fait toujours plaisir ! Je pense notamment à des gens comme Isa que je n'avais pas vue depuis deux ans (et encore, il y a deux ans je l'avais à peine croisée) et c'est toujours sympa !
Ceci dit, ces dix premiers jours ont parfois semblé long, surtout à partir du 15 juin, et je vais tout de suite vous expliquer pourquoi, mais dans le post suivant !

6/20/2009

Until the Stars Fall

Un petit message rapide, toujours depuis le train. Parce que je ne pouvais quand même pas passer ça sous silence...



"Lost At Sea"

Sailing over wave and tide oh ho ho
Fantastic waves against our sides oh ho ho
And I'm not so afraid
Lost at sea, as I should be
And I'm not so afraid
Lost at sea, you and I, you and me

Congratulations
Cause we've made it
All the way home
All the way home
And you know that
Until the stars fall
I will always love you
I will always love you

The mystery of salt and sea oh ho ho
Has never been intriguing oh ho ho
And to me but the sea
Green is set so beautifully
Against your thoughtful face
That I must close my eyes
And turn my face

Congratulations
Cause we've made it
All the way home
All the way home
And you know that
Until the stars fall
I will always love you
I will always love you

Still floating soft
I am dreaming and I'm glad I lost
And still with my fingers
I'm drawing circles in the water
In the water
And still, still you're always there

Congratulations
Cause we've made it
All the way home
All the way home
And you know that
Until the stars fall
I will always love you
I will always love you

6/13/2009

Contribute!

Un petit message rapide pour indiquer à ceux qui ne le savent pas déjà que l'adresse du site consacré au train Harry Potter est la suivante : www.harrypotter-letrain.com
Viendez nombreux, gonflez les statistiques !

Comme vous l'imaginez, j'ai des journées plus que bien remplies et n'ai accès au net qu'au moment de poster mes articles (j'attends que mes photos chargent là, j'ai une excuse pour blogger :p).
A très bientôt, sur la tournée ou ailleurs !

6/04/2009

One Train May Hide Another

Bon, à ce qu'il paraît je n'écris plus suffisamment ici (et pourtant, on ne peut pas dire que ce soit les cours qui m'en empêchent :p). Et bien je ne vais pas inverser la tendance. Du moins, pas ces prochaines semaines, et pour cause !

Et oui, j'en ai rêvé, Warner Bros. l'a fait ! (je sais, ça sonne vraiment publicité à quatre balles quatre-vingt sept)

Je rempile dans mon rôle de blogueuse à bord du train Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé !


Ça faisait des mois que j'étais sur le coup (pour ne pas dire deux ans, depuis le dernier train en fait). Je suis sans doute la seule adepte du petit sorcier qui ait été ravie que le film ne sorte pas fin 2008 comme prévu, mais pour l'été 2009 (ben oui, parce qu'avec la fac pour le coup, ça aurait été difficile de reprendre le rail). Depuis quelques mois donc, je guette. J'ai mes informateurs, je me renseigne. J'envoie un mail par-ci, par-là. Il est trop tôt pour une réponse, mais c'est juste histoire de faire une petite piqûre de rappel, d'imprimer mon nom dans la tête de ces gens.
Nous voilà déjà fin avril. Les étapes du train sont déjà fixées, et toujours rien. Un dernier mail, et la douche froide.
Ils ont pris quelqu'un d'autre.
Enfin, pas eux, mais leur partenaire, celui qui s'occupe du blog.
Alors tant pis, je m'organise mes petites vacances tranquilles à Bordeaux, histoire de quand même voir le train et son équipe qui ne passent pas à Toulouse. De retrouver Seb et Marie aussi, et accessoirement Mike.

Ben oui, c'est qu'il doit rentrer le Mike. Enfin ! Alors bon, c'est une déception qui n'en est pas une en tout cas.

Et puis, il y a quinze jours à peine...


"Bonjour Camille,
je reviens vers vous pour savoir si finalement vous êtes disponible pour la tournée. Nous recherchons un blogeur mais qui posterait des messages à partir de la plateforme Skyblog.
Est-ce envisageable pour vous ?
La tournée est rpévue du 9 au 21 juin.
Désolée de ce revirement, merci de votre retour!"

\o/

Bon, ça ne s'est pas fait tout de suite, il a fallu régler quelques détails quand même. Les ponts et autres week end prolongés n'ont pas favorisé la communication. Mais là c'est bon, c'est fait, j'ai mes billets de train et dès lundi, je m'embarque pour une tournée à travers tout le pays !

Fans de Harry Potter, vous trouverez les détails de la tournée ici (entrée libre et gratuite, de 9h à 19h sauf pour Rennes, de 10h30 à 20h).

J'ai gardé énormément de souvenirs de la dernière fois. Que des bons. J'ai beau chercher, je ne crois pas pouvoir me souvenir d'une seule chose négative concernant cette expérience (même pas quand j'ai découvert qu'on avait oublié de me fournir le PC depuis lequel je devais poster mes articles - à ce propos, je n'ai toujours pas de PC pour lundi non plus, on aime le free style de dernière minute !).
Ce que je retiens surtout, c'est qu'avoir fait le train Harry Potter, c'est un sacré argument drague xD
Depuis deux ans, j'entretiens des contacts plus ou moins réguliers avec l'équipe. Je leur avait dit que je ne serais pas sur cette tournée dès que je l'ai su, et je ne leur ai rien dit de ce revirement de situation. Pour leur faire une surprise et puis, au cas où, on ne sait jamais.
Au final, ce sont eux qui m'ont contactée, dès qu'ils ont su, pour me dire à quel point ils étaient contents de me voir revenir. Comme quoi, il y a des paroles qui ne sont pas dues qu'à une simple politesse.

Décolage samedi matin. D'ici là, il faut que je finisse de remplir ma valise, et que j'obtienne les dernières informations nécessaires pour le début du voyage.

Evidemment, dans le même temps, la fac réouvre. Mais bon, foutu pour foutu...

Toutes mes journées sont bookées jusqu'à la fin du mois. On va dire que ça change.
Bon, je ne vais pas dire que ça ne m'embête pas de devoir attendre encore avant de retrouver Mike, mais bon. Quand on a attendu dix mois, on n'est plus une semaine près (et pourtant, les dieux savent comme cela peut être long, une semaine...).

Donc voilà, inutile d'attendre une autre mise à jour de ce blog avant le début du mois de juillet, et encore ! Sauf peut-être mardi ou mercredi, histoire d'afficher l'adresse du blog du train ! (que je n'ai toujours pas, mais comme je le disais, on aime travailler dans le speed :p)

Pour finir, j'adresserai juste un message à Seb et Marie (dont j'ignore s'il leur arrive de passer par ici en fait) :

Si, il existe !

5/17/2009

The Letters That Never Arrive

Uncle Vernon: "Sunday. In my opinion, the best day of the week. Why is that, Dudley?"
Dudley: "..."
Harry: "Because there's no post on Sundays."
Uncle Vernon: "Right you are, Harry! No post on Sunday! Huh!"
*
*
*
*
*

J'ai comme l'impression que ces trente prochains jours vont être les plus longs de toute ma vie.

C'est la dernière ligne droite, et je sens déjà que ma tête explose. Un mot du président de la fac hier pour dire qu'il avait enfin fait retirer les grilles qui bloquaient l'accès à la fac. Une possible reprise des cours ? Oui, mais pour quoi faire ? S'ils me mettent les partiels la semaine du 15 juin je sais déjà que je n'irai pas. Et puis, fac débloquée ne veut pas dire cours assurés, ça serait trop beau. D'ici à ce que j'ai cours on a le temps de la rebloquer, cette fac. Pas mal de pression autour de cette histoire, et du reste. Du coup, je me livre à des achats compulsifs. Qui a dit que je n'étais pas une vraie fille ? Et en trente jours, j'ai le temps d'en faire, des dégâts sur mon compte en banque.

Il va falloir s'accrocher. C'est bientôt fini :p

5/11/2009

Where She Belongs

Ouais. Pareil.

5/10/2009

Dear Boss,

Il y a un an jour pour jour, Mike et moi faisions notre premier don du sang.
Mais ce n'est pas pour rédiger un de ces posts mielleux dont j'ai le secret que j'ai décidé de blogguer aujourd'hui. Non, en fait c'est juste une envie que j'ai depuis un moment, et le souvenir de ce don de sang n'est que le prétexte à une association d'idées assez minable qui me mène au réel sujet de ce post, à savoir : vous parler d'un jeu qui connaît son petit succès depuis quelques mois à la maison.

London 1888.


Pourquoi Londres ? Pourquoi cette année-là ? Que s'y est-il passé ?
Une rapide recherche avec ces quelques éléments vous permettrait de réaliser que 1888 correspond à l'année du premier meurtre attribué à un certain éventreur, Jack de son prénom -du moins, ainsi en a-t-il été décidé.
London 1888 donc, c'est un jeu de société dont j'ai fait l'acquisition en janvier dernier et que j'apprécie tellement que j'en suis venue à faire venir des gens à la maison exprès pour y jouer (mais enfin, on n'est pas des sauvages, on les accueille bien et on les nourrit :p).
*
Autant que je puisse m'en souvenir, on a toujours eu des jeux de société à la maison. On n'est pas l'archétype de la famille unie et solidaire, mais pour ça, on a toujours aimé jouer. Pour des raisons différentes d'ailleurs. Certains par esprit de compétition, d'autres pour l'amusement pur, d'autres encore pour partager un moment de cohésion familiale. Enfin bref, on a les jeux classiques :
Monopoly, Trivial Pursuit, Cluedo etc...
Mais au bout d'un moment, on finit par les connaître par coeur. Le
Monopoly, ce n'est pas mon truc. On connaît tous mon aversion pour le business. Le Trivial Pursuit c'est cool, mais on a mémorisé toutes les questions. Le Cluedo reste mon préféré pour l'ambiance et la stratégie, mais personne ne veut jamais y jouer. En bref, depuis quelques temps, j'ai entrepris de renouveler un peu ma ludothèque avec des jeux que je pourrais emporter avec moi quand j'aurais enfin -ô, liesse !- un chez moi (ou un chez nous).
*
Alors que nous faisions nos courses de Noël de dernière minute avec Mike, nous sommes tombés sur une boutique spécialisée dans les jeux de société à Toulouse. On a vu de la lumière, on est entrés, et on y est restés un bon moment. J'aime particulièrement fouiner dans ces petites boutiques généralement sombres et où des piles et des piles de jeux menacent de s'écrouler à tout moment. Mais bon, on avait quand mêmes des courses urgentes (nous étions alors le 23 décembre...) et les jeux de société n'étaient pas notre priorité. Nous avons donc quitté les lieux, en n'oubliant pas de prendre un petit catalogue en sortant...
Courant janvier, je pris le temps de feuilleter un peu ce catalogue, histoire de voir si je trouvais quelque chose d'intéressant.
Et ma victime s'imposa à moi, aussi simplement qu'on tourne une page.

London 1888, un jeu de plateau, d'ambiance et de stratégie à la fois, le tout sur un thème en lui-même plutôt intriguant : celui de Jack l'Eventreur.
Le descriptif et les images du catalogue me séduisent immédiatement, et exercent très vite sur moi une sorte de fascination. Je vais faire un tour sur internet histoire de pêcher des renseignements supplémentaires, et je tombe sur ça. Autant dire que ça en jette.
La fascination se transforme vite en obsession, et je regrette bien vite de ne pas être tombée sur ce catalogue plus tôt : moi qui n'ai jamais d'idée de cadeaux pour Noël, cela en aurait été une belle. Et oui, car comme la plupart des jeux de société en fait, celui-ci n'est pas donné. Mais, étant prise d'une réelle envie de le posséder, je me suis résolue à aller le chercher d'occasion sur eBay.
Coup de chance, il y avait un exemplaire pas trop cher mis aux enchères, et la vente se terminait deux ou trois jours plus tard. Le temps pour moi de peser le pour et le contre, de changer dix fois d'avis et enfin de le prendre. Et on pourra dire que je l'ai mérité, parce que je suis restée fébrilement devant mon écran jusqu'à la dernière seconde de la vente pour espérer la remporter face à l'enchère automatique que la personne en face avait mise. Comme quoi, la machine ne remplacera jamais l'homme :p

Je suis vraiment navrée. Cela fait plus d'une page d'écriture déjà, et je n'ai toujours rien dit du jeu. Mais c'est comme ça, je ne peux pas m'en empêcher. J'ai ce besoin irrépressible de toujours revenir aux sources.

Ayant donc remporté ma vente, il a fallu attendre quelques jours avant de recevoir mon jeu dans ma boîte aux lettres, jours que j'ai mis à profit en allant consulter des récits de parties et autres avis d'internautes.
Et là, ce fut le drame.
En allant sur Tric Trac, je me suis rendue compte que le jeu était loin, très loin de faire l'unanimité. Les joueurs pointent des défauts assez importants, et j'ai très vite eu peur d'avoir eu tort de céder à cette pulsion d'achat. Enfin, quoi qu'il en soit,
alea jacta est.

On va peut-être enfin en arriver au descriptif de ce jeu. Pour la fiche technique, voir le lien Tric Trac ci-dessus.
En gros,
London 1888, c'est un Cluedo version jeu de rôle, avec un plateau. Chaque joueur incarne un personnage avec les capacités spécifiques qui lui sont attribuées. Et derrière chacun de ces personnages peut se cacher le terrible meurtrier, qu'il va falloir démasquer... Au début de la partie, les joueurs reçoivent tous, en plus de leur personnage, un rôle à jouer : Jack ou pas Jack. Pour Jack, c'est facile : le but est de commettre tous ses meurtres sans se faire démasquer. Pour les autres, ce n'est pas si simple. Ils sont tous innocents par défaut. Pourquoi par défaut ? Parce que selon le personnage qui leur a été attribué, des alliances peuvent éventuellement leur être imposées. C'est là que ça devient comique, car personne ne sachant à qui il a affaire, une atmosphère de doute et d'inquiétude s'installe. A qui faire confiance ? Avec qui faire équipe ?
Chaque personnage est représenté par un pion sur le plateau, et il va falloir se déplacer pour aller se pourvoir en argent, armes et points de vie nécessaires si on veut survivre dans cette ambiance de mort. Oui, parce qu'il y a quand même un côté sauvage à ce jeu, c'est qu'une fois qu'on a démasqué Jack, encore faut-il pouvoir l'arrêter, ou à défaut : le tuer. Pour cela, tout un arsenal est à notre disposition, en allant d'un pavé pour lui fracasser la tête à une Winchester pour la lui faire exploser. Réjouissant, n'est-il pas ? En tout cas, ça défoule.



Comme je l'ai déjà dit (et le fait que je prenne la peine d'écrire en témoigne), j'aime beaucoup ce jeu. Pourtant, il faut reconnaître que les différentes critiques émises ont lieu d'être. Premier constat, il est archi difficile à prendre en main. Des règles horriblement nombreuses et pas toujours très précises rendent l'improvisation impossible. C'est un jeu qu'il faut apprivoiser.
Dès réception, nous avons fait une partie test avec Mike. Normalement, il faut être quatre au minimum, alors nous avons assumé deux personnages chacun. Pourtant, si nous avons eu quelques difficultés avec les premiers tours, je dois admettre qu'on s'est vite pris au jeu des dissimulations et du lynchage, malgré quelques boulettes de débutants. Les parties sont plutôt longues (notre partie test a duré deux heures) mais heureusement pour nous, on ne s'est pas ennuyés.

En fait il faut perdre sa virginité à
London. Au début, on ne sait pas trop quoi faire, on se lance des regards gênés en se demandant si l'autre va nous aider, s'il sait comment s'y prendre. On commence avec hésitation, des gestes peu assurés, et on se demande si on est bien sur la bonne voie. Et puis petit à petit on se met à l'aise, et on prend peu à peu les choses en main. Plus ça va et plus on se débrouille, et on y prend même du plaisir. Quand on a enfin compris et qu'on a réussi à mener à bien une partie, c'est carrément jouissif.
Mais, pour rester dans la métaphore, ce qui rend le jeu particulièrement intéressant, du moins selon moi, ce sont vraiment les partenaires. Si on se retrouve avec des gens peu motivés et pas vraiment dans le coup, on s'ennuie vite et ça peu être très pénible.

Du coup, il est vraiment impossible de jouer si parmi les joueurs personne n'est vraiment calé sur les règles. Dans mon cas ce n'est plus un problème : j'ai bûché comme il fallait, et je sers de base solide à l'assemblée. Mais bon, prenez ma soeur qui n'a jamais lu la moindre règle de jeu, elle a attendu trois mois que je vienne lui rendre visite pour inviter ses amis afin que je leur apprenne à jouer !

D'autres côtés négatifs viennent un peu entacher l'idée qu'on peut avoir de ce jeu. Certaines règles de base pas vraiment au point, un plateau magnifique mais pas ultra pratique à cause de cases minuscules, un matériel qui n'est pas de la meilleure qualité (les cartes s'usent assez rapidement malgré le soin que j'apporte à mes jeux) et
last but not least, une règle pas très bien rédigée (mention spéciale pour l'extension aux nombreuses fautes d'orthographe et autres bourdes). En gros, je suis la première à l'admettre, ce jeu n'est pas super au point au niveau matériel, et aurait pu être davantage testé avant sa sortie. Ce sont des petits détails, mais au prix où il est vendu, on est quand même en droit d'espérer un truc irréprochable.
Aussi, et pour ces détails "futiles", je ne vous conseillerais pas de l'acheter sans l'avoir testé au préalable. Et dans tous les cas, pas au prix fort (préférez pour cela les occasions que propose le net).



Mais, ceci étant dit, ces défauts se surpassent assez bien quand on est dans l'ambiance. Si on aime le bluff, si on aime les alliances et les trahisons, si on aime la dissimulation, les retournements de situation, ou tout simplement si on aime le sang, il y a moyen de passer un très très bon moment ! Comme je le disais plus haut, on organise des parties régulières à la maison, ma soeur aînée ne veut jouer qu'à ça, je viens d'acheter l'extension et on a déjà des candidats pour y jouer le plus vite possible donc en tout cas, si vous ne l'achetez pas, vous savez qu'il y a moyen de venir le tester chez moi :p

Au final
London, c'est un peu comme cet ami bizarre qu'on a connu un peu par hasard, et dont on ne sait pas comment le présenter à son groupe d'amis habituels. On a beau l'adorer, on sait qu'il est un peu difficile à percer dans un premier temps. Alors il faut bien prendre le temps d'en parler, avant, puis l'accompagner lors de sa première rencontre avec le reste de la troupe, ne pas hésiter à anticiper les questions des autres et tout se dire, sans rien se cacher. Et normalement ça se passe bien.

Maintenant, je vous attends à la maison pour une petite partie ! (on n'a jamais fini de recruter des joueurs... :p)

4/27/2009

A Tribute to Rogis

Hier, il m'est arrivé un drôle de truc.
Un truc qui m'a ramenée quelques années en arrière et qui, à vrai dire, m'a fait beaucoup de bien. Mais c'est assez complexe à expliquer, je ne sais pas si je vais y réussir. En tout cas, je vais être obligée d'avoir recours à la technique du flashback une fois ou deux si je veux espérer un parvenir, ce qui pourrait rendre le truc encore moins compréhensible. Enfin, essayons, on verra bien.

Concrètement, que s'est-il passé ?
Ma petite sœur a une nouvelle amie depuis quelques temps. Je ne la connais pas, j'ai juste emmené ma sœur chez elle une fois, et elle est venue chez nous ce week end. Bon, très bien, et alors ? En fait, ma petite sœur me racontait ce qu'ils avaient fait -elle-même, la copine en question et le frère de la copine- la fois où je l'avais emmenée. La conversation allant, elle me donne quelques détails sur le frère qui me mettent la puce à l'oreille. Des bribes de descriptions et d'informations qui résonnent en moi comme étrangement familières. Et comment s'appelle-t-il ce frère, déjà ? Oula, c'est pas un nom si courant ça, t'aurais pas une photo ? Non, bon. Il a un Facebook ?
Bingo.
En fait, je connais ce garçon. Enfin, "connaître" est un bien grand mot. On va dire que c'était un de nos "amis" du lycée.

Premier flashback.
C'est quoi un "ami" du lycée ? C'est qui "nous" ?
Je devrais répondre à ces questions en commençant par la dernière. "nous", ce sont mes deux Moi et moi. Le Moi S, le Moi ES et moi (L). Bon, pour ceux qui ne le savent pas encore, le concept des Moi, c'est une façon de décrire la relation assez forte qui nous liaient, deux amies et moi. Chacune dans sa section, d'où les lettres pour nous différencier. J'aurais pu me contenter de donner des prénoms et de dire qu'il s'était agi d'amies. Mais le "Moi" laisse supposer quelque chose de beaucoup plus fort. Bref, passons.
La question du "nous" étant réglée, voyons celles de nos "amis" du lycée. En fait, il y avait tout un tas de gens qu'on ne connaissait pas forcément et qui suscitaient notre attention au lycée. Que ce soit pour une question vestimentaire, physique ou autre, même si en général cela touchait souvent l'apparence (rien d'anormal : quand on ne connaît pas les gens, qu'est-ce qu'on peut quand même savoir d'eux ? A quoi ils ressemblent.). On ne les connaissait pas mais du fait de les croiser souvent (dans un lycée de 600 élèves ce n'est pas compliqué) on les a forcément surpris dans des situations comiques ou originales, des choses qu'on a pu remarquer. En bref, il faisaient partie du spectacle quotidien qu'offre une cour de récréation. Et donc au final, ça nous faisait parler. Or à partir d'un moment, quand on veut parler de quelqu'un, le plus simple est encore de le désigner par son nom. Le problème c'est qu'on ne connaissait pas ceux de ces gens qu'on s'amusait à observer, donc on leur inventait des surnoms parfaitement identifiables et bien évidemment totalement débiles. Et comme il s'agissait de rire plutôt que de se moquer (merci Les Enfants de la Télé !) on a fini par s'attacher à ce personnes d'une certaine manière, d'où le qualificatif "d'amis".
Au final on en avait pas mal d'amis comme ça, et on prenait plaisir à les observer pendant nos temps mort, en attendant le bus par exemple. En fait, on se faisait un peu nos films sur les gens qu'on pouvaient croiser, en essayant de déduire des traits de leur personnalité à partir de ce qu'on pouvait observer. On faisait une sorte d'étude sociologique du lycée quoi (expliqué comme ça, ça fait presque -un peu- sérieux xD).

Donc en fait, le frère de la copine de ma petite soeur (attention, il faut suivre) avait été un de ces "amis" que nous aimions observer.

Du coup, ma petite soeur a voulu en savoir plus, notamment ce qui avait suscité notre intérêt à l'époque (pour les curieux, c'était sa chevelure 100% gel qui lui donnait l'air d'avoir des petites cornes sur les côtés de la tête, hummmmm). Alors ni une ni deux, je suis allée chercher ces informations à la source, c'est à dire dans le skyblog débile que nous tenions à l'époque.

Si, si, on a eu un skyblog. J'ai honte et je vous demande votre indulgence.

Enfin bref, ce blog est un puits sans fond en matière de délires et de réflexions débiles qu'on a pu avoir par le passé. Du coup, tout en cherchant les posts correspondants pour éclairer la lanterne de ma petite soeur, je me suis remémorée pas mal de choses et ça m'a beaucoup amusée (dieux, c'est vrai qu'on n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans).

Et c'est là seulement qu'on arrive au véritable intérêt de ce post.

Car oui, au début je disais qu'il m'était arrivé un "drôle de truc", et il ne s'agit pas simplement du fait d'avoir pu donner vie à un de ces fameux "amis" du lycée.
En fait, la consultation de messages aussi anciens sur le blog m'a ramenée quelques années en arrière. Ca m'a fait du bien d'un côté, et ça m'a permis de réellement prendre conscience du changement et du chemin parcouru.

Nous n'avons plus dix-sept ans. Nous ne sommes plus au lycée. Et à vrai dire, nous ne sommes même plus amies.

Si j'ai toujours des contacts plaisants et réguliers avec le Moi S, cela ne s'est pas aussi bien terminé que cela avec le Moi ES. Nous étions les plus proches du trio et nous sommes désormais fâchées, ad vitam eternam. En tout cas, je l'imagine.

Mais ce que les moments d'hier, à rire en cherchant des vestiges de nos observation sur le fameux frère, m'ont permis de comprendre, c'est que j'ai réellement dû passer outre tout cela sans même m'en rendre compte.

Deuxième flashback.
Ca devait être à la fin du mois de janvier de cette année, peut-être le début février. Mon incapacité à me souvenir de la date précise, quand on sait à quel point ma mémoire affective est aiguisée, témoigne du fait que de toute façon la question était déjà réglée avant même cette période. On a eu un échange de mails houleux avec mon Moi ES, qui sont littéralement les dernières communications qu'on a eues l'une avec l'autre. La vérité c'est qu'on a découvert que malgré nos innombrables similitudes de surface, on n'avait pas du tout la même façon de voir la vie et que nos conceptions des choses s'excluaient l'une l'autre. On ne pouvait plus s'entendre.
En l'espace d'une semaine, je suis passée par tous les états. La tristesse d'abord, de voir ma tentative de réconciliation piétinée. La colère ensuite, face à l'injustice dont elle a fait preuve à mon encontre. La déception, de constater que notre première dispute était aussi la dernière. Le mépris et la pitié pour une attitude que je trouve pathétique. Le soulagement d'être débarrassée d'un tel poids.

Et puis plus rien.

Je ne pense pas qu'il s'agisse d'une indifférence spontanée. Peut-être que c'est simplement que j'avais d'autres choses à faire, à prévoir. Que j'ai été pas mal entourée et que j'ai pu relâcher très vite toute cette pression accumulée depuis des années. J'avais tout simplement la tête trop remplie pour y penser, que ce soit en bien ou en mal. De temps en temps quelque chose m'y faisait penser, mais c'était plutôt ponctuel. C'est au final une preuve que c'était ce qu'il me fallait.

Ce n'est pas si loin que ça en vrai, ça ne date que du début de l'année, mais j'ai l'impression que ça fait déjà une éternité. Que c'est une autre ère de ma vie. Un peu comme après un déménagement. La sensation fait vraiment partie du pays des souvenirs.

Je pense avoir pas mal de défauts, comme tout le monde. Mais s'il y a un truc que je considère comme une qualité chez moi, c'est ça. Cette faculté de faire la part des choses. Ca demande de la patience, parfois des efforts, mais malgré mon défaitisme je pense faire partie des gens qui se battent pour conserver les bribes de bons souvenirs intactes, et qui font ce qu'ils peuvent pour en tirer du bon. C'est sans doute cette qualité qui m'a permis de ne pas devenir complètement folle cette année par rapport à l'absence de Mike. Cette faculté de s'attacher à ces détails qui sauvent, qui montrent que malgré tout ce qu'il s'est passé, ou tout ce qu'il se passera peut-être, certaines choses ont compté, et que rien ne le changera.

Je suis bien contente que ce blog soit toujours là. Cette époque ne me manque pas, et je ne regrette pas la situation actuelle. Mais j'aime vraiment avoir ces traces, ces petits bout de ce que j'étais il y a quelques années à peine. Ces événement ont fait ce que je suis, ont fait que mes amis sont qui ils sont et que ma façon de penser est ce qu'elle est. Et ça me fait plaisir, de pouvoir m'y replonger de temps en temps.

Je n'ai plus rien à voir avec ce qu'est Gaëlle. A vrai dire je me fous pas mal de ce qui peut lui arriver. Par contre, le Moi L et le Moi ES garderont toujours leur complicité, au moins sur ce skyblog. Et ça, ça me fait sourire. Je me dis qu'on a bien fait, de s'investir autant dans ce blog.

4/19/2009

Back From Sweden

Et oui les gens, ça y est, ces quelques moments de tranquillité sans moi sont terminés, mouahahahahaha ! xD

Je me sens un peu obligée de poster un message, aussi bateau soit-il, pour signaler à ceux qui l'ignorent encore que je suis rentrée de Suède cette semaine, et qu'après avoir numéroté et renommé les quelques centaines de photos que j'y ai prises, il va falloir que je me prépare à reprendre les cours (ceux que je donne évidemment, parce que pour ceux que je suis censée suivre... enfin bref :p).

Évidemment ces quelques jours ont été absolument géniaux, en plus je dois bien admettre qu'il a fait plus beau et plus chaud en Suède qu'en France (et de toute façon le temps aurait bien pu être pourri, je pense que ça n'aurait pas gâché mon séjour pour autant !). Je pense qu'il serait un peu superflu de raconter dans le détail ce qu'on a pu faire, les endroits où on a pu aller et ce qu'on a pu y voir. Au final je pense que ça n'a vraiment d'intérêt que pour nous. Ceci dit, pour la beauté du geste je vais quand même poster deux ou trois photos, histoire de vous donner un peu une idée de l'atmosphère qui règne en Suède, qui est plutôt calme et apaisante.
Je vous dirais aussi que l'image emblématique de ce séjour sera celle de la fanfare de la garde royale qui joue du ABBA -et surtout qui danse sur du ABBA ;)-, événement dont je n'ai pas de photo d'ailleurs car que voulez-vous, il y a des choses qu'il est plus doux de vivre que de photographier. On gardera ces images en égoïstes dans nos têtes :)

Première vue de Stockholm


Une rue colorée


Gamla Stan


Les quais de Stockholm


La fanfare militaire


Et bien sûr, l'essentiel... Pour ceux qui penseraient encore qu'il s'agit d'un chéri imaginaire :D Nous deux dans le drakkar de Gamla Uppsala.

4/04/2009

Here We Are

L'heure approche.

Me voilà à faire des allers et retours frénétiques dans toute la maison. N'ai-je rien oublié dans la salle de bain ? Dans ma chambre ? Ai-je bien coupé la multiprise ? C'est l'heure de manger, j'ai faim mais mon estomac est noué. Il sera bientôt midi et demi et je pars dans à peine plus de deux heures.

On pourra dire que je n'ai pas vu passer cette semaine.
Après une visite surprise à Bordeaux où j'ai failli rester (la faute à cette maudite tradition d'être toujours en rush pour le départ :p), je suis prête -enfin, je crois- à repartir. Paris d'abord, puis très vite Stockholm, puis Uppsala.
Tu ne te sens pas toute excitée ? Tu n'as pas hâte ?
Pas vraiment. pas encore parce que je suis trop stressée par le voyage :p Je crois que tout ça me tombera dessus quand j'arriverai.

Je vais devoir aller à la gare à pieds, à environ 1km, avec ma valise de 13kg (porte-poisse ? on verra) et mon sac à dos de 4kg -autant dire que c'est pas mal quand on n'en fait même pas soixante. J'espère juste que le TER ne sera pas en retard, parce que sinon je suis dans la mouise.
Voilà, je me remets à flipper au sujet des trains mais bizarrement on dirait qu'ils font exprès de jouer avec nos nerfs. Plus la marge est faible et plus ils traînassent. Murphy all over again.

Donc voilà, tout ça pour dire que ça y est, je pars enfin pour la Suède, et vous allez avoir la paix pendant une petite quinzaine de jours :p
Je pense que tous ceux qui devaient s'y inscrire l'ont déjà fait, et à mon avis les anonymes le resteront mais après tout on ne sait jamais. Si certains n'y sont pas encore passés, pensez à faire un tour du côté de la carte du monde des visiteurs du blog :)

See you!

3/25/2009

It's a Small World

Au vu du nombre de visites sur ce blog, je me suis rendue compte qu'il y avait un peu plus de monde qui me lisait que ce que je le croyais. Le seul truc un peu triste, c'est que ces gens ne se manifestant pas toujours (à part quelques irréductibles qui résistent encore et toujours à la timidité), je ne sais pas forcément si je les connais.
Du coup, je me suis dit que je pourrais faire un remake de la carte du monde des membres du forum déjà vue sur PI, mais pour ce blog. Ça pourrait être sympa pour voir un peu qui passe par ici, et ça m'éviterait d'aller à la chasse aux IP (ce qui ne s'est pas forcément montré d'une efficacité redoutable jusqu'à présent, il faut bien l'avouer).

Donc voilà, à partir d'aujourd'hui je vous mets en lien dans la rubrique "Other Gardens" la carte du monde des visiteurs de ce blog. Pensez à vous y inscrire, c'est simple (même moi j'y suis arrivée, c'est dire !), il ne vous faut qu'un pseudo et un mot de passe (l'adresse mail est optionnelle) et vous pouvez choisir le degré de précision de la localisation géographique (m'enfin bon, si on ne va pas plus loin que l'échelle du pays ça ne sert pas à grand chose ; sans être obligé(e)s d'indiquer votre ville si vous ne voulez pas, le département français ou l'équivalent pour les autres pays me paraît un bon compromis). Ça me permettra de faire du rangement dans mes statistiques :D

Et aussi, je l'admets, d'assouvir une certaine curiosité -avec plus de 1000 visites ce mois-ci, il y a de quoi se poser des questions ;p

3/23/2009

All Is Well That... Oh, Shut Up!

Une petite note en *mode je raconte ma vie on* (enfin, plus trivial que d'habitude quoi) pour dire que ça y est, c'est officiel.

J'ai enfin obtenu ma licence -attention la suite- ARTS, LETTRES, LANGUES, MENTION LANGUES, LITTÉRATURES, CIVILISATIONS ÉTRANGÈRES ET RÉGIONALES, ANGLAIS, mention bien.

(et oui, ils écrivent la mention en tout petit comme si c'était honteux : merdalor !)

Alors oui, je sais, tout le monde est déjà au courant, j'ai eu mes notes en juin dernier, mais voilà, là c'est concret, j'ai le papier !
*
Ça fait vraiment bizarre de se dire que c'est ça, ce petit bout de papier ridicule bordé de motifs ignobles, le fruit de ces trois dernières années de travail.

Quant au Master, ahem, ça sera pour plus tard hein :D

3/22/2009

De Profundis

Ce qu'il y a de bien avec mon cher outil d'affichage de citations d'Oscar Wilde, c'est que de temps à autres je tombe inévitablement sur une phrase que je ne connais pas. Et comme c'est d'Oscar Wilde, c'est toujours intéressant (forcément !).

J'avoue que celle du jour me plais bien.

"Most people are other people. Their thoughts are someone else's opinions, their lives a mimicry, their passions a quotation."

(pour ceux qui n'aiment pas l'anglais, ça donne ça : "La plupart des gens sont d'autres. Leurs pensées sont les opinions de quelqu'un d'autre; leur vie est une imitation; leurs passions, une citation.")

Ce à quoi Wilde ajoute que pour résoudre ce problème et être proprement "soi-même," il faut se débarrasser de toute culture.

Cette assertion pourrait très bien être un sujet de philo, et je pense qu'il y en aurait des choses à dire. Et comme tout bons élèves que nous sommes, nous nous empresserions de répondre en construisant notre argumentation sur le modèle de telle personne, en citant telle autre personne à l'appui. Et les petits malins qui voudraient se détacher du modèle seraient vite pris au piège ; car oui, pour se détacher du modèle, encore faut-il le connaître. Et des modèles, on en a tous, on ne peut pas y couper. Qu'ils soient ceux de nos parents, de nos frères et sœurs, de nos profs ou des auteurs qu'ils nous ont fait lire. Qu'ils soient ceux d'autres auteurs, ou de n'importe qui en fait.

Se débarrasser de la culture, ça serait arriver à un état de nature bien souvent pensé, mais irréalisable.
Finalement, le principe de rédaction de mon blog est tenu dans cette citation. Je viens écrire à propos de ce que j'ai vu, entendu, lu ou vécu. Toutes les pensées ne s'expriment pas simultanément, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Il faut un déclencheur, un stimulus. En général ce déclencheur est un écho à ce que l'on pense miraculeusement retrouvé dans telle ou telle chose.

Ce n'est pas caractéristique de la plupart des gens en fait. C'est un trait commun à tous. Même ceux qui souhaitent vivre en contradiction avec ce principe, paradoxalement.
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< @Kakawet > "Ce n'est pas parce que vous n'avez rien à dire qu'il faut vous taire"
< EthanQix > c'est le dernier slogan pour Skyblog ?

3/21/2009

Gran Torino

Au tirage au sort des films à voir ce week end, c'est Gran Torino est sorti du chapeau.
Aucune envie de faire une review du film que j'ai trouvé vraiment magnifique, comme toutes les tragédies.

La seule chose que j'ai envie de dire en fait c'est que ça faisait vraiment longtemps, trop longtemps, que je n'avais pas écouté Jamie Cullum.


3/20/2009

We Sinful Women

En épluchant le Nouvel Observateur de cette semaine, je suis tombée sur un petit billet (dont vous trouverez la version numérique ici) intitulé Femmes à vapeurs - Draguer sous Louis XIV.
Pour ceux qui n'auraient pas envie de lire la brève et au nom de la cohérence de mon propre post, je vous expose le topo : il s'agit de la présentation d'un ouvrage adressé aux dames du XVIII° siècle afin de leur enseigner l'art de s'évanouir et d'avoir la migraine de la bonne façon et au bon moment pour pouvoir séduire ces messieurs.

Et oui messieurs, on vous manipule depuis toujours, et le pire, c'est qu'on aime ça xD

Outre le fait que ce genre d'ouvrages me rappelle fortement les Conduct Books longuement évoqués à l'occasion de mon cours de civi britannique de l'an dernier, ce petit article a le mérite de soulever un aspect du comportement féminin qui, je pense, est plutôt intéressant.

Le combat des femmes pour n'être plus considérées comme des êtres inférieurs aux hommes ne date pas d'hier, même si on sait tous quel importance il a prit depuis les années soixante du siècle dernier (déjà !). Les femmes sont aussi fortes que les hommes et le font savoir. Le désir d'indépendance et de contrôle de sa vie n'est plus qu'un simple fantasme, mais devient de plus en plus vrai. Les femmes (du moins, celles qui le souhaitent, c'est comme pour tout) sont de plus en plus affirmées, arrivent de plus en plus à occuper des postes qui étaient traditionnellement réservés aux hommes depuis bien longtemps, choisissent quand elles veulent d'un enfant ou non et même si on ne vit pas dans une utopie, les femmes sont de plus en plus maîtresses de leur destin.

Étant moi même issue d'une mère très indépendante, j'ai toujours su comme il était important de ne dépendre de personne. Qu'il fallait savoir se débrouiller seule pour ne jamais être prise au dépourvu.
On ne peut pas dire que je sois vraiment polyvalente ni très débrouillarde personnellement, mais enfin je fais le maximum pour ne me reposer sur personne et ne surtout pas me laisser entretenir financièrement. J'espère vraiment conserver ce trait de caractère même dans la vie à deux car dans un monde où c'est de plus en plus chacun pour soi, il vaut mieux savoir survivre.

Ceci dit, et c'est là que ça devient intéressant, je souffre d'un léger travers qui, je le crois, est commun à toutes les femmes (ou du moins, toutes celles qui partagent leur vie avec quelqu'un) : de temps en temps, j'aime bien exposer ma fragilité à mon homme, quitte à en rajouter un peu.

Et oui, c'est comme ça !

Explications : en bonne femme moderne que je suis, je n'ai pas attendu d'avoir un homme dans ma vie pour survivre. J'ai donc développé toute une série de combines et de systèmes D me permettant de pallier mes faiblesses physiques par exemple. J'ai la masse musculaire d'un Playmobil, aussi ai-je souvent du mal à ouvrir pots et autres bouteilles. Mais pas de problème, car j'ai toujours mon garrot avec moi ! Ainsi, je suis capable de me débrouiller toute seule. Pourtant, combien de fois ne m'est-il pas arrivé de lancer ce petit regard ô combien niais à mon chéri en lui demandant gentiment de m'ouvrir tel ou tel pot, et de lui faire un magnifique sourire (enfin, un sourire quoi) pour lui montrer comme j'étais contente d'avoir un chéri aussi fort pour m'ouvrir mes pots ?
Autre exemple : le mal de tête. Il m'arrive assez régulièrement d'avoir des maux de tête pas forcément sérieux mais suffisamment prenant sur le coup pour m'embêter un peu. Ben quand je suis toute seule, je me débrouille pour aller me les chercher, mon verre d'eau et mes médocs, et sans broncher parce que de toute façon il n'y a personne pour m'écouter. Et pourtant, qu'il est facile de se laisser assister comme un enfant de deux ans (ou un vieux de quatre-vingt dix, c'est à peu près pareil) par sa moitié !

C'est un fait. On est tout à fait capables de se débrouiller, on l'a toujours fait d'ailleurs. Mais c'est tellement bien de se faire servir, pourquoi ne pas profiter de l'occasion ? :D

Ce n'est pas de la grande manipulation, ce n'est pas de la méchanceté ou de la sournoiserie. En fait je ne sais pas. C'est peut-être un moyen de s'assurer que notre chéri tient toujours à nous, tout en lui faisant plaisir à lui aussi ! J'entends d'ici les mâles offusqués, mais avouez-le, messieurs, que vous êtes absolument ravis de chouchouter vos compagnes par moments, comme ça vous rassure dans votre compétence de mâle, de vous dire que cette fille, aussi indépendante qu'elle vous dise être, a besoin de vous, que c'est vous le plus beau le plus grand et le plus fort !
Enfin, bien évidemment, tant que ça ne devient pas une vilaine habitude de notre part. Comme toujours, tout est question de mesure parce que si on se met à pleurer et à crier à chaque fois que vous n'avez pas la brillante idée d'aller nous chercher deux cachetons quand on est mal et que ça nous arrive, disons, toutes les semaines, je comprends que ça puisse gonfler.

Tout ça pour dire qu'aussi indépendantes qu'on soit, on a toujours envie, au fond, qu'on s'occupe de nous. Qu'être forte au boulot et dans la société nous est indispensable, mais que de temps en temps on aime bien aussi se laisser aller à la fragilité et à la sensibilité qui nous sont naturelles.
Tout ça pour dire aussi qu'aussi faussement machos que vous puissiez être parfois, ça vous fait quand même ultra plaisir de pouvoir vous occuper un peu de nous de temps en temps. Ca vous permet de laisser s'exprimer de façon constructive votre côté féminin sans que vous vous sentiez efféminé pour autant, et disons-le franchement : vous vous prenez pour un super héros pour nous avoir couvert amoureusement avec la super couverture polaire qu'on aime tant et vous êtes super fier de vous.
Et vous voulez que je vous dise un secret ? Aussi simple que cela soit, on adore !

Pardonnez-nous nos manipulations et prenez-le avec humour : si on fait ça, c'est parce qu'on vous aime et qu'on veut vous montrer au travers de ces petites métaphores de la vie quotidiennes qu'on a besoin de vous :)

3/13/2009

Shhhh... Listen

Mes camarades de fac vont commencer à le savoir : dans mon genre, je suis une sacrée empêcheuse de bosser en rond (ne me demandez pas comment on fait pour bosser en rond, j'en n'ai aucune idée :p).

Comme je suis une geekette et que, par un hasard tout à fait fortuit, bon nombre de mes relations le sont également, je suis une adepte des petits sites et autres jeux qu'on peut trouver ça et là sur le net histoire de se détendre (d'autres diront de perdre son temps inutilement, mais passons le débat).

Je profite donc de ma tribune pour vous proposer ce petit jeu tout en musique que Mike m'a fait découvrir il y a quelques temps et que j'adore (même si je suis complètement nulle ^^). Il s'agit d'Auditorium.


Le principe ? Diriger des flux lumineux à travers les cibles afin de produire du son et de la couleur. En plus d'être un jeu de réflexion, c'est aussi particulièrement esthétique et apaisant. Bon, c'est peut-être un peu moins apaisant quand on passe trois heures sur un niveau sans trouver la solution, mais ça reste fort joli ^^


Et non, bande de mauvaises langues, je n'ai pas fait mon sempiternel article sur le vendredi treize :p