12/17/2008

The Love That Dares Not Speak Its Name

Aesthetics, in fact, are to Ethics in the sphere of conscious civilization, what, in the sphere of external world, sexual is to natural selection. Ethics, like natural selection, make existence possible. Aesthetics, like sexual selection, make life lovely and wonderful, fill it with new forms, and give it progress, and variety and change.

Oscar Wilde. The Critic As Artist.


12/15/2008

<3

Pour Anna : contrairement à toi, moi je n'ai plus aucune dignité xD


11/28/2008

It Only Happens to Others

Comme les choses s'enchaînent assez bien cette semaine, j'ai envie de parler un peu de sécurité routière.

Je ne serais jamais trop fière de dire qu'après une lutte longue et acharnée, j'ai enfin eu mon permis l'an dernier, et même si la voiture n'est pas mon moyen de transport privilégié cette année, je conduis quand même assez régulièrement.
C'est fou de constater comme la voiture nous rend nerveux. De voir qu'en si peu de temps je suis passée de la pacifiste à l'excitée de service au volant. Mais je pense que c'est normal, quand on sait à quel point la route, c'est dangereux.
Enfin, sinon la route, les conducteurs.
C'est fou de voir comme le moindre pépin peut en un quart de secondes causer un accident grave. Qu'on soit responsable ou pas, car la route est impitoyable. Vous pouvez être le meilleur conducteur du monde que vous n'empêcherez pas la voiture d'en face de vous rentrer dedans si jamais un problème survient.

Si j'ai envie de parler un peu de ce thème, c'est parce qu'hier en France est sortie une nouvelle campagne de sécurité routière quant aux dangers du portable au volant.
Je vous renvoie ici pour la vidéo, ici pour la page du site de la sécurité routière relative au problème du portable au volant.
Et en fait cette campagne, elle fait écho à un événement anodin de la vie quotidienne qui est survenu cette semaine, et qui est donc tout naturellement d'une importance capitale.

Pas plus tard que lundi, j'ai eu l'occasion de discuter avec une amie (et oui, c'est surprenant mais je dois bien admettre que j'ai des amis ^^) que je ne vais pas nommer parce que finalement ce n'est pas essentiel et que je suis sûre qu'elle est loin d'être la seule dans le cas que je vais dépeindre.
Je discutais avec cette amie donc, qui me raconte une petite mésaventure qui leur est arrivé à elle et à son chéri le week end dernier. Sans entrer dans les détails, cette mésaventure met en jeu une voiture. En gros le chéri, appelons-le Jules, a un trajet de plus de deux heures pour rentrer chez lui le dimanche soir. Jules s'en va mais, un peu tête en l'air, oublie des affaires chez Juliette. Heureusement il s'en rend compte assez vite, revient les chercher et repart. Il lui reste donc toujours plus de deux heures de route avant d'arriver chez lui.
Juliette me raconte ça, et ajoute qu'elle l'a appelé au bout d'une heure pour savoir comment ça allait et qu'au cours de cet appel elle s'est rendue compte que Jules avait encore oublié des affaires.

*arrêt sur image*

Je sais que je suis un peu mauvaise en maths, mais s'il faut à Jules plus de deux heures de trajet pour arriver chez lui et que Juliette l'appelle au bout d'une heure, fatalement Jules n'est pas encore arrivé. Et s'il n'est pas encore arrivé, on peut supposer très fortement qu'il est toujours en voiture. Donc fatalement, la vieille fille aigrie que je suis s'interroge.

"Mais euh, tu l'as appelé alors qu'il conduisait ?"
"Oui, oui."
"Il a un kit main-libre ?"
"Non mais bon, c'était juste histoire de savoir si ça allait, si la route se passait bien."
"Tu sais que c'est dangereux quand même ? Et tu pouvais pas attendre pour l'appeler ?"

Et là, esquive totale de ma remarque, Juliette reprend son récit et on n'aborde plus le sujet.

...

Juliette est loin d'être idiote (ben ouais, c'est mon amie quoi ^^), elle ne fait rien d'autre que ce que fait tout le monde : elle se dit qu'après tout, les problèmes, ça n'arrive qu'aux autres et que si c'est fait sans penser à mal (ben oui, appeler son chéri c'est plutôt mignon), ben ça ne peut pas avoir de conséquences désastreuses.

Alors évidemment, je caricature parce que je pense que Juliette n'en est pas encore à penser qu'elle est intouchable. Mais bon, passons.

Je l'entends d'ici. Oui, je suis une vieille chieuse, oui, je suis psychorigide et oui, je suis trop scrupuleuse en ce qui concerne les règlements. Mais enfin là, il s'agit de sécurité !
On le sait pourtant, qu'on n'est pas aussi attentif à la route quand on est en train de discuter (que ce soit avec un passager ou au téléphone avec ou sans kit main-libre). On le sait aussi, que même si on est extrêmement attentif, un accident est vite arrivé (qu'on soit fautif ou non).

En définitive, tout le monde vous le dira volontiers. Le portable au volant, c'est dangereux.

Pourtant, combien prennent le risque de décrocher en conduisant, étant donc obligés de quitter la route des yeux, ne serait-ce qu'une seconde, pour attraper le téléphone et décrocher, puis finissant privés d'une main qui leur serait indispensable en cas de manoeuvre d'urgence ?
Est-ce que c'est être ringarde et vieux-jeu, de considérer qu'un coup de téléphone pour demander si ça va alors qu'on s'est quittés il y a une heure, c'est une prise de risque inconsidérée, quand on sait qu'il suffirait d'attendre une heure de plus pour le même résultat ?

Parce que comment se serait-elle sentie, Juliette, si à cause de son appel, Jules s'était montré moins attentif à la route et avait eu un accident ? Pour le coup, la réponse à sa question de savoir comment ça allait lui aurait sans doute laissé un goût amer dans la bouche.

J'étais partie pour écrire ce post de façon plutôt posée et apaisée, parce que j'ai eu le temps de laisser retomber le soufflé depuis lundi, mais non, voilà que je m'emporte.
Parce que ça m'énervera toujours de voir que les gens font sciemment des choses qu'ils savent dangereuses, en faisant jouer les probabilités.
Parce qu'après tout, il y a des gens qui fument et qui n'ont jamais de cancers, alors que d'autres ont une hygiène de vie irréprochable et sont pincés par le krabe. Parce que certains conduisent ivres et-par chance-n'ont jamais eu d'accidents alors que d'autres qui font très attention s'éclatent dans des platanes. Parce qu'après tout, ce n'est qu'un tout petit coup de fil de quelques minutes, et que ça va, on sait faire deux choses à la fois.

Ce qui me met hors de moi surtout, c'est que dans de nombreux cas, les gens ne se contentent pas de foncer dans le décors, mais qu'ils y entraînent d'autres (plus on est de fous, plus on rit). D'autres qui ne demandaient qu'à rentrer chez eux tranquillement.

Quel coup de fil, aussi important soit-il, l'est plus que notre santé, ou que la sécurité des autres ?
Quel coup de fil ne peux pas attendre un moment qu'on arrive chez soi, au pire qu'on s'arrête quelque part pour y répondre ?

Alors merde, tant pis, je prends le risque de passer pour la moralisatrice de service. Quand on vous apprendra que quelqu'un que vous aimez est mort sur la route parce que le gars d'en face était au téléphone et qu'il n'a pas pu freiner à temps, peut-être que vous comprendrez. Mais honnêtement, j'espère pour vous que vous naurez pas besoin de ça.

Sur ce, je vous laisse avec cette vidéo, ma foi, fort instructive.



11/23/2008

Somewhere Only We Know

Parce qu'aujourd'hui est un jour un peu spécial...




... et que je garde toujours tout un tas de choses inutiles :D

11/19/2008

The Day of Glory Has Arrived

Enfin, l'épisode 6 de Décide-toi Clément est online !
J'aime toujours autant la musique qui va avec
:wub:

N'oubliez pas d'aider Clément à prendre ses décisions !


11/18/2008

Carol of the Bells



11/15/2008

Stupid Girl (2)

Je suis trop conne.

Mais une fille trop conne avec un nouveau tableau dans sa chambre \o/



<3

11/13/2008

Stupid Girl

Je suis trop conne.

Et bizarrement la première chose à laquelle je pense après avoir écrit ça, c'est "Quelle analyse sémantique pourrais-je faire de cette phrase ?"

11/11/2008

Dear Mr. Professor...

Et hop ! Un nouveau lien dans mes favoris, le blog de mes futurs collègues (enfin, j'espère, et c'est pas gagné xD)

Merci Sandrine ^^

Les Zrofs.


11/08/2008

October Song

Aujourd'hui, ma petite sœur s'adresse à moi en commençant sa phrase par : "J'ai besoin d'un conseil, et vu que tu es à moitié un homme tu devrais pouvoir m'aider." Ça fait pourtant vingt-et-un ans que je suis persuadée d'être une fille, on m'aurait menti ? VDM.


*

Non, mais en fait c'était pas du tout de ça que je voulais parler, mais j'ai trouvé ça tellement énorme que pile au moment de commencer ce post ma petite soeur débarque pour me dire ça que j'étais vraiment obligée de le mettre quelque part xD

*

Sans autre détour, arrivons-en au but du post d'aujourd'hui qui est : beeen poster quelque chose ^^
Ecrire pour écrire, ce n'est pas forcément mon truc, mais enfin mon public me réclame à ce qu'il paraît (un public assez vaste composé d'au moins une personne je pense ^^).
Sans me prendre pour mon nouveau maître à penser, Mickaël Vendetta, et me mettre à imaginer que les gens ne vivent que pour me connaître, je dois reconnaître que ça fait un moment que je n'ai rien raconté ici, et ce n'est pas faute d'en avoir eu l'intention ou l'envie. Je me souviens même d'un post que j'avais entièrement rédigé et qui n'a jamais voulu apparaître en ligne. Au bout de quelques tentatives infructueuses j'ai fini par l'envoyer se faire cuire un oeuf chez les Grecs, et vous n'en avez donc rien su.

Ceci dit, ça me pose quand même un peu problème de répondre à une demande, parce que ça retire une bonne partie du spontané de ma démarche, et peut-être bien que ça altère considérablement ma façon de m'exprimer aussi, je n'en sais trop rien.
Malgré tout, et on commence à le savoir, on ne me force jamais à rien. Il devait donc bien y avoir un petit quelque chose en moi (au fond, à droite) qui demandait à s'exprimer.

Autant vous le dire tout de suite, je crois bien que la démarche What is a Youth ? a passé l'arme à gauche. Finies, les introspections hyper poussées et les comptes-rendus (trop ?) fidèles et (trop ?) détaillés à en donner des maux de tête pour vous raconter ce qui m'arrive, je pense que, sur le blog du moins, j'en suis largement passée à la partie sélection et photos de vie.

Les photos que j'appelle photos de vie, ce sont celles que je préfère. Qui sont prises à des moments innattendus, sans même qu'on s'en aperçoive, et qu'on est bien contents de retrouver quelques temps, voire très longtemps après.
Donc voilà, j'ai envie de mettre de côté certaines choses, parce qu'elles m'ennuient ou me perturbent, de façon générale parce que je n'ai pas envie de leur accorder suffisamment d'importance pour les immortaliser ici.

Passons donc au sujet peut-être, ce qui vaut peut-être la peine d'être écrit ici, et lu par certains peut-être.
Ce que je voulais faire il y a quelques jours, c'était me livrer à un petit bilan comme j'aime à le faire de temps à autres. Mais il faut reconnaître que la période était propice aussi, puisque octobre est le mois de mon anniversaire.
Un an de plus dans une vie, la mienne. Alors tout ça est diablement conventionnel, j'en conviens. Mais je crois que le mois d'octobre qui vient de s'écouler est un peu spécial, car il est inévitablement lié à celui de l'an dernier qui lui même était plutôt mémorable. En bien, mais pas seulement. En fait, ma vie a pas mal changée en un an. Alors bien sûr, c'est ce qui arrive tous les ans.
Ouais, mais non. Je crois que l'année qui vient de s'écouler est à inscrire dans mes annales personnelles quand même.

Mon mois d'octobre 2007, il ressemblait à ça :
Visite d'un certain rennais chez moi en début de mois. Rentrée universitaire le 8. Le 10, premier cours séché pour cause de passage de permis (pour la quatrième fois, rien que ça). Obtention du permis en communauté avec mon Moi ES (et ça, quand on sait comme on a galéré pour l'avoir, on mesure l'importance de cet événement). Une visite express de Marie et Seb le même jour.
Le 20, la date importante.
Mon anniversaire, fêté dès 1h du mat' par mon gnagnateur bordelais et son amie de l'époque, et par un certain rennais. Arrivée dans ma vie d'un certain petit Skouik. Un coeur (ou bien deux) brisé.
Le 23, arrivée de Paulette à la maison.
Le 26, une soirée parisienne mi-figue, mi-raisin. Des amis, des gens perdus de vue depuis des années qui refont surface, et des gens qui, eux, refusent de partir.
Le 27, mon anniversaire bis, avec des gens parmi ceux qui comptent le plus pour moi. Tout ce que j'avais toujours voulu : une table, autour de laquelle mes précieux de France et de Navarre. Merci maman.

En fait, quand on voit ce résumé, on ne se rend pas forcément bien compte de ce qui n'allait pas.
La solution est à l'ouest.
Je ne sais pas s'il y a vraiment prescription, mais je crois que je suis obligée de parler de certaines choses pour qu'on puisse comprendre la suite.
Figurez-vous une fille (tant qu'à faire : moi) qui n'a jamais vraiment eu de chance avec les relations amoureuses. Qui en est presque complètement traumatisée.
Figurez-vous un garçon semblant gentil et attentionné, qui tente de la faire sortir de son trou, qui dit l'aimer. Il attrape sa main, pour la faire sortir. Il tire, de toutes ses forces, et la voilà dehors. Merci bien, c'est fort aimable à vous.
Ah mais madame, maintenant que je vous ai sortie de votre caverne, vous vous devez de me suivre où il me plaira.
Ah bon ? Mais c'était écrit où ça ? S'il en est ainsi, et bien je préfère de loin retourner dans mon trou.
Vous croyez ça ? Venez donc ici que je vous attache.
Et le voilà qui l'emporte, sans autre forme de procès dans une tour d'ivoire, ne la laisse plus partir. De son côté, elle finit par nourrir un syndrôme de Stockholm assez prononcé pour son ravisseur. Finalement, il ne lui veut que du bien, et il fait pour elle ce qu'aucun autre n'a jamais pensé. Alors peut-être que finalement, elle ne va pas chercher à s'enfuir. Peut-être qu'il en serait ainsi dans le meilleur des mondes possibles.
Seulement la fille, c'était une fille des bois. Une rustique, une résistante par nature. Et non, la captivité, ce n'est pas son truc, décidément. Mais ce pauvre garçon, il va en souffrir quand même ? Elle l'a peut-être bien cherché après tout, en criant "au secour !" à tort et à travers. Maintenant qu'il y en avait un qui s'en était occupé, elle n'avait rien à dire.

En fait, il ne m'a pas fallu si longtemps pour me rendre compte que non, ce n'était pas ma faute, et que si, j'avais mon mot à dire. L'amour, ça ne s'invente pas. Peut-être que ma soeur avait raison, quand elle m'a dit qu'il m'a eue à l'usure. Enfin, ce n'est pas que de sa faute, puisque je me suis laissée user. L'amour, ça ne se force pas. En ce fameux mois d'octobre, je crois que je me suis trouvée à un point où je n'arrivais plus à résister, plus à lutter pour me libérer de mes chaînes. Non, je n'en voulais pas et je n'en ai jamais voulu, mais j'ai fini par me dire que si j'arrivais à penser que c'était ce que je voulais, j'en oublierais mon échec.
Seulement oui, je suis rustique, et trop honnête je pense pour mentir à ce point. Me mentir à ce point, je veux dire.

A la fin du mois d'octobre, j'étais la plus heureuse des filles d'avoir eu la quasi totalité de mes amis autour de la même table pour mon anniversaire, et en même temps je me dégoûtais moi-même d'avoir dû briser le coeur d'un garçon qui avait tant fait pour m'avoir. Autant dire que c'est le genre de choses auquel je ne suis pas habituée, et qui ne met pas en joie.

Et puis, comme le chantait Thierry Amiel (oui, j'aime bien et j'ai même pas honte ! -pareil que pour les pulls oranges) : "Un jour arrive"...
Sans faire le récit d'une année complète, on pourra retenir deux choses. J'ai rencontré celui qu'il me fallait, et ça a changé beaucoup de choses. En parallèle, j'ai appris (ce coup-ci par l'expérience) qu'il ne fallait pas croire un garçon qui vous dit que vous êtes la femme de sa vie, parce que de toute façon, il ne mettra jamais plus d'un mois à trouver quelqu'un d'autre. A se demander si certains savent ce que c'est vraiment, l'amour.

Une année est passée, et où en est-on ?
Autant dire que le mois d'octobre qui vient de s'achever, au niveau sentimental, fut beaucoup plus serein et épanouissant que son prédécesseur. Contrairement à ce que j'ai pu croire à une période, j'ai réussi à devenir folle de ma petite bestiole de Skouik qui est presque mon bébé. Cette année, je n'ai reçu que de sincères témoignages d'amour, d'amitié ou plus simplement d'affection. En bref, des sentiments réellement sains. Et l'effet s'en fait vraiment sentir. Une nouvelle petite bestiole est venue s'ajouter à ma collection : Sven, un petit cheval de bois suédois. Puisque les petite bêtes semblent devenir un incontournable de mon anniversaire, pour l'an prochain je me permets de passer une commande. J'en veux une d'environ 1.75m, 75kg, avec des yeux bleus-non, verts-non, bleus-non, verts, et plein de poils partout que je puisse serrer tout contre moi (parce que Skouik, il est bien mignon, mais pire qu'une savonnette :p).
Je crois que cette année, ce fut back to basics. Des amis, des vrais. Un amoureux qui m'aime, en vrai. Des mots simples, des gestes tendres, des mains tendues. Moi, le vilain petit canard, presque adoptée par un groupe de coin-coins. Ils ne passent pas par ici, mais rien ne coûte de les mentionner quand même. Après tout eux aussi font partie de mon mois d'octobre.
Le quatrième anniversaire de ma Boule de Gum. Du moins, le quatrième souhaité. Une Boule de Gum toujours fidèle au rendez-vous d'ailleurs, malgré la vie qui passe. Tout comme mon Moi ES, qui n'est peut-être pas suffisamment représentée ici. Ce n'est peut-être pas celle avec qui j'ai le plus de vécu depuis trois ans, mais elle est toujours là, et toujours aussi importante.
Plus de gens nocifs autour de moi, j'ai enfin réussi à prendre la distance qu'il fallait. Et c'est un réel soulagement.
Seuls les gens qui comptent sont toujours présents. Des nouveaux sont venus s'ajouter à la liste, notamment un nouveau.

L'amour fait vraiment des miracles. Comme par exemple me faire prendre du poids xD Je crois qu'on ne m'a jamais autant dit que ces derniers mois que j'avais l'air heureuse et épanouie, ou encore que j'avais bonne mine (moi, le traditionnel cadavre ambulant, qu'on montre aux petites filles pour les prévenir des méfaits de l'anorexie !).

Ce mois d'octobre, ça a vraiment été un mois d'amour pour moi, quelle que soit la définition qu'on donne à ce mot. Bien sûr que les anniversaires, ça aide à concentrer toutes les petites preuves d'amour dans une période plutôt restreinte. Là encore, c'est plutôt artificiel. Mais ça fait du bien.
Comme toujours, il y a ceux qui y ont pensé, ceux qui ont oublié. Mais ceux qui ont oublié, ma foi, me donnent des témoignages de leur affection tellement souvent qu'après tout, ils n'avaient pas spécialement besoin de cette date.

*

Au final, qu'est-ce que j'ai fait en octobre ?
Rien, mais je me suis sentie aimée.
J'aimai, je fus aimée ; c'est assez pour mon urne funéraire.

10/18/2008

God Is A DJ

Il y a quelques temps de ça, j'ai fait un peu de rangement dans mes dossiers musicaux, renommant une à une chacune des chansons, identifiant chacun des interprètes et en les triant par ordre alphabétique.

Oui, je suis une maniaque.

Du coup, je n'ai plus qu'un dossier unique qui regroupe toute la musique présente sur mon PC, ce qui me permet aisément de tout sélectionner et de tout jouer de façon aléatoire avec WMP (et non, je ne suis toujours pas sous iTunes).

Je peux donc désormais me livrer à un petit jeu qui a fait fureur il y a quelques temps sur les blogs que je consulte régulièrement, à savoir :

* Allumez WMP sans sélection au préalable et pressez le mode « aléatoire ».
* Appuyez sur « suivant » à chaque nouvelle question.
* Utilisez le titre du morceau apparaissant comme réponse à la question, même si cela n’a pas de sens. Pas de triche !
* Commentez ces réponses pour expliquer comment elles se relient à vos questions.

Soyons fou (il faut bien se détendre un peu).

1. Comment vous sentez-vous aujourd’hui ?
Susan - Aimee Mann
Revancharde ? Ou simplement schizophrène ?

2. Irez-vous loin dans la vie ?
Displaced - Azure Ray
J'en sais rien, mais en tout cas pas ici apparemment (c'est parti pour être déprimant ce questionnaire).

3. Comment vos amis vous voient ?
Hafsól - Sigur Rós
Spontanément j'aurais été tentée de répondre "avec leurs yeux" mais bon, visiblement ça ne fonctionne pas. Si j'en crois cette chanson ça serait plutôt comme un arc-en-ciel. Quelque chose d'assez sympa qui arrive après la pluie. Quelqu'un a un jour écrit à mon propos : "Camille, c'est le petit rayon de soleil qu'on risque de manquer si on n'y fait pas attention." Je me souviens que ça m'avait beaucoup émue, et si ça reflète un tant soit peu la réalité, alors j'en suis heureuse.

4. Vous marierez-vous ?
Tempus Vernum - Enya
De l'eau aura coulé sous les ponts d'ici à ce que cela arrive (bon, OK, j'interprète un peu comme je veux ^^).

5. Quel est le thème musical de votre meilleur ami ?
Stargazers - Nightwish
J'avoue que je suis assez embêtée... pas par le résultat, mais par la question. Je serais bien incapable de désigner mon meilleur ami (cf un débat très récent que j'ai eu avec Michaël).

6. Quelle est l’histoire de votre vie ?
Love to Burn - Alexz Johnson
Touchée. ma vie, cela aura toujours été cette recherche de l'Amour avec un grand A, celui qu'on découvre dans les livres ou au cinéma. Et forcément, toutes les interrogations et tous les doutes qui vont avec. Coulée.

7. Comment sont les études supérieures ?
Sing - Travis
Je crois qu'il faut que j'apprenne à me détendre (mais bon, pas trop quand même, dès que ce post est fini hop hop hop, au boulot !)

8. Comment prenez-vous de l’avant dans la vie ?
White Lies - Paolo Nutini
En me noyant dans un océan de pieux mensonges, ça promet.

9. Quel est la meilleure chose au sujet de vos amis ?
El Que Quiera Entender Que Entienda - Mago De Oz
Qu'ils m'aiment peut-être d'un amour un peu limite ? xD Qu'il viendront me chercher n'importe où quoi qu'il en coûte, ça c'est plutôt flatteur.

10. Qu’il y a-t-il en magasin ce week-end?
Liquefy - The Servant
Non, ça c'est pas pour ce week end :siffle:

11. Pour décrire vos grands-parents ?
Lost - Coldplay
Un début d'Alzheimer ?

12. Comment va votre vie ?
The List - Metric
Plein de choses à faire.

13. Quelle chanson pour votre enterrement ?
L'eau, le feu, le vent - Les Minikeums
From ashes to ashes, dust to dust. Que ce post soit le témoin que je demande à être incinérée.

14. Comment le monde vous voit ?
The Closest Thing to Crazy - Katie Melua
J'avoue, on me le dit souvent :D (en général, on ajoute le qualificatif de "vieille" à folle, mais celui-là bizarrement, je l'aime beaucoup moins :p)

15. Aurez-vous une vie heureuse ?
Tea-House Moon - Enya
Sur une autre planète, peut-être.

16. Qu’est-ce que vos amis pensent vraiment de vous ?
Move Away - The Killers
Ah ben c'est sympa... Il est loin l'arc-en-ciel de la question 3 !

17. Est-ce que certains ont secrètement envie de vous ?
Wild Horses - The Rolling Stones
J'ai toujours eu des relations peu conventionnelles avec les équidés, c'est bien connu...

18. Comment puis-je me rendre heureuse ?
Don't Go Away - Oasis
En faisant en sorte qu'il reste.

19. Que devrais-je faire de ma vie ?
Hall of Prophecy - Harry Potter and the Order of the Phoenix
Une voyante me le dira peut-être ?

20. Aurez-vous des enfants ?
Almost Lover - A Fine Frenzy
Je crois qu'il faudrait un peu plus qu'un "almost" pour avoir des enfants xD

21. Un strip-tease sur quelle chanson ?
Keep Your Hands to Yourself - The Calling
Dans tous les cas, on touche avec les yeux !

22. Si un homme dans un van vous offre un bonbon, vous faites quoi ?
The Wayfarer - Nightwish
Je pars avec lui pour un tour du monde ?

23. Que pense votre mère de vous ?
Back to You - John Mayer
Je ne sais pas si c'est très normal pour une mère ça xD

24. Quel est votre profond et sombre secret ?
Shh - Frou Frou
Puisqu'on vous dit que c'est un secret.

25. Quel est le thème musical de votre ennemi mortel ?
Love Is A Place - Metric
Ben si c'est ça la chanson de mon ennemi mortel... il a bien raison de vouloir me flinguer : je suis un monstre !

26. Votre personnalité ressemble à quoi ?
She Looks to Me - The Red Hot Chili Peppers
Une éternelle quête...

27. Quelle chanson pour votre mariage ?
Capturing Moods - Rilo Kiley
Le mariage, c'est mal. xD

*

A retenir de tout ça que le mode aléatoire de WMP, c'est quand même pas terrible, parce que sur plus de 2330 morceaux et plus de 250 artistes ou groupes, il arrive quand même à me faire trois doublons (et à tomber sur les Minikeums, mais ça c'est plutôt cool xD)

10/02/2008

Don't You Dare

Histoire de mettre les choses au clair, les gens...

Aujourd'hui, ça fait deux semaines que je n'ai pas fait l'amour avec ma copine. Elle est tellement excédée par les fautes d'orthographe que je fais quand je lui envoie des mails qu'elle a décidé qu'avant l'amour, il fallait que je lui récite une page du Bescherelle sans me tromper. VDM

Je ne suis PAS la copine en question hein (au cas où certains se seraient permis de croire que j'ai un ou plusieurs amants)

xD


En plus, j'ai dû céder mon Bescherelle à mon cousin, je me sens complètement démunie :'(

9/27/2008

And The Winner Is...



Si toi aussi, tu te sens l'âme d'un papillon de lumière....
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S'il te plaît, ne reviens jamais ici ! xD

9/24/2008

As It Is, It Happens

"It was the French way. If you want a dream, you go to dream school and get your diploma in dreams."

Stephen Clarke, Merde happens.

9/23/2008

Miscellanea

Parce que tout ne vaut pas un post, mais qu'un ensemble de petites choses méritent peut-être d'être jetées comme ça, pêle-mêle.

Il y a les discussions essentielles dont on ne peut se passer si on veut saisir sa chance,
Il y a les discussions qu'on n'aurait jamais dû avoir à affronter,
Il y a la finale de Koh Lanta et son lot de méchancetés.
Il y a un deuxième anniversaire qui passe inaperçu,
Il y a ces vieux fantômes dont on commence à se débarrasser,
Il y a les autres, qui tentent désespérément de s'accrocher.
Il y a de grandes questions concernant mon Avenir avec un grand A qui se posent,
Il y a le deuil de mon rayon de soleil du matin à encaisser,
Il y a aussi mon premier vrai (et peut-être le seul qui sait ?) poste en tant que prof à préparer.
Il y a ces gens qui me disent que je suis magnifique (mais je me méfie, ils font partie de l'axe du mal !),
Il y a ces gens qui sont passés en coup de vent dans ma vie, seulement pour m'aider,
Il y a que je suis folle. Folle amoureuse, et c'est ce qui me fait avancer.
Il y a la malédiction de l'imprimante qui fait son come-back,
Il y a les gens qu'on n'attendrait pas, mais qui pourtant sont là,
Il y a les gens qui vous montrent chaque jours qu'ils ne vous oublient pas.

La vie réserve son lot de petits événements, tout petits événements qui prennent pourtant par moment une grande importance. Je ne peux pas tous les raconter, et puis en plus ce n'est vraiment intéressant que pour moi. Il y a peut-être des choses qui ne sont pas faites pour être partagées.
Des "Il y a" comme ceux-ci, il y en a tous les jours. Je crois que tout est beaucoup trop important à mes yeux. Qu'il faudrait que j'apprenne la mesure.
Je crois que je suis déjà trop vieille pour ça.
Comme je le suis pour dire "chocolatine" et pas "pain au chocolat" :p

Il y a des choses qui ne changent pas.

(et peut-être qu'on les aime pour ça)

9/18/2008

No, He Doesn't F****** Exist

C'est marrant, comme ce blog est de moins en moins fidèle à ce que j'avais décidé d'en faire au départ.

(Oui, je parle d'un blog unique parce qu'au final, le changement de plateforme n'est qu'un incident technique)

A l'origine, ça fera bientôt deux ans, j'avais beaucoup plus de disponibilité. Par conséquent, j'avais décidé d'essayer de refléter au maximum ce que j'étais, ce que je pensais. En essayant de ne rien omettre d'essentiel, de ne pas faire de choix pour donner à mes éventuels lecteurs une image faussée de moi.
Seulement, je n'ai plus forcément le temps quand j'ai envie, et plus forcément l'envie quand j'ai le temps.
Du coup, il y a plein de choses qui passent sous silence.
Pour tout dire, hier et avant-hier j'avais envie de parler un peu de ma "pré-rentrée" en tant que tutrice à Albi, parce que ça avait évoqué pas mal de choses chez moi. Du positif en plus. Mais je n'ai pas vraiment eu le temps, et l'envie est passée.
Et puis aujourd'hui, si je me mets à écrire, c'est pour quelque chose de beaucoup plus grave. De beaucoup plus triste. Enfin, je crois.

Du coup, je vais recommencer à passer pour une dépressive chronique parce que je viens raconter mes problèmes et que j'omets de parler de mes petits plaisirs simples du quotidien. Mais enfin, c'est comme ça.

Panta rei.

Ça n'a jamais été aussi vrai qu'aujourd'hui.

Aujourd'hui est le jour de la perte de mes illusions de jeunesse. C'est dur à dire, quand on n'a que vingt ans (j'en profite pour le dire, parce que ça ne va pas durer longtemps, je suis vieiiiiiilleuh).
Quand on est jeune, on est plein de rêve, plein d'idéaux. On n'a que des bonnes intentions et on se dit que le monde peut changer, qu'il va changer.
On se dit que si on veut, on peut. Que si on se prend en main, les choses bougent.
Alors on parle avec des gens plus âgés, qui nous disent que tout ça, ce ne sont que des rêves d'enfant, qu'on comprendra
quand on sera plus grand.
On s'en fout, on n'y croit pas. On se dit que ce qui était valable à leur époque ne le sera plus à la nôtre, si on le veut assez fort. Qu'est-ce qu'ils en savent après tout, ces vieux ? Ils ont vécu, ils ont connu des choses, mais ce n'est pas pour autant que ce qu'ils disent s'appliquent à notre monde.
Les choses changent, les choses peuvent changer.

Puis un jour, comme aujourd'hui, on prend un coup de massue. Du genre de la massue des brutes, qui te bouffe 50 points de vie d'un coup.
On se rend compte que non, le prince et la princesse
won't live happily ever after. On se rend compte au passage que de toute façon, les princes et les princesses, ça n'existe pas.
On a envie d'hiberner, pour ne plus regarder en face ce monde qui nous horrifie.
On se réveille d'un très joli rêve pour atterrir dans un endroit sombre qu'on appelle la vie.

Je ne suis pas devenue ultra pessimiste. Je sais toujours savourer ces simples plaisirs de la vie que sont un sourire, un fou rire ou un baiser tendre.
Je crois simplement que j'ai perdu mes grands rêves, mes grands espoirs.

Plus dure sera la chute.

C'est ce qu'ils disaient, tous ces vieux.


9/15/2008

There Is A Time For Everything

J'aime bien regarder Toute une histoire, l'émission de Delarue.
Il y a juste des jours où beeeeen c'est pas le jour :D

9/13/2008

I Won't Say (I'm In Love)

Il y a quelques jours de ça, J'ai récupéré par l'intermédiaire d'un geek bien intentionné les chansons du dessin animé de Disney Hercule.
J'adore ce dessin animé, et toutes les chansons sont vraiment géniales. Mais parmi elles, une peut-être résonne un peu particulièrement à mes oreilles...



MEGARA : S'il y a un prix pour manque de jugement,
Je crois que j'ai le ticket gagnant !
Nul homme ne vaut de souffrir autant,
C'est de l'histoire ancienne,
Je jette, j'enchaîne !

MUSES : Qui crois-tu donc tromper,
Ton cœur en feu est amoureux.
N'essaies pas de cacher,
La passion qu'on lit dans tes yeux.

Pourquoi donc le nier,
Il t'a envoûté, il t'a ensorcelé !

MEGARA : Non, non, jamais je ne le dirai !
Non, non !

MUSES : Ton cœur soupire,
Pourquoi mentir ? Oh, oh !

MEGARA : C'est trop banal d'être sentimentale...

J'avais pourtant appris la leçon,
Mon cœur connaissait la chanson.
Mais tout vacille, accroche-toi ma fille !
T'as le cœur trop fragile,
Évite les idylles !

MUSES : Pourquoi nier, c'est dément,
Le tourment de tes sentiments ?
Remballes ton compliment,
Quand tu mens c'est passionnément !

Tu l'aimes, et c'est normal,
La passion t'emballe,
Et ça fait très, très, très, très mal !

MEGARA : Non, non, jamais je n'avouerai !
Non, non !

MUSES : Même si tu nies,
Tu souris car tu l'aimes.

MEGARA : Laissez tomber, je ne suis pas amoureuse !

MUSES : Lis sur nos lèvres,
Lis ton cœur, car tu l'aimes !

MEGARA : Jamais, jamais je ne vous dirai...

MUSES : Jamais, jamais, non !

MEGARA : Jamais, jamais, je n'oserai !

MUSES : C'est pas la peine d'hésiter car tu l'aimes !

MEGARA : Oh, Oserai-je un jour t'avouer comme je t'aime ?


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J'ai toujours beaucoup aimé ce dessin animé, même si la première fois que j'en ai vu la bande annonce au cinéma, je fus plutôt rebutée par ce que je voyais. Il faut me comprendre aussi que ça faisait déjà longtemps que je m'intéressais à la mythologie. Ainsi, lorsque le film est sorti en 1997 je n'avais pas encore dix ans (je les ai eus au moment de la sortie en VHS à vrai dire) et si je ne connaissais pas encore tout sur le bout des doigts, j'avais suffisamment de lectures du Mythologie d'Edith Hamilton derrière moi pour savoir que ce dessin animé, mythologiquement parlant, c'était un ramassis de conneries. En plus je trouvais les dessins bizarres. Il faut dire aussi que le côté stylisé rappelant les amphores grecques était une innovation chez Disney à l'époque.
Enfin bon, comme pour tous les films de Disney, ma mère nous a emmenées voir celui-là avec mes soeurs. Peut-être pas la grande qui avait dans les treize ans et qu'en général, c'est les âges où on cherche à cacher qu'on regarde des dessins animés pour enfants, histoire de faire cool au collège.
Ceci dit savoir avec qui j'étais, ça n'a aucune importance.

J'ai toujours beaucoup aimé ce dessin animé donc, d'une part parce qu'il est plein d'humour, d'autre part parce que je crois que c'est la première fois qu'on découvrais dans un Disney un personnage comme Mégara. Un personnage doté d'une vraie profondeur psychologique, et en souffrance. Jusque là, avec des personnages comme Blanche-Neige, la Belle au bois dormant, Belle de la Belle et la Bête ou encore la Petite Sirène, on avait toujours plus ou moins le même profil : une princesse (si ce n'est par la naissance dans le cas de Belle, ça l'est par le coeur), une fille belle, gentille, aimable qui a tout pour plaire, victime de la jalousie pour les unes, à la recherche d'une identité pour les autres, où simplement là pour illustrer les qualités humaines les plus remarquables. Ce sont des personnages naturellement dotés qui ne vont qu'en progressant. Elle sont toutes, à leur manière, un modèle, un idéal.

Et bien sûr quand on parle d'idéal, on s'éloigne naturellement de la réalité.

Autant que je me souvienne, j'ai toujours eu conscience de la différence entre les deux. J'étais un enfant joueuse et curieuse, mais triste.
Du coup ma "rencontre" avec Mégara ne fut pas anodine.
Elle n'est rien de tout ce que j'ai décrit au dessus. Dès les premières images où on la découvre, elle apparaît séductrice, distante, cynique. très vite, on apprend qu'elle est complice du méchant du film. Seulement, à la différence des autres méchants de Disney, on apprend pourquoi. On apprend que c'est à cause d'un sacrifice pour sauver celui qu'elle aime, qui a fini à se barrer avec une autre.

Vlan.

A la différence des autres héroïnes de Disney, celle-ci a un passé. Et un passé douloureux. c'est un ange déchu, en quelques sortes. Quand les autres découvrent le monde ou chantent avec les oiseaux en toute innocence, celle-ci connaît les déboires du vrai monde. Elle, elle n'a pas eu la chance de connaître une fin en "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants." Du moins, pas du premier coup.

Peut-être que tout ça vient de mon éducation, et de ce que j'ai pu voir à la maison. J'avais déjà subi quelques déboires sentimentaux, mais de quels genre sont-ils quand on n'a que dix ans ?
Tout ça pour dire que j'ai capté tout de suite que cette fille-là, Mégara, elle avait quelque chose de différent. Quelque chose de triste. Quelque chose de vrai.
A la maison, on a vraiment été élevées dans la culture Disney. On connaît les chansons, les films et les personnages par coeur. Et pas parce qu'on a bonne mémoire, mais parce qu'on a beaucoup regardé ces films, et qu'on les regarde encore parfois.

Hercule, je l'ai regardé souvent.
Et au fur et à mesure des années, ma vie s'est un peu plus rapprochée de celle de Mégara. Mes déboires résonnaient étrangement comme les siens. Et plus le temps passait, plus j'entendais cette chanson comme si elle avait été écrite pour moi. Je crois qu'en fait, je ne me suis jamais sentie aussi réellement proche d'un personnage de dessin animé.
En fait, ça serait peut-être toujours le cas si je n'avais pas rencontré, il y a trois ans maintenant, celui que j'appelle affectueusement ma Boule de Gum.
Dans son monologue, Otis-Edouard Baer (d'Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre) dit que la vie, c'est avant tout des rencontres. Sans doute est-ce vrai. Florian, il a joué le rôle des Muses pour moi. Il ne manquait plus que la petite statuette de Cupidon. Pour ça, il faudra attendre un peu plus d'un an, presque deux en fait, et tomber sur Géraldine.
Aujourd'hui, ou pour le moment, je suis peut-être plus proche de la Mégara de la fin du film.

Il y avait la génération Casimir et Club Dorothée. Même si j'ai connu tout ça, je crois que je suis définitivement de la génération Disney.

9/10/2008

Countries Have Been To War Because They Misinterpreted One Another

Depuis que j'ai posté mon dernier message disant que je n'allais pas si mal que ça, des gens osent enfin venir me parler du précédent que j'avais poétiquement intitulé "Like An Empty Shell".

Et je me rends compte qu'au final, le principal intéressé comme les autres, personne ne l'avait compris comme il fallait. Ou plutôt, tout le monde l'a compris de la façon la plus logique qui soit, la façon dont je l'aurais moi-même compris si je ne l'avais pas écrit.
Seulement ce n'était pas du tout, du tout comme je l'avais pensé.

A la première remarque je me suis dit que c'était l'autre qui n'avait pas compris, que ce n'était pas grave. A la seconde et à la troisième j'ai commencé à fortement me demander si le problème ne venait pas de moi. A la quatrième ça s'est confirmé. Parce qu'après quelques jours, j'avais le recul nécessaire.

Ceux qui ont suivi mon ancien blog et qui sont peut-être toujours là savent que je suis une adepte du pavé explicatif. De la dissertation émotionnelle. Du radotage sentimental. Que jusque là, j'ai toujours posté plus ou moins long, selon jugement, mais surtout détaillé. Pour me comprendre, pour me faire comprendre. C'était ça, le contrat initial.

Puis la vie a fait que j'en ai eu moins le temps, moins l'envie, moins le besoin peut-être.
Toujours est-il que cette même vie depuis quelques temps s'amuse à mes dépends, me faisant passer d'un état à l'autre, d'une humeur à l'autre.
Je n'ai plus forcément envie d'écrire. Je crois que j'ai juste besoin de parler. Ou qu'on me parle plutôt. En fait, je suis prise entre deux vents contraires : l'un me pousse à progresser, l'autre m'en empêche.

Je suis prise dans un des travers féminins les plus répandus, paraît-il, qui est le besoin vital de verbalisation.
Il y a des périodes où on a envie de faire passer des choses, de les communiquer, de les faire comprendre. On a ce besoin viscéral de faire comprendre aux autres ce qui nous ronge, ce qui nous brûle.
En même temps -et c'est bien là le paradoxe- on n'aimerait bien ne pas avoir à le dire. On aimerait bien le transmettre autrement. On aimerait bien que ça sorte par la bouche des autres.
En fait, j'imagine que ne pas avoir à le dire, mais l'entendre venir des autres, ça le légitimise, ça le justifie. Ce qu'on ressent n'est pas complètement ahurissant ou déplacé, puisque si les autres peuvent le dire, c'est qu'il le connaissent, c'est qu'ils savent que ça existe.
C'est aussi que la charge est lourde, et que parfois on n'arrive même pas à la tenir à bout de bras, pour la donner à quelqu'un qui serait capable de la porter pour nous -du moins en partie. Alors ça soulage, de voir que cette personne s'est rendue compte de la difficulté, et arrive à l'attraper toute seule.

En fait, que les autres mettent sur vos émotions des mots qui leurs correspondent sans même que vous n'ayez eu à leur en parler montre à quel point ils vous comprennent. Finalement, on ne cherche souvent rien de plus.

Il m'arrive parfois, pour illustrer un propos, d'utiliser des images un peu farfelues. Le meilleur exemple de ce phénomène est le titre que je donne à mes posts. Ceci dit, on peut très bien comprendre le post sans comprendre le titre.
Le problème vient des images utilisées seules. Parce que si on ne les comprend pas, et bien on ne comprend rien. C'est un peu l'écueil que j'ai heurté la dernière fois.

Finalement, peut-être que je ne suis pas faite pour les courts posts.
Désolée, j'aurais essayé :p

9/08/2008

The Swimming Pool Theory

Rassurez-vous les gens, je ne me suis pas encore jetée sous un train !
Déjà parce que si je voulais mettre fin à mes jours, je choisirais un autre moyen, parce que s'il faut attendre que le train se décide à arriver... on n'a pas fini xD

Je crois que je fais simplement des crises de mélancolie. Puissantes, mais heureusement passagères.
Je tourne un peu lunatique aussi. Moi naturellement si calme et pondérée. Ça me change un peu, mais enfin, rien d'insurmontable.

Aujourd'hui je suis contente, parce que j'ai enfin reçu le cadeau que j'avais commandé pour le Noël de ma Guimauve (et oui, je m'y prends à l'avance :p).
Pour ceux qui savent ce que c'est chuuuut ^^

En fait ce qui est bien avec moi, c'est qu'il me faut pas grand chose pour aller mieux (et heureusement !).

Demain, c'est le jour de retrait des dossiers d'inscriptions à la fac du Mirail.
En attendant, je geek joyeusement sur mon nouveau jeu, Fable (bon, je l'ai depuis quelques temps, mais vu que j'ai dû recommencer quatre fois le début à cause d'un système de sauvegarde merdique, j'avais un peu lâché l'affaire ^^).

Enfin voilà, un post sans réel objet, si ce n'est rassurer ceux qui se seraient inquiétés. Quand ça va mal, c'est violent, mais ça ne dure jamais très longtemps :)

9/06/2008

Like An Empty Shell

Moi qui ai des tendances très animistes, je me suis souvent demandé ce que pouvait ressentir une pauvre huître vide quand un pécheur tout à fait trivial, après avoir peiné à la décrocher de son rocher et s'être aperçu de son état, la jetait instinctivement au loin dans la mer pour repartir en quête d'un coquillage plus garni.
C'est déjà pas facile d'être vide (ben ouais, les autres à l'école des huîtres, elles ont dû se foutre de sa gueule), en plus on vous balance au loin sans aucune forme de compassion.

Et bien maintenant je sais.


Et dieux que ça fait mal, d'aimer autant.

Now Playing : dEUS - 7 days, 7 weeks

9/04/2008

No Future

9/03/2008

A Storm Is Not The Weather

Ce matin, je me suis levée avec le cœur un peu serré. Très serré en fait.
J'avais dans l'idée de venir poster quelque chose dans le ton de mon humeur ici. C'est à dire pas brillant.
Et puis je suis tombée sur ça :


envoyé par mouche45


Parfois, je me demande ce que je deviendrais sans le net xD

Eh, psssst, vous n'êtes pas fiers de moi ? J'ai quand même réussi à poster une vidéo quoi ^^

9/02/2008

Save My Brain

Comme vous pouvez le constater, un petit nouveau a fait son apparition dans la rubrique "Other Gardens."
Certains lecteurs assidus auront remarqué également l'arrivée datant d'il y a plusieurs jours du Donjon de Naheulbeuk, mais je n'ai pas cru nécessaire d'éditer un quelconque commentaire à ce sujet :D
Mais revenons-en à Save My Brain donc.

Save My Brain, pour ce que j'ai pu en lire pour le moment, c'est un magazine féminin en ligne complètement loufoque et décalé, et contrairement à ce qu'on pourrait penser, les hommes ne sont pas exclus du casting :D
J'ai découvert ce magazine grâce à la publicité qu'en faisait Tillia sur sa page Facebook, j'ai donc décidé d'aller y jeter un œil.

Quand même, c'est beau Facebook, parfois.
Et c'est marrant, parce que dans le dernier numéro de Save My Brain, qui célèbre la première année d'existence du magazine, il y a justement un article très amusant, et sans doute très vrai, qui concerne Facebook.
-> click forward (xD)

En lisant cet article, j'ai retrouvé énormément de choses sur mon approche personnelle de ce site, des détails plutôt comiques comme des tendances parfois un peu malsaines.
Mais d'abord, petit flashback, et quelques explications.

La première fois que j'ai entendu parler de Facebook, ce fut par Basile qui en était devenu complètement addict. Il me racontait qu'il était devenu ami avec Jean-Pierre Raffarin et qu'il avait fait un test pour savoir s'il était plutôt tarte aux pommes ou plutôt jean Diesel (à peu de choses près) et dans un premier temps, je n'ai pas vraiment saisi l'intérêt du concept. Ainsi, malgré ses nombreuses recommandations, je rechignai à m'inscrire.
Puis, Facebook fut à l'origine d'un véritable buzz et en très peu de temps, j'en entendais parler de tous les côtés.
"Mais si, viens, c'est drôle, y'a plein de tests bidons à faire !"
Alors bon, question tests bidons, j'avais déjà mon compte sans Facebook, donc je ne suis toujours pas convaincue. Mais enfin, mes amis sont des geeks, je ne m'étonne plus de rien.
Jusqu'au jour où c'est ma sœur aînée qui s'y met, avec son meilleur ami. ils me parlent du dernier groupe auquel ils se sont inscrits, "La vie est trop courte pour apprendre l'allemand," et surtout de la dernière blague qui avait été faite à ma sœur. Cette dernière passait tout son temps libre au boulot sur Facebook, et un jour où elle avait laissé sa page ouverte en s'étant absentée, quelque farceur avait modifié pour elle son "Relationship Status," indiquant qu'elle était ouverte à toute proposition. Elle ne s'en est aperçue que plus tard, lorsque les invitations en tous genre ont commencé à arriver.
"Ah, parce qu'il faut mettre ça aussi ? Et tout le monde peut le voir ? C'est un Meetic gratuit quoi." (ou un PI xD)

Et puis, il y a eu un autre incident. Bien plus tard, un ami vient me parler sur MSN. Non, je ne suis pas sur Facebook, pourquoi ? Ah, tu as vu qu'elle s'était mise comme étant "in a relationship." Ben oui, j'en ai vaguement entendu parler...
Et la conversation continue sur la relationship de la jeune fille en question.
C'est à ce moment là que je me suis dit que ce Facebook, c'était un beau fouteur de merde. Parce que quoi qu'on fasse, tout le monde était immédiatement au courant.
Comment ? Ah, c'est marrant, ça permet de créer un contact ? Mais je ne veux pas de contact avec de purs étrangers moi. Et puis mes amis ont déjà mes adresse, numéro de portable ainsi que MSN, donc je n'en ai pas besoin, merci.

Pendant des mois j'ai résisté courageusement, encore et toujours à l'envahisseur Facebook. Jusqu'à ce qu'Anna arrive, insiste encore et encore.
Non merci, je n'ai pas envie de nourrir la curiosité malsaine des gens.
"Mais tu n'est pas obligée de tout remplir ! Tu peux cocher une option pour rendre ton profil privé"
Ben à quoi ça sert alors, de me faire mon petit profil pour moi toute seule ?
"Ben c'est marrant, y'a des gens du monde entier sur ce site, tu peux retrouver des copains de classe et tout !"
Je crois que c'est ce qui a fait tilt. Parce qu'un copain de classe disparu en particulier, il y en a un, que je cherche depuis à peu près dix ans. Bon, alors si on n'est pas obligé de mettre de renseignements sur sa vie privée, je veux bien tenter.

Et voilà comment je me suis fait avoir :D
Pour la petite histoire, ça m'a prit trois minutes de retrouver l'ami dont il était question plus haut, qui vivait depuis dix ans en Californie. Je pouvais toujours l'attendre sur Copains d'avant moi ! ^^

Comme décrit dans l'article de Save My Brain, j'ai commencé par regarder les profils des gens que je connaissais, pour voir à quoi ça ressemblait. J'ai tout de suite mis de côté tout ce qui concernait les informations personnelles. Tout juste ai-je mis une photo de moi, afin de pouvoir potentiellement être reconnue par d'éventuels amis d'enfance.
Je m'étais promis de ne pas tomber dans le piège des tests bidons et autres boîtes inutiles sur le profil. Mais bon, il fallait bien que je teste un peu cette nouvelle bestiole (j'ai une âme de testeuse, c'est comme ça). Mais très vite, je me rends compte que les tests proposés sont élaborés par tout le monde et n'importe qui, et qu'ils ne présentent aucun réel intérêt psychologique. Je mets donc tout cela de côté en ne laissant dans mon profil que quelques applications basiques : un album photo plutôt réduit, le récapitulatif de mon cursus et une bibliothèque pour l'essentiel.
Aux niveau des informations personnelles, je laisse mon pays de résidence ainsi que ma date de naissance, et ça suffira bien.

Alors les premiers jours, l'effet est saisissant. Ma boîte mail est constamment pleine. Je crois que mes amis m'envoient de gentils messages, mais non, ce ne sont que des alertes Facebook. Du coup j'y passe quotidiennement pour voir ce qu'il en est.

Et c'est là que les choses commencent à devenir intéressantes.

Très vite, je me suis rendue compte que parmi mes amis, certains postaient régulièrement des petites choses, des petites nouvelles d'eux dont ils ne parlaient pas nécessairement directement, ou qu'ils n'évoquaient pas dans leur blog. Je me suis donc dit que Facebook allait peut-être m'aider à avoir des nouvelles plus régulières de certaines personnes, plutôt cool non ?
Cela fait donc bien longtemps que je n'ai plus de réelle activité sur ce site (si ce n'est de m'inscrire de temps à autres à un groupe débile xD) sinon celle d'aller prendre des nouvelles de mes amis.
Vous l'apercevez déjà, le côté pervers ?
Parce qu'au lieu d'envoyer des messages ou de téléphoner, on a bien vite tendance à prendre les nouvelles à la source, et à tuer le dialogue.
Bon, alors dans mon cas ça n'a jamais été tout à fait vrai, parce que je suis bien trop bavarde et bien trop collante pour me contenter des quelques informations que Facebook peut nous donner.
Mais je m'aperçois que certaines personnes agissent comme ça.

Ce que j'ai pu constater, c'est que Facebook, de par sa facilité d'utilisation et sa visibilité, prend une part assez importante dans la vie de ses utilisateurs. Si bien que dès qu'il arrive quelque chose dans la vie des gens, la première chose qu'ils font dans certains cas, c'est d'aller l'afficher sur Facebook.
Notamment en ce qui concerne la situation sentimentale.
A ce propos, c'est bien la première chose que j'ai refusé de mettre sur mon profil. Parce qu'après tout, ce profil n'est accessible qu'aux gens que j'apprécie (les gens qui s'inscrivent dans les groupes du style "J'ai au moins une personne que je déteste sur mon Facebook" me font doucement rigoler. Je n'ai jamais compris pourquoi certains s'appliquent à garder dans leur entourage des gens qu'ils détestent. Enfin...). Du coup, ils connaissent déjà ma situation personnelle. Et ceux qui ne le savent pas, ben ils n'ont pas besoin de le savoir, ce n'est pas essentiel à leur vie. Pas que je le cache, mais si je n'ai pas été amenée à leur en parler, c'est qu'on n'est pas si proches que ça, et donc ça ne les regarde pas.

Je me souviens de mes années lycée, et de ma copine Mathilde. Mathilde était une grande amatrice de potins. Alors bien évidemment, elle connaissait tout le monde, et savait tout ce qui arrivait dans la vie de tout le monde en temps réel. Bien évidemment, je ne connaissais aucune des personnes dont elle me parlait, et par conséquent leur vie m'importait peu. les gens font bien ce qu'ils veulent.
Mais non, elle s'évertuait à me raconter tous les potins du lycée en détail. J'avais beau bien m'entendre avec elle, c'est une attitude que je n'ai jamais trop appréciée. Gossip for the sake of gossip, non merci.
Le problème, c'est qu'avec Facebook, qu'on veuille savoir les choses ou pas, si vos amis éditent leur profil, vous en êtes fatalement avertis.
Alors quand c'est une heureuse nouvelle, ça a tendance à moins choquer (quoi que). Seulement, c'est quand il s'agit de tristes événements que le bas blesse. Parce qu'en une seconde, tout le monde est au courant qu'untel et unetelle se sont séparés.
Mais pourquoi ? Comment ça se fait ? Qu'est-ce qui c'est passé ? C'est une blague ?
Ces question sont fatalement celles que tout le monde se pose. Tout le monde, même les gens bien intentionnés. Parce que c'est une question de logique humaine. Tout effet a ses causes.

Et là, une alternative :
-ou bien les personnes concernées sont assaillies par des amis qui parfois ne leur ont pas adressé la paroles depuis des mois, pour savoir ce qu'il s'est passé,
-ou bien les amis ainsi avertis commencent à se poser des questions les uns aux autres, et ça cancane dans tous les sens. Et ce, même si ce n'est pas du tout mal intentionné. Même si ce n'est que pour adresser des messages de compassion (quand le cas l'appelle).

Alors on pourrait dire tant pis.
Oui, tant pis pour ceux qui mettent de telles informations sur leur profil. Ils s'exposent eux-même au jugement des gens. La question est donc : pourquoi a-t-on ce besoin d'exposer sa vie (du moins, les éléments qu'on a envie d'en montrer) sur Facebook ?

Au final, la question est toujours la même qu'au départ.

A quoi ça sert, Facebook ?

8/31/2008

New Look, New Life

Il y a un moment où une chambre est trop propre et trop rangée pour être nettoyée encore. Un moment où on a beau déplacer un livre, puis le déménager encore, ça ne change plus grand chose. Et pourtant, il faut bien trouver un moyen de décompresser, d'évacuer tout ce stress. De s'occuper aussi, pour ne pas se morfondre.

Alors j'ai décidé de me prendre en main et de faire une ou deux choses que je reportais depuis longtemps.

Et la première chose fut le rangement de mon placard !

Que je m'explique quand même pour ceux qui ne me connaissent pas à ce point (et il y en a beaucoup, y compris dans ma propre maison xD).
Je suis très, mais alors très fétichiste avec mes affaires. C'est un drame personnel à chaque fois que je dois me séparer de quelque chose, même quand ce quelque chose est brisé ou inutilisable. C'est qu'un simple objet peut renfermer tellement de souvenirs ou de sensations que c'est toujours un véritable crève-cœur.
Mais au-delà de tout ça, j'ai aussi un esprit très économe (c'est pas pour rien qu'on m'appelle l'écureuille ^^). Du coup, j'ai énormément de mal à jeter des affaires, des vêtements notamment, tant que ceux-ci ne sont pas usés jusqu'à la trame. En plus de ça, comme tout le monde, je me retrouve avec un tas de vêtements dans mon placard que je ne mets plus ou encore que je n'ai jamais mis (des choses que j'ai récupérées de ma sœur pour l'aider à vider son placard à elle, des choses qu'on m'a offertes mais que je n'ai jamais spécialement aimées). En bref, tout un tas de vêtements qui ne servent à rien. Seulement, je n'arrive pas à m'en débarrasser parce que je me dis qu'au fond (très au fond à droite) en agissant comme ça, je deviens un maillon d'une société de consommation qui gaspille et détruit et ça, je ne l'admets pas. Je pense à des temps plus reculés, mais pas si vieux que ça, où les gens n'avaient que deux ou trois tenues qu'ils gardaient pendant des années, et l'idée de racheter des vêtements pour son plaisir me dégoûte.
En bref, j'ai une mentalité de vieille qui a connu la guerre. Et encore, y'en a des moins coincées que moi xD
Du coup, je mets les mêmes vêtements depuis des années, et je garde quelque part ceux que je ne mets plus, "au cas où," même si je sais, au fond, que le cas en question ne se présentera jamais.
Et puis là, ma tante passe à la maison, et demande si on n'a pas des affaires qu'on ne met plus pour ses jeunes voisines dont les parents ont des revenus plus que modestes. Alors étant donné que les vêtements que je porte depuis dix ans sont neufs comme au premier jour, je me suis décidé à faire un grand ménage par le vide.
Et bien c'est fou ce qu'on peut en amasser, des affaires !
Je me suis défait d'un pull que j'avais récupéré de ma soeur aînée et qui a facilement douze ans ! Des vêtements achetés plus récemment aussi, mais que je ne peux plus enfiler à cause de ma prise de poids de ces derniers mois. Rien que ce dernier élément, ça m'a permis d'en virer un paquet, de fringues !
Enfin bon, je me console en me disant qu'ils sont plus utiles sur d'autres personnes que dans le fond de mon placard. Mais ce ne fut pas facile ! (enfin, avec tout ce que j'ai viré, je n'aurais plus à le refaire avant... dix ans :D)

Le deuxième exploit que j'ai accompli, et bien ça a été de me racheter une paire de chaussures.

Les chaussures et moi aussi, c'est une longue histoire.
Des chaussures, je n'en ai pas énormément. En gros, je dois avoir une paire de sandales pour l'été, des petites chaussures pour la moyenne saison, des chaussures pour tout le reste de l'année, et des claquettes qui me servent de chausson tout l'année (contre la vingtaine de paires de chaussures de ma petite soeur -qui ne compte pas les claquettes et les tongs en tous genre- je ne fais pas le poids ^^).
Et non contente de n'avoir pas cinquante paires de chaussures, je les garde longtemps en plus. Très longtemps, de trois à quatre ans quoi ^^
Et pour les chaussures, je suis peut-être plus difficiles que pour les vêtements. Je veux des choses simples (et ce n'est pas si simple à trouver !) et confortables (ben ouais, si c'est pour les garder quatre ans, autant être bien dedans !). Donc ce n'est pas toujours chose facile que de remplacer des chaussures qui finissent usées au bout d'un moment.
Le problème des chaussures, c'est que c'est comme un bon jean : plus c'est vieux, plus c'est confortable, plus c'est moulé à ta forme. Du coup c'est quand je suis le mieux dedans qu'elles cèdent.
Et là, c'est ma paire de petites chaussures d'inter saison qui commençait à n'en plus pouvoir. Je les avait achetées en terminale, et mine de rien, ça fait quelque temps. Au bout d'un moment, quand la chaussure n'a plus d'intérieur, il faut bien se résoudre à en changer.
Alors pour ça, je suis déprimante aux yeux de ma mère et de ma petite soeur, la fashion victim. Parce que je rentre dans le magasin, je vais directement au rayon qui m'intéresse, et je repère en un coup d'oeil ce qui me convient ou non.
Temps mis pour choisir, essayer et emporter une paire cette fois-ci ?
10 mn (parce qu'il y a eu de l'attente à la caisse xD).
Mais voilà, je ne suis pas une fille comme les autres, j'aime pas faire les magasins. Je vais chercher ce dont j'ai besoin, et quand je l'ai je ne vais pas regarder ailleurs, c'est comme ça.
Cet achat fait, j'ai dû dire adieu à mes compagnones (je sais, "compagnes" ça existe, mais c'est moins mignon ^^) de plus de trois ans, et accueillir mes nouvelles copines de marche pour les trois ou quatre années à venir :D

Alors évidemment, une transformation ne serait pas complète sans un passage chez le coiffeur !

C'était l'heure de la seconde et dernière visite annuelle, et ce n'était pas du luxe pour la quinzaine de centimètres qu'il a fallu retirer.
J'aime bien aller chez le coiffeur, pour me rendre compte d'à quel point je ne suis pas une fille normale xD
Ben oui, parce qu'à chaque fois on me demande "comment voulez-vous être coiffée ?," plutôt brushing machin-truc, plutôt trucmuche-chouette, enfin bref, des techniques de coiffage, des produits ou des ustensiles dont je ne connais même pas le nom xD
Donc bon, ma réponse reste inévitablement la même "faites au plus simple, de toute façon je ne le referai jamais à la maison," ce qui a pour don d'effrayer toutes les coiffeuses ^^
Enfin quoi qu'il en soit, c'est sûr qu'après une bonne visite chez le coiffeur, on se sent plus léger :D

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Et bien voilà, elle arrive, la fin de ce post futile sur mes fringues, mes pompes et mes cheveux. C'est qu'il faut parfois faire un peu de ménage dans sa vie et dans ses idées...