2/24/2009

*Missing*

Voilà, maintenant que toutes mes cartes sont arrivées, je peux poster un billet tout gnan gnan (enfin, encore plus gnan gnan que le précédent quoi ^^).

La semaine dernière, je suis tombée par le plus grand des hasards sur une petite page bien sympa qui s'appelle Sheep World.

Le principe ? Déposer un mouton sur le pâturage de l'amour pour dire aux gens que vous les aimez et qu'ils vous manquent ^^ C'est kitsh, c'est guimauve, donc forcément ça me plaît :D

(petit conseil : si vous aussi vous voulez laisser un mouton sur le pâturage, inversez l'expéditeur et le destinataire. Le formulaire est mal traduit depuis l'allemand, du coup il y a la même inversion qu'entre le français "Tu me manques" et l'anglais "I miss you" ^^)

2/23/2009

:op

La photo qui ne fait PAS le tour de Facebook xD

©Mali


Parce que je suis une méchante (cf deux posts plus bas) qui aime étaler sa joie :na:

EDIT : Finalement j'ai piqué la version d'Anna, sans les fautes :p

Haaaave You Met Them?


Comme cela fait en définitive un moment que ce blog a cessé d'avoir une ligne directrice identifiable, je crois que personne ne me tiendra rigueur de basculer dans la chronique de la vie quotidienne qui paraîtra tout le temps, sauf tous les jours. Mine de rien j'ai eu pas mal de coups de cœur ces dernières semaines, et j'ai envie de parler plus en détail de celui dont, paradoxalement, la source est la plus lointaine.
Ceux qui connaissent la série l'auront deviné au titre de ce billet, j'ai envie de parler de
How I Met Your Mother (en espérant peut-être convaincre Sébastien, s'il lit ceci, que non ce n'est pas nul, et que ça vaut le détour :p).

Mon premier contact avec cette série date d'il y a environ un an et demi maintenant. Je peux même vous donner la date de façon assez précise : le vendredi 29 juin 2007. Comment je le sais ? Non pas parce que je suis une psychopathe des dates, mais parce que les circonstances précises qui m'ont menée à voir le premier épisode sont facilement mémorisables. A cette période, je faisais le tour du pays à bord du train Harry Potter et l'Ordre du Phénix. Douze jours de tournée, dix gares, et un jour de relâche sur Paris le... 29 juin.

En fait, peut-être que si. Je suis une psychopathe des dates.
Bref, toujours est-il qu'ayant un jour libre sur Paris, il était tout naturel que j'aille rendre visite à Florian (ne cherchez pas, c'est comme ça ^^). Et comme pour finalement beaucoup d'autres choses, il est à l'origine de ma rencontre avec Ted (non, je ne suis pas la mère de ses enfants !) et les autres.

On va peut-être finir par entrer dans le vif du sujet à la fin.
Le pitch.
L'action originelle de la série (qui va finalement s'avérer secondaire en fait) se situe en 2030. Ted Mosby, la cinquantaine, entreprend de raconter à ses deux jeunes teenagers la merveilleuse histoire de comment il a rencontré leur mère (qui, bien qu'elle semble d'abord les gonfler gentiment, explique quand même comment leur existence en ce bas monde est possible, alors un peu de respect !).

Du coup, les épisodes de la série ne sont en réalité que d'immenses flashbacks qui nous ramènent dans les années deux mille, où Ted ainsi que ses amis vivent à New York City. La série va donc consister en une série d'histoires de jeunesse de Ted et de sa bande, qui devraient normalement nous mener au fameux D-Day de la rencontre entre Ted et la femme de sa vie (et ça risque de prendre du temps car après presque quatre saisons, on n'a encore strictement aucune idée de qui cela peut être... quoi que ;op).

Dès le premier épisode, le défi est attirant. La construction est étonnante et le résultat aussi drôle que surprenant. Du coup, on n'a qu'une envie : regarder l'épisode suivant (en plus les épisodes ne durent que 20mn, un format qui permet à la fois de ne pas s'ennuyer, mais surtout de pouvoir enchaîner :p).
Bon, comme je n'étais pas venue chez Florian pour regarder des séries on s'en est arrêtés là pour cette fois, et pour longtemps finalement en ce qui me concerne. Ben oui, je ne fais pas de téléchargement (bonne fifille) et je n'ai jamais trop pris l'habitude de regarder des séries ou même des films sur mon ordinateur (fixe). Je suis bien plus à l'aise calée au fond de mon lit devant un DVD (ou devant n'importe quoi, du moment que c'est au fond de mon lit).


Il aura finalement fallu attendre le chevalier Mike pour m'y remettre progressivement. Ayant tous les épisodes sortis sur son PC, on en a regardé quelques uns à l'occasion, les jours de pluie. Mais surtout, il m'a laissé toute sa banque avant de partir en fin janvier dernier (donc je ne télécharge toujours pas, mais maintenant je fais du recel. Pas si bonne fifille que ça).
Et j'ai comme qui dirait englouti ce qu'il me restait de la saison 1 à voir, et tous les autres épisodes parus à ce jour en à peine plus d'une semaine (ça aurait pris deux jours si je n'avais pas travaillé sérieusement quand même entre deux épisodes ^^).


Qu'est-ce qui fait qu'on aime cette série ?

"On," je ne sais pas. Mais j'imagine que ça doit être à peu près la même chose pour tout le monde.
Y'a l'originalité du scénario, déjà. La structure en flashback est surprenante et engendre un suspense monstre.
Et puis ce qui frappe surtout, sans spécialement avoir besoin d'analyser, c'est l'humour. On rit du début à la fin pendant ces épisodes.
Enfin, ce n'est peut-être pas tout à fait vrai. On est pas mal émus, chamboulés aussi. Enfin, c'est mon cas. Et ça, c'est dû aux personnages.

Ce sont des types qu'on peut tous être, ou qu'on connaît tous (sauf Barney, peut-être, et c'est presque dommage, mais je vais y arriver ^^).


Y'a
Ted, l'incorrigible romantique en quête de l'amour vrai, qui rêve mariage et enfants , pour qui l'expression "femme de ma vie" a un réel sens (en gros, le mec dont on rêve toutes mais qui n'existe pas, faut pas déconner, ça reste de la fiction :op).
Ensuite viennent
Lily et Marshall. Ces deux là sont en couple depuis leur première année de fac et ne se sont plus quittés depuis (ou presque). Ils vont par paire, vraiment. Ils perdent énormément de leur saveur l'un privé de l'autre. Ca peut paraître caricatural, et le défenseur des femmes que je suis devrait s'insurger, mais finalement ils représentent un couple que j'aimerais bien avoir un jour. Ils sont un peu dans leur bulle, ils ont leur propres trips que personne ne peut comprendre et qu'ils partagent totalement. Ils font même le plus souvent des choses débiles dont on se moque bien volontiers, mais ils le font ensemble. Ils ne sont pas jumeaux pour autant, mais ils sont vraiment sur la même longueur d'ondes. Aussi loufoques soient-ils, je crois que pas mal de gens s'en sortiraient mieux s'ils étaient un peu plus comme eux.
Evidemment, après ce mini portrait de l'amour à l'état pur, le personnage qui me vient à l'esprit est
Barney (en même temps, il n'en reste pas trente). Barney. Daddy (comme dans "Daddy's hoooome"). Bref, le mec qui pourrait tenir la série à lui tout seul si elle ne s'appelait pas "How I Met Your Mother." Que dire de Barney, sinon qu'il est awesome ? Barney, c'est le seul mec complètement surréaliste de l'histoire. Il mène un train de vie de folie avec son salaire exorbitant qu'il gagne en faisant... on ne sait même pas quoi, mais il le gagne quand même. Le dragueur aux mille expédients dont le but ultime dans la vie est de se taper le plus de nanas possible, mais avec classe s'il vous plaît. Toujours en costume (parce que c'est la classe), qui invente des tonnes de stratagèmes les plus bidons les uns que les autres. Mais le pire, c'est que ça marche. Ceci dit ce n'est pas non plus le gros salaud qu'on pourrait croire. Je crois que je n'ai jamais autant pleuré devant une série que quand il célèbre par les pouvoirs qui lui sont conférés par lui-même le mariage de Lily et Marshall. Enfin bon, de toute façon Barney c'est un personnage qui se rencontre et qui ne se décrit pas (en un mot, ceux qui ne connaissent pas, dépêchez-vous de regarder !).

Il reste malgré tout un personnage, et pas des moindres, à cette liste que je n'ai pas encore évoqué, c'est Robin. On la découvre, comme les autres, au premier épisode, mais on croit, pas comme les autres, que c'est elle, la fameuse mother. Evidemment, on est détrompés dès la fin du premier épisode, ceci dit les histoires entre Ted et elle sont loin de s'en tenir à ça. Mais que voulez-vous, je ne peux pas l'expliquer, mais je ne peux pas la saquer. C'est comme ça. Quand je lis, comme quand je regarde un film ou une série, je rends mes personnages réels, et dans la réalité on n'aime pas tout le monde. Ca n'a rien à voir avec le fait qu'elle soit canadienne évidemment :p Peut-être que son personnage n'a pas encore été suffisamment exploité pour moi, qu'il me manque quelque chose pour vraiment la comprendre et l'apprécier. Pour l'instant, elle reste la fille qui ne sait pas ce qu'elle veut et qui se passionne pour tout ce que je n'aime pas. Donc désolée, mais pas de joli portrait de Robin ^^

Comme je le disais plus haut, je n'ai jamais autant pleuré devant une série que devant la scène du mariage de Lily et Marshall par Barney, mais je crois que je n'ai tout simplement jamais autant pleuré devant une série tout court. Parce que c'est parfois triste, parce que c'est surtout souvent très beau.
Parce que toutes les choses merveilleuses que fait Ted pour des femmes qui ne seront même pas finalement la mère de ses enfants, c'est trop beau pour être vrai (d'ailleurs, c'est une série télé !). Mais que même la plus aigrie des féministes en rêve. Et si elle dit qu'elle n'en rêve pas, elle ment ! Il a quand même exécuté (avec succès) une danse de la pluie, merdalor™ !

Parce que le couple Lily / Marshall, c'est tout ce à quoi j'aspire. Parce qu'ils sont complètement débiles. Surtout parce qu'ils sont complètement débiles. Parce que Barney, c'est le pote que tous les mecs rêvent d'avoir (et pas que les mecs d'ailleurs :p).

Je crois qu'aucune série n'avait suscité autant d'émotion chez moi depuis
Desperate Housewives, qui s'inscrivait malgré tout dans un tout autre registre.
Parce que l'une comme l'autre de ces séries ont un fond extrêmement riche, mais que l'une comme l'autre font surtout beaucoup rire (HIMYM bien plus que DH d'ailleurs).


Je pense que l'immense majorité des lecteurs de ce blog connaissent la série. M'enfin, pour les autres, il n'est pas encore trop tard :siffle:

Et pour ceux qui ont une théorie sur l'identité de la mother, je suis toute ouïe ^^

Hate To Say I Told You So

En ce moment, j'ai des montées de méchanceté qui me prennent par surprise, de temps en temps.
Et après tout, je me dis que j'en ai bien le droit. (comme le dirait ma petite sœur : Merdalor™ !)

Dans le fond, ce n'est pas plus mal. C'est à ce prix seulement qu'on peut réfléchir et relativiser a posteriori.

Mais là, pour une fois, j'ai juste envie de penser à ma tronche pour changer (et ceux qui pensent que c'est ce que je fais toujours, je les zute. Mais a priori ceux-là ne passent pas par ici).

Rhaaaaaa quand est-ce qu'on rejoue à London, que je puisse me défouler ! hin, hin xD

2/15/2009

The One

Dans la lignée du post précédent, j'ai envie de continuer en parlant d'amour. Bien sûr, c'était déjà le sujet du message précédent, mais je suis quand même obligée de séparer les deux. Parce que si je ne peux parler de l'un sans évoquer l'autre, il faut quand même admettre qu'ils sont différents. Et si l'amitié souffre la distance, l'amour la surpasse au prix de nombreux efforts.
*
Quoi que.
*
Là encore, pas d'énorme scoop quand je dis que depuis le mois d'août dernier ce garçon qui a volé mon cœur, Michaël, l'a emporté avec lui en Suède, pour le garder en otage jusqu'au mois de juin prochain.
Comme je le disais ci-dessous, j'ai un certain don pour aller chercher la distance dans mes relations sentimentales. Mon ancien amoureux habitait à une cinquantaine de kilomètres, autant dire que sans voiture, la carte 12-25 a été une amie dévouée. Le nouveau n'habitait pas si loin (du moins en semaine) et de toute façon maintenant j'ai une voiture. Mais avant même de concrétiser quoi que ce soit avec lui, dès la première rencontre, je savais qu'il partirait. Ça doit m'attirer dans un sens. Je dois chercher inconsciemment une relation qui ait été éprouvée, pour qu'on puisse en saisir la valeur. Ça ne me chagrinait pas au début tant je n'imaginais pas avoir la moindre chance avec lui. Puis finalement j'ai eu ma chance. Mais ça ne me chagrinait pas plus tant je n'imaginais pas que cela durerait pendant les huit mois qui nous séparaient de ce départ.
Mais finalement les mois sont passés. Se sont bien passés même. Ça a mis un peu de temps pour qu'on se trouve réellement, mais je crois que depuis que ça a été fait, on ne s'est plus jamais quittés.
Certains (bizarrement, les mêmes qui pensent que les amis d'internet, c'est du flan) estiment que les relations où on passe plus de temps séparés qu'ensemble ne valent rien, qu'elle ne sont pas réelles.
Que répondre d'autre à ces blasés que les huit mois que l'on a passés ensemble avant son départ les valaient largement ? Que j'en ai eu à noircir, des pages de souvenirs qui n'avaient pour matière que ce qu'il s'est passé pendant ces huit mois. Que j'ai fait plus de choses en huit mois avec lui que toute seule ou avec mon ancien amoureux en deux ans. Des voyages, des sorties, des balades, ou même rien, mais à deux. Même de la "randonnée," c'est dire quand on connaît mon tempérament sportif !
J'ai passé plus de temps chez lui que chez moi, et même quand j'étais chez moi, c'était pour mieux pouvoir lui parler sur le net (décidément...).
*
C'est sûr qu'aujourd'hui, il y a difficilement plus que le net avec les quelques milliers de kilomètres qui nous séparent. Et encore. Mais c'est seulement provisoire. Je pense que tout aurait été très différent s'il m'avait dit qu'il s'installait en Suède. Mais là, il ne s'agit que d'un an d'étude.
Évidemment que ça m'a fait peur. Que malgré tout, j'ai souvent pensé que ça ne marcherait pas.
Mais dans un sens, je pense que je n'ai pas eu vraiment le choix. C'était à tenter, c'est tout.
Parce qu'on est jeunes, parce qu'on est étudiants. Parce qu'on se doit d'être mobiles et qu'on ne peux pas toujours avoir ce qu'on veut quand on le veut. Mais je n'aurais jamais pu dire "on arrête." Parce que je n'en ai jamais eu envie. I'm a hopeless romantic. Parce que c'est plus fort que moi, de croire que quand on est bien avec quelqu'un il est important de préserver ce sentiment, même si le parcours est semé d'embûches. Parce que je me dis que si ça tient, c'est que ce sentiment est fort, et que j'ai quelque chose de merveilleux à y gagner. Et parce que si ça ne tient pas, ben ça ne sera pas faute d'avoir essayé. Plutôt des remords que des regrets.
*
C'est dur, mais pour le moment je crois qu'on tient bien le coup. Il faut dire aussi que je suis assez bien soutenue, que j'ai des exemples à suivre. Que bizarrement les gens concernés sont bien souvent ceux qui ont été cités plus bas. Dans les moments difficiles leur bonne humeur et leur gentillesse est une réelle potion magique. Elodie et Cédric me prouvent tous les jours, par leur présence et leur amour l'un pour l'autre, que si, ça peut marcher. Il suffit de le vouloir, et de cette petite étincelle.
Moi je le veux. Et cette petite étincelle, je crois qu'on l'a. Il suffira donc de la conserver (si je le fais aussi bien que je m'occupe du feu chez moi, on est mal barrés xD).
*
Finalement je vis assez bien avec. Même si, c'est normal, il y a des moments difficiles. Je crois juste que ce que certains ne veulent pas comprendre, c'est qu'il y a des choses qui ne dépendent pas toujours de nous. Ce départ ne dépendait certainement pas de moi. Cela ne m'amuse pas vraiment de ne pas avoir celui que j'aime à mes côtés. Et ce n'est pas parce qu'il est loin pour le moment que cette relation ne veut rien dire. J'en viendrais même à souhaiter parfois que tous ceux qui croient tout savoir sur l'amour se retrouvent séparés de leur moitié. Seulement momentanément, quelques mois tout au plus, pour qu'ils se rendent compte des bêtises qu'ils peuvent dire. Que ce n'est pas parce que quelqu'un est loin qu'on ne l'aime pas, qu'on s'invente des sentiments. C'est juste que parfois, c'est comme ça, et il n'y a rien à y faire. La seule chose qui dépend de nous, c'est notre façon de l'appréhender. J'ai choisi de prendre un risque, moi dont on dit que je n'ai pas de vie et que je ne prends aucune décision. Certaines décisions sont plus difficiles à prendre qu'on ne le croit.
*
"J'ai souffert souvent, je me suis trompé[e] quelquefois ; mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgeuil et mon ennui." (On ne badine pas avec l'amour. A. de Musset)
*
Je ne compte plus les gens qui m'ont dit pendant ces huit mois que j'avais l'air heureuse et épanouie. Que je souriais plus, peut-être. Je crois que même mon corps s'en est rendu compte en se chargeant de quelques kilos supplémentaires dont j'avais bien besoin. Les gens que je n'avais plus vus depuis longtemps me disaient que j'avais l'air d'avoir la pêche, que ça faisait plaisir à voir. Je ne puis me résoudre à croire que tout ça repose sur le néant.
*
Et je ne veux pas qu'on dise que tout ça, c'est du vent.
Parce que c'est pas vrai.



To the Faithful & the Departed

Depuis quelques jours, l’humeur du moment est la nostalgie. C’est un sentiment que je connais bien, que j’affectionne assez en fait, un réel compagnon de route. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, cela n’a rien à voir avec de la tristesse. A vrai dire, je suis à mi chemin entre le regret des sensations passées et le plaisir de m’en souvenir. Mais non, je ne suis pas triste. Et ce qui encombre mes pensées en ce moment, ce sont les vacances que l’on avait passées à Soulac, il y a deux ans et demi maintenant, avec Elodie, Damien, Florian, Anna et Sébastien.

Les 5+1.

Ce ne fut guère plus qu’une semaine de vacances en camping comme on peut en faire plein d’autres en définitive. Mais je sais que pour nous, les filles de cette troupe, ce fut bien plus que cela. Ce n’est pas de ma faute si les garçons sont peut-être moins expressifs !

Avec Anna, on avait même animé un blog dont l’adresse est restée classée confidentielle parmi les campeurs (de toute façon au final on n’était que deux sur ce blog, ahem) afin de garder quelque part nos souvenirs et nos photos de cette semaine plutôt hors du commun. On l’avait appelé La Pensée de Neuf Heures en référence à l’une de nos private jokes de la semaine qui laisse encore des séquelles puisque de façon cyclique on reçoit d’Anna ou d’Elodie un petit sms qui commence par « pensée de telle heure… »

On a donc passé une super semaine entre amis au bord de l’océan (où l’on n’est pas allé très souvent au final à cause de la météo) dans un camping pas forcément très luxueux, mais on n’a pas eu besoin de ça pour se forger de super souvenirs, et surtout renforcer ou créer des liens déjà très forts.

Je pense qu’on a tous, quelque part dans notre ordinateur (ou même dans un album pour ma part) cette photo, qui avait été nommée photo des vacances :


Elodie et sa biche rampante.

Je ne vais pas rentrer dans les détails du pourquoi la biche rampante, tout ça pour dire qu’on a notre lot de souvenirs de cette courte semaine.

Ce qu’il y a d’assez peu ordinaire et que je n’ai pas abordé en fait –parce que les visiteurs de ce blog le savent déjà pour la plupart- c’est que, pour certains, c’était la première fois que nous nous rencontrions. Et pour ceux qui s’étaient déjà vus, cela faisait un an qu’ils ne s’étaient pas retrouvés.

Pourquoi cela ?

Parce que nous nous sommes tous rencontrés par l’intermédiaire d’un site internet (non, pas un site de rencontre amoureuse :p).

Un site que certains ont créé, sur lequel d’autres ont officié, ou auquel d’autres encore ont tout simplement participé dans la joie et la bonne humeur.

Beaucoup de gens pensent que les amitiés qu’on forge par l’intermédiaire d’internet ne sont pas réelles, qu’elles ne mènent pas loin. Ou pire, que c’est le fruit du dépit et de la solitude. Je pense qu’on ne peut pas être aussi définitif sur le sujet. Car après tout, des gens rencontrés sur un site auquel on participe, en quoi sont-ils différents des gens que vous connaissez à l’association des joueurs de ping-pong qui se trouve à deux pas de chez vous ? Le facteur qui entre en ligne de compte dans le cas du net, c’est bien souvent la distance. Car l’avantage, c’est qu’on peut tous participer au même projet depuis chez nous, mais l’inconvénient est qu’on ne peut pas forcément se voir très souvent.

Ces vacances furent en réalité des retrouvailles de gens qui, malgré la distance et les occupations, avaient passé des heures à parler, rire, échanger. Certes, il aurait peut-être été plus sympa de se réunir plus souvent autour d’un verre pour le faire, mais on fait comme on peut avec les moyens du bord : nos ordinateurs et nos téléphones.

J’ai énormément de souvenirs de ces vacances : des phrases, des jeux, des moments atypiques. Et pour ce dont ne je me souviendrais pas, heureusement que j’ai le blog dans lequel j’ai tout répertorié (ou presque).

J’avais tenu à le faire rapidement, avant que les souvenirs ne s’effacent. Et je me dis que j’ai bien fait.

*

Alors on peut croire que tout ça, c’est bien joli, que ces vacances étaient il y a plus de deux ans, et que ce n’est pas forcément une illustration parfaite de l’amitié.

Heureusement que ce ne sont pas les seuls moments qu’on a passés ensemble, même si ce sont sans doute parmi les plus marquants.

Ce qui me frappera longtemps je pense, c’est qu’hormis Damien, qui n’avait pas pu se déplacer, tous ces gens avec qui j’étais en vacances cette fois là, se sont tous réunis pour moi, sans me le dire, pour l’anniversaire de mes 20 ans.

J’avais souvent dit à qui voulait l’entendre que le plus beau cadeau qu’on pourrait me faire, ça serait de réunir mes amis autour d’une même table (et avec moi tant qu’à faire ^^).

Pour mes 20 ans ce sont eux, ces gens que je connais par internet, ces amitiés que certains considèrent factices, ce sont eux qui m’ont offert ce cadeau. Bien sûr entre temps, d’autres personnes s’étaient rajoutées, des personnes que je connais par leur intermédiaire, mais ce sont eux qui l’ont fait.

*

Je dis souvent que pour être mes amis, les gens ne doivent pas habiter à moins de 250 km de chez moi. Bien sûr je dis ça par raillerie, en constatant que, quand même, j’ai un certain don pour aller chercher des amis bien loin de chez moi, pour finalement ne plus en avoir au quotidien. Je dis souvent ça tout en pensant que c’est injuste car des amis proches, heureusement que j’en ai. C’est juste que statistiquement, j’en ai moins. Sans doute qu’à un certain moment de ma vie, la barrière d’un écran m’a été nécessaire parce que, ne nous le cachons pas, les gens n’ont pas toujours été tendres avec moi à l’école, et que si j’ai toujours eu le courage de mes opinions, je n’ai pas toujours eu la force de résister à l’ostracisme.

Mais c’est aussi que j’ai passé des moments très forts avec ces cinq là. Florian, mon Bon Ange. Elodie, ma Xyxy qui prend toujours de mes nouvelles et avec qui on peut toujours parler (souvent relayée par son chéri Cédric d’ailleurs). Anna, ma collègue littéraire et étudiante, un peu de subtilité dans ce monde de brutes. Damien, mon fiston que je vois peut-être moins, mais avec qui on a le don pour tomber dans des discussions profondes. Enfin Seb, celui que j’ai vu le plus souvent, qui finalement (avec Marie) m’a apporté le soin et l’amitié dont j’avais cruellement besoin à une période.

Ce ne sont pas les seules personnes que je connais de cette façon. Et le but de ce message n’est pas d’en faire la liste exhaustive pour montrer comme j’ai plein d’amis (fictifs) ou de les faire mousser en les citant dans ce message. Je sais juste que, c’est un fait, malgré la distance et la vie qui passe, ces personnes sont toujours, et ont toujours été là depuis que je les connais. Qu’ils m’ont tous apporté énormément de choses, et que j’espère leur en avoir apporté au moins un peu. Que d’autres, avec dix fois plus de moyens qu’eux, n’ont pas fait le dixième de ce qu’ils ont fait pour moi.

*

Les temps changent, mais j’ai toujours autant en tête ce passage du Petit Prince que j’avais publié il y a quelques années maintenant, sur le prédécesseur de ce blog (Isa, c’est pour toi ^^).

Plus que jamais j’y pense. Pour ceux qui sont toujours là, et bizarrement même pour ceux qui sont partis. Parce que ce n’est pas possible d’entendre que des amis qu’on voit aussi peu souvent, ce ne sont pas des amis. Quand ils se montrent aussi présents.

Parce que je ne sors peut-être pas très souvent (et vu le travail que j’ai à faire de toute façon je me demande quand je pourrais sortir) mais que je ne me sens pas particulièrement seule pour autant. On me l’a souvent fait remarquer, j’ai peut-être une conception trop élevée de l’amitié pour pouvoir me passer de présence physique ou ne pas me contenter de simples relations de copinage. Encore que, c’est en train de changer.

*

Mais je ne veux pas qu’on dise que tout ça, c’est du vent.

Parce que c’est pas vrai.