5/17/2009

The Letters That Never Arrive

Uncle Vernon: "Sunday. In my opinion, the best day of the week. Why is that, Dudley?"
Dudley: "..."
Harry: "Because there's no post on Sundays."
Uncle Vernon: "Right you are, Harry! No post on Sunday! Huh!"
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J'ai comme l'impression que ces trente prochains jours vont être les plus longs de toute ma vie.

C'est la dernière ligne droite, et je sens déjà que ma tête explose. Un mot du président de la fac hier pour dire qu'il avait enfin fait retirer les grilles qui bloquaient l'accès à la fac. Une possible reprise des cours ? Oui, mais pour quoi faire ? S'ils me mettent les partiels la semaine du 15 juin je sais déjà que je n'irai pas. Et puis, fac débloquée ne veut pas dire cours assurés, ça serait trop beau. D'ici à ce que j'ai cours on a le temps de la rebloquer, cette fac. Pas mal de pression autour de cette histoire, et du reste. Du coup, je me livre à des achats compulsifs. Qui a dit que je n'étais pas une vraie fille ? Et en trente jours, j'ai le temps d'en faire, des dégâts sur mon compte en banque.

Il va falloir s'accrocher. C'est bientôt fini :p

5/11/2009

Where She Belongs

Ouais. Pareil.

5/10/2009

Dear Boss,

Il y a un an jour pour jour, Mike et moi faisions notre premier don du sang.
Mais ce n'est pas pour rédiger un de ces posts mielleux dont j'ai le secret que j'ai décidé de blogguer aujourd'hui. Non, en fait c'est juste une envie que j'ai depuis un moment, et le souvenir de ce don de sang n'est que le prétexte à une association d'idées assez minable qui me mène au réel sujet de ce post, à savoir : vous parler d'un jeu qui connaît son petit succès depuis quelques mois à la maison.

London 1888.


Pourquoi Londres ? Pourquoi cette année-là ? Que s'y est-il passé ?
Une rapide recherche avec ces quelques éléments vous permettrait de réaliser que 1888 correspond à l'année du premier meurtre attribué à un certain éventreur, Jack de son prénom -du moins, ainsi en a-t-il été décidé.
London 1888 donc, c'est un jeu de société dont j'ai fait l'acquisition en janvier dernier et que j'apprécie tellement que j'en suis venue à faire venir des gens à la maison exprès pour y jouer (mais enfin, on n'est pas des sauvages, on les accueille bien et on les nourrit :p).
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Autant que je puisse m'en souvenir, on a toujours eu des jeux de société à la maison. On n'est pas l'archétype de la famille unie et solidaire, mais pour ça, on a toujours aimé jouer. Pour des raisons différentes d'ailleurs. Certains par esprit de compétition, d'autres pour l'amusement pur, d'autres encore pour partager un moment de cohésion familiale. Enfin bref, on a les jeux classiques :
Monopoly, Trivial Pursuit, Cluedo etc...
Mais au bout d'un moment, on finit par les connaître par coeur. Le
Monopoly, ce n'est pas mon truc. On connaît tous mon aversion pour le business. Le Trivial Pursuit c'est cool, mais on a mémorisé toutes les questions. Le Cluedo reste mon préféré pour l'ambiance et la stratégie, mais personne ne veut jamais y jouer. En bref, depuis quelques temps, j'ai entrepris de renouveler un peu ma ludothèque avec des jeux que je pourrais emporter avec moi quand j'aurais enfin -ô, liesse !- un chez moi (ou un chez nous).
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Alors que nous faisions nos courses de Noël de dernière minute avec Mike, nous sommes tombés sur une boutique spécialisée dans les jeux de société à Toulouse. On a vu de la lumière, on est entrés, et on y est restés un bon moment. J'aime particulièrement fouiner dans ces petites boutiques généralement sombres et où des piles et des piles de jeux menacent de s'écrouler à tout moment. Mais bon, on avait quand mêmes des courses urgentes (nous étions alors le 23 décembre...) et les jeux de société n'étaient pas notre priorité. Nous avons donc quitté les lieux, en n'oubliant pas de prendre un petit catalogue en sortant...
Courant janvier, je pris le temps de feuilleter un peu ce catalogue, histoire de voir si je trouvais quelque chose d'intéressant.
Et ma victime s'imposa à moi, aussi simplement qu'on tourne une page.

London 1888, un jeu de plateau, d'ambiance et de stratégie à la fois, le tout sur un thème en lui-même plutôt intriguant : celui de Jack l'Eventreur.
Le descriptif et les images du catalogue me séduisent immédiatement, et exercent très vite sur moi une sorte de fascination. Je vais faire un tour sur internet histoire de pêcher des renseignements supplémentaires, et je tombe sur ça. Autant dire que ça en jette.
La fascination se transforme vite en obsession, et je regrette bien vite de ne pas être tombée sur ce catalogue plus tôt : moi qui n'ai jamais d'idée de cadeaux pour Noël, cela en aurait été une belle. Et oui, car comme la plupart des jeux de société en fait, celui-ci n'est pas donné. Mais, étant prise d'une réelle envie de le posséder, je me suis résolue à aller le chercher d'occasion sur eBay.
Coup de chance, il y avait un exemplaire pas trop cher mis aux enchères, et la vente se terminait deux ou trois jours plus tard. Le temps pour moi de peser le pour et le contre, de changer dix fois d'avis et enfin de le prendre. Et on pourra dire que je l'ai mérité, parce que je suis restée fébrilement devant mon écran jusqu'à la dernière seconde de la vente pour espérer la remporter face à l'enchère automatique que la personne en face avait mise. Comme quoi, la machine ne remplacera jamais l'homme :p

Je suis vraiment navrée. Cela fait plus d'une page d'écriture déjà, et je n'ai toujours rien dit du jeu. Mais c'est comme ça, je ne peux pas m'en empêcher. J'ai ce besoin irrépressible de toujours revenir aux sources.

Ayant donc remporté ma vente, il a fallu attendre quelques jours avant de recevoir mon jeu dans ma boîte aux lettres, jours que j'ai mis à profit en allant consulter des récits de parties et autres avis d'internautes.
Et là, ce fut le drame.
En allant sur Tric Trac, je me suis rendue compte que le jeu était loin, très loin de faire l'unanimité. Les joueurs pointent des défauts assez importants, et j'ai très vite eu peur d'avoir eu tort de céder à cette pulsion d'achat. Enfin, quoi qu'il en soit,
alea jacta est.

On va peut-être enfin en arriver au descriptif de ce jeu. Pour la fiche technique, voir le lien Tric Trac ci-dessus.
En gros,
London 1888, c'est un Cluedo version jeu de rôle, avec un plateau. Chaque joueur incarne un personnage avec les capacités spécifiques qui lui sont attribuées. Et derrière chacun de ces personnages peut se cacher le terrible meurtrier, qu'il va falloir démasquer... Au début de la partie, les joueurs reçoivent tous, en plus de leur personnage, un rôle à jouer : Jack ou pas Jack. Pour Jack, c'est facile : le but est de commettre tous ses meurtres sans se faire démasquer. Pour les autres, ce n'est pas si simple. Ils sont tous innocents par défaut. Pourquoi par défaut ? Parce que selon le personnage qui leur a été attribué, des alliances peuvent éventuellement leur être imposées. C'est là que ça devient comique, car personne ne sachant à qui il a affaire, une atmosphère de doute et d'inquiétude s'installe. A qui faire confiance ? Avec qui faire équipe ?
Chaque personnage est représenté par un pion sur le plateau, et il va falloir se déplacer pour aller se pourvoir en argent, armes et points de vie nécessaires si on veut survivre dans cette ambiance de mort. Oui, parce qu'il y a quand même un côté sauvage à ce jeu, c'est qu'une fois qu'on a démasqué Jack, encore faut-il pouvoir l'arrêter, ou à défaut : le tuer. Pour cela, tout un arsenal est à notre disposition, en allant d'un pavé pour lui fracasser la tête à une Winchester pour la lui faire exploser. Réjouissant, n'est-il pas ? En tout cas, ça défoule.



Comme je l'ai déjà dit (et le fait que je prenne la peine d'écrire en témoigne), j'aime beaucoup ce jeu. Pourtant, il faut reconnaître que les différentes critiques émises ont lieu d'être. Premier constat, il est archi difficile à prendre en main. Des règles horriblement nombreuses et pas toujours très précises rendent l'improvisation impossible. C'est un jeu qu'il faut apprivoiser.
Dès réception, nous avons fait une partie test avec Mike. Normalement, il faut être quatre au minimum, alors nous avons assumé deux personnages chacun. Pourtant, si nous avons eu quelques difficultés avec les premiers tours, je dois admettre qu'on s'est vite pris au jeu des dissimulations et du lynchage, malgré quelques boulettes de débutants. Les parties sont plutôt longues (notre partie test a duré deux heures) mais heureusement pour nous, on ne s'est pas ennuyés.

En fait il faut perdre sa virginité à
London. Au début, on ne sait pas trop quoi faire, on se lance des regards gênés en se demandant si l'autre va nous aider, s'il sait comment s'y prendre. On commence avec hésitation, des gestes peu assurés, et on se demande si on est bien sur la bonne voie. Et puis petit à petit on se met à l'aise, et on prend peu à peu les choses en main. Plus ça va et plus on se débrouille, et on y prend même du plaisir. Quand on a enfin compris et qu'on a réussi à mener à bien une partie, c'est carrément jouissif.
Mais, pour rester dans la métaphore, ce qui rend le jeu particulièrement intéressant, du moins selon moi, ce sont vraiment les partenaires. Si on se retrouve avec des gens peu motivés et pas vraiment dans le coup, on s'ennuie vite et ça peu être très pénible.

Du coup, il est vraiment impossible de jouer si parmi les joueurs personne n'est vraiment calé sur les règles. Dans mon cas ce n'est plus un problème : j'ai bûché comme il fallait, et je sers de base solide à l'assemblée. Mais bon, prenez ma soeur qui n'a jamais lu la moindre règle de jeu, elle a attendu trois mois que je vienne lui rendre visite pour inviter ses amis afin que je leur apprenne à jouer !

D'autres côtés négatifs viennent un peu entacher l'idée qu'on peut avoir de ce jeu. Certaines règles de base pas vraiment au point, un plateau magnifique mais pas ultra pratique à cause de cases minuscules, un matériel qui n'est pas de la meilleure qualité (les cartes s'usent assez rapidement malgré le soin que j'apporte à mes jeux) et
last but not least, une règle pas très bien rédigée (mention spéciale pour l'extension aux nombreuses fautes d'orthographe et autres bourdes). En gros, je suis la première à l'admettre, ce jeu n'est pas super au point au niveau matériel, et aurait pu être davantage testé avant sa sortie. Ce sont des petits détails, mais au prix où il est vendu, on est quand même en droit d'espérer un truc irréprochable.
Aussi, et pour ces détails "futiles", je ne vous conseillerais pas de l'acheter sans l'avoir testé au préalable. Et dans tous les cas, pas au prix fort (préférez pour cela les occasions que propose le net).



Mais, ceci étant dit, ces défauts se surpassent assez bien quand on est dans l'ambiance. Si on aime le bluff, si on aime les alliances et les trahisons, si on aime la dissimulation, les retournements de situation, ou tout simplement si on aime le sang, il y a moyen de passer un très très bon moment ! Comme je le disais plus haut, on organise des parties régulières à la maison, ma soeur aînée ne veut jouer qu'à ça, je viens d'acheter l'extension et on a déjà des candidats pour y jouer le plus vite possible donc en tout cas, si vous ne l'achetez pas, vous savez qu'il y a moyen de venir le tester chez moi :p

Au final
London, c'est un peu comme cet ami bizarre qu'on a connu un peu par hasard, et dont on ne sait pas comment le présenter à son groupe d'amis habituels. On a beau l'adorer, on sait qu'il est un peu difficile à percer dans un premier temps. Alors il faut bien prendre le temps d'en parler, avant, puis l'accompagner lors de sa première rencontre avec le reste de la troupe, ne pas hésiter à anticiper les questions des autres et tout se dire, sans rien se cacher. Et normalement ça se passe bien.

Maintenant, je vous attends à la maison pour une petite partie ! (on n'a jamais fini de recruter des joueurs... :p)