Il y a 4 semaines
9/27/2008
And The Winner Is...
Si toi aussi, tu te sens l'âme d'un papillon de lumière....
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S'il te plaît, ne reviens jamais ici ! xD
9/24/2008
As It Is, It Happens
"It was the French way. If you want a dream, you go to dream school and get your diploma in dreams."
Stephen Clarke, Merde happens.
9/23/2008
Miscellanea
Parce que tout ne vaut pas un post, mais qu'un ensemble de petites choses méritent peut-être d'être jetées comme ça, pêle-mêle.
Il y a les discussions essentielles dont on ne peut se passer si on veut saisir sa chance,
Il y a les discussions qu'on n'aurait jamais dû avoir à affronter,
Il y a la finale de Koh Lanta et son lot de méchancetés.
Il y a un deuxième anniversaire qui passe inaperçu,
Il y a ces vieux fantômes dont on commence à se débarrasser,
Il y a les autres, qui tentent désespérément de s'accrocher.
Il y a de grandes questions concernant mon Avenir avec un grand A qui se posent,
Il y a le deuil de mon rayon de soleil du matin à encaisser,
Il y a aussi mon premier vrai (et peut-être le seul qui sait ?) poste en tant que prof à préparer.
Il y a ces gens qui me disent que je suis magnifique (mais je me méfie, ils font partie de l'axe du mal !),
Il y a ces gens qui sont passés en coup de vent dans ma vie, seulement pour m'aider,
Il y a que je suis folle. Folle amoureuse, et c'est ce qui me fait avancer.
Il y a la malédiction de l'imprimante qui fait son come-back,
Il y a les gens qu'on n'attendrait pas, mais qui pourtant sont là,
Il y a les gens qui vous montrent chaque jours qu'ils ne vous oublient pas.
La vie réserve son lot de petits événements, tout petits événements qui prennent pourtant par moment une grande importance. Je ne peux pas tous les raconter, et puis en plus ce n'est vraiment intéressant que pour moi. Il y a peut-être des choses qui ne sont pas faites pour être partagées.
Des "Il y a" comme ceux-ci, il y en a tous les jours. Je crois que tout est beaucoup trop important à mes yeux. Qu'il faudrait que j'apprenne la mesure.
Je crois que je suis déjà trop vieille pour ça.
Comme je le suis pour dire "chocolatine" et pas "pain au chocolat" :p
Il y a des choses qui ne changent pas.
(et peut-être qu'on les aime pour ça)
Il y a les discussions essentielles dont on ne peut se passer si on veut saisir sa chance,
Il y a les discussions qu'on n'aurait jamais dû avoir à affronter,
Il y a la finale de Koh Lanta et son lot de méchancetés.
Il y a un deuxième anniversaire qui passe inaperçu,
Il y a ces vieux fantômes dont on commence à se débarrasser,
Il y a les autres, qui tentent désespérément de s'accrocher.
Il y a de grandes questions concernant mon Avenir avec un grand A qui se posent,
Il y a le deuil de mon rayon de soleil du matin à encaisser,
Il y a aussi mon premier vrai (et peut-être le seul qui sait ?) poste en tant que prof à préparer.
Il y a ces gens qui me disent que je suis magnifique (mais je me méfie, ils font partie de l'axe du mal !),
Il y a ces gens qui sont passés en coup de vent dans ma vie, seulement pour m'aider,
Il y a que je suis folle. Folle amoureuse, et c'est ce qui me fait avancer.
Il y a la malédiction de l'imprimante qui fait son come-back,
Il y a les gens qu'on n'attendrait pas, mais qui pourtant sont là,
Il y a les gens qui vous montrent chaque jours qu'ils ne vous oublient pas.
La vie réserve son lot de petits événements, tout petits événements qui prennent pourtant par moment une grande importance. Je ne peux pas tous les raconter, et puis en plus ce n'est vraiment intéressant que pour moi. Il y a peut-être des choses qui ne sont pas faites pour être partagées.
Des "Il y a" comme ceux-ci, il y en a tous les jours. Je crois que tout est beaucoup trop important à mes yeux. Qu'il faudrait que j'apprenne la mesure.
Je crois que je suis déjà trop vieille pour ça.
Comme je le suis pour dire "chocolatine" et pas "pain au chocolat" :p
Il y a des choses qui ne changent pas.
(et peut-être qu'on les aime pour ça)
9/18/2008
No, He Doesn't F****** Exist
C'est marrant, comme ce blog est de moins en moins fidèle à ce que j'avais décidé d'en faire au départ.
(Oui, je parle d'un blog unique parce qu'au final, le changement de plateforme n'est qu'un incident technique)
A l'origine, ça fera bientôt deux ans, j'avais beaucoup plus de disponibilité. Par conséquent, j'avais décidé d'essayer de refléter au maximum ce que j'étais, ce que je pensais. En essayant de ne rien omettre d'essentiel, de ne pas faire de choix pour donner à mes éventuels lecteurs une image faussée de moi.
Seulement, je n'ai plus forcément le temps quand j'ai envie, et plus forcément l'envie quand j'ai le temps.
Du coup, il y a plein de choses qui passent sous silence.
Pour tout dire, hier et avant-hier j'avais envie de parler un peu de ma "pré-rentrée" en tant que tutrice à Albi, parce que ça avait évoqué pas mal de choses chez moi. Du positif en plus. Mais je n'ai pas vraiment eu le temps, et l'envie est passée.
Et puis aujourd'hui, si je me mets à écrire, c'est pour quelque chose de beaucoup plus grave. De beaucoup plus triste. Enfin, je crois.
Du coup, je vais recommencer à passer pour une dépressive chronique parce que je viens raconter mes problèmes et que j'omets de parler de mes petits plaisirs simples du quotidien. Mais enfin, c'est comme ça.
Panta rei.
Ça n'a jamais été aussi vrai qu'aujourd'hui.
Aujourd'hui est le jour de la perte de mes illusions de jeunesse. C'est dur à dire, quand on n'a que vingt ans (j'en profite pour le dire, parce que ça ne va pas durer longtemps, je suis vieiiiiiilleuh).
Quand on est jeune, on est plein de rêve, plein d'idéaux. On n'a que des bonnes intentions et on se dit que le monde peut changer, qu'il va changer.
On se dit que si on veut, on peut. Que si on se prend en main, les choses bougent.
Alors on parle avec des gens plus âgés, qui nous disent que tout ça, ce ne sont que des rêves d'enfant, qu'on comprendra quand on sera plus grand.
On s'en fout, on n'y croit pas. On se dit que ce qui était valable à leur époque ne le sera plus à la nôtre, si on le veut assez fort. Qu'est-ce qu'ils en savent après tout, ces vieux ? Ils ont vécu, ils ont connu des choses, mais ce n'est pas pour autant que ce qu'ils disent s'appliquent à notre monde.
Les choses changent, les choses peuvent changer.
Puis un jour, comme aujourd'hui, on prend un coup de massue. Du genre de la massue des brutes, qui te bouffe 50 points de vie d'un coup.
On se rend compte que non, le prince et la princesse won't live happily ever after. On se rend compte au passage que de toute façon, les princes et les princesses, ça n'existe pas.
On a envie d'hiberner, pour ne plus regarder en face ce monde qui nous horrifie.
On se réveille d'un très joli rêve pour atterrir dans un endroit sombre qu'on appelle la vie.
Je ne suis pas devenue ultra pessimiste. Je sais toujours savourer ces simples plaisirs de la vie que sont un sourire, un fou rire ou un baiser tendre.
Je crois simplement que j'ai perdu mes grands rêves, mes grands espoirs.
Plus dure sera la chute.
C'est ce qu'ils disaient, tous ces vieux.
(Oui, je parle d'un blog unique parce qu'au final, le changement de plateforme n'est qu'un incident technique)
A l'origine, ça fera bientôt deux ans, j'avais beaucoup plus de disponibilité. Par conséquent, j'avais décidé d'essayer de refléter au maximum ce que j'étais, ce que je pensais. En essayant de ne rien omettre d'essentiel, de ne pas faire de choix pour donner à mes éventuels lecteurs une image faussée de moi.
Seulement, je n'ai plus forcément le temps quand j'ai envie, et plus forcément l'envie quand j'ai le temps.
Du coup, il y a plein de choses qui passent sous silence.
Pour tout dire, hier et avant-hier j'avais envie de parler un peu de ma "pré-rentrée" en tant que tutrice à Albi, parce que ça avait évoqué pas mal de choses chez moi. Du positif en plus. Mais je n'ai pas vraiment eu le temps, et l'envie est passée.
Et puis aujourd'hui, si je me mets à écrire, c'est pour quelque chose de beaucoup plus grave. De beaucoup plus triste. Enfin, je crois.
Du coup, je vais recommencer à passer pour une dépressive chronique parce que je viens raconter mes problèmes et que j'omets de parler de mes petits plaisirs simples du quotidien. Mais enfin, c'est comme ça.
Panta rei.
Ça n'a jamais été aussi vrai qu'aujourd'hui.
Aujourd'hui est le jour de la perte de mes illusions de jeunesse. C'est dur à dire, quand on n'a que vingt ans (j'en profite pour le dire, parce que ça ne va pas durer longtemps, je suis vieiiiiiilleuh).
Quand on est jeune, on est plein de rêve, plein d'idéaux. On n'a que des bonnes intentions et on se dit que le monde peut changer, qu'il va changer.
On se dit que si on veut, on peut. Que si on se prend en main, les choses bougent.
Alors on parle avec des gens plus âgés, qui nous disent que tout ça, ce ne sont que des rêves d'enfant, qu'on comprendra quand on sera plus grand.
On s'en fout, on n'y croit pas. On se dit que ce qui était valable à leur époque ne le sera plus à la nôtre, si on le veut assez fort. Qu'est-ce qu'ils en savent après tout, ces vieux ? Ils ont vécu, ils ont connu des choses, mais ce n'est pas pour autant que ce qu'ils disent s'appliquent à notre monde.
Les choses changent, les choses peuvent changer.
Puis un jour, comme aujourd'hui, on prend un coup de massue. Du genre de la massue des brutes, qui te bouffe 50 points de vie d'un coup.
On se rend compte que non, le prince et la princesse won't live happily ever after. On se rend compte au passage que de toute façon, les princes et les princesses, ça n'existe pas.
On a envie d'hiberner, pour ne plus regarder en face ce monde qui nous horrifie.
On se réveille d'un très joli rêve pour atterrir dans un endroit sombre qu'on appelle la vie.
Je ne suis pas devenue ultra pessimiste. Je sais toujours savourer ces simples plaisirs de la vie que sont un sourire, un fou rire ou un baiser tendre.
Je crois simplement que j'ai perdu mes grands rêves, mes grands espoirs.
Plus dure sera la chute.
C'est ce qu'ils disaient, tous ces vieux.
9/15/2008
There Is A Time For Everything
J'aime bien regarder Toute une histoire, l'émission de Delarue.
Il y a juste des jours où beeeeen c'est pas le jour :D
Il y a juste des jours où beeeeen c'est pas le jour :D
9/13/2008
I Won't Say (I'm In Love)
Il y a quelques jours de ça, J'ai récupéré par l'intermédiaire d'un geek bien intentionné les chansons du dessin animé de Disney Hercule.
J'adore ce dessin animé, et toutes les chansons sont vraiment géniales. Mais parmi elles, une peut-être résonne un peu particulièrement à mes oreilles...
J'adore ce dessin animé, et toutes les chansons sont vraiment géniales. Mais parmi elles, une peut-être résonne un peu particulièrement à mes oreilles...
MEGARA : S'il y a un prix pour manque de jugement,
Je crois que j'ai le ticket gagnant !
Nul homme ne vaut de souffrir autant,
C'est de l'histoire ancienne,
Je jette, j'enchaîne !
MUSES : Qui crois-tu donc tromper,
Ton cœur en feu est amoureux.
N'essaies pas de cacher,
La passion qu'on lit dans tes yeux.
Pourquoi donc le nier,
Il t'a envoûté, il t'a ensorcelé !
MEGARA : Non, non, jamais je ne le dirai !
Non, non !
MUSES : Ton cœur soupire,
Pourquoi mentir ? Oh, oh !
MEGARA : C'est trop banal d'être sentimentale...
J'avais pourtant appris la leçon,
Mon cœur connaissait la chanson.
Mais tout vacille, accroche-toi ma fille !
T'as le cœur trop fragile,
Évite les idylles !
MUSES : Pourquoi nier, c'est dément,
Le tourment de tes sentiments ?
Remballes ton compliment,
Quand tu mens c'est passionnément !
Tu l'aimes, et c'est normal,
La passion t'emballe,
Et ça fait très, très, très, très mal !
MEGARA : Non, non, jamais je n'avouerai !
Non, non !
MUSES : Même si tu nies,
Tu souris car tu l'aimes.
MEGARA : Laissez tomber, je ne suis pas amoureuse !
MUSES : Lis sur nos lèvres,
Lis ton cœur, car tu l'aimes !
MEGARA : Jamais, jamais je ne vous dirai...
MUSES : Jamais, jamais, non !
MEGARA : Jamais, jamais, je n'oserai !
MUSES : C'est pas la peine d'hésiter car tu l'aimes !
MEGARA : Oh, Oserai-je un jour t'avouer comme je t'aime ?
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J'ai toujours beaucoup aimé ce dessin animé, même si la première fois que j'en ai vu la bande annonce au cinéma, je fus plutôt rebutée par ce que je voyais. Il faut me comprendre aussi que ça faisait déjà longtemps que je m'intéressais à la mythologie. Ainsi, lorsque le film est sorti en 1997 je n'avais pas encore dix ans (je les ai eus au moment de la sortie en VHS à vrai dire) et si je ne connaissais pas encore tout sur le bout des doigts, j'avais suffisamment de lectures du Mythologie d'Edith Hamilton derrière moi pour savoir que ce dessin animé, mythologiquement parlant, c'était un ramassis de conneries. En plus je trouvais les dessins bizarres. Il faut dire aussi que le côté stylisé rappelant les amphores grecques était une innovation chez Disney à l'époque.
Enfin bon, comme pour tous les films de Disney, ma mère nous a emmenées voir celui-là avec mes soeurs. Peut-être pas la grande qui avait dans les treize ans et qu'en général, c'est les âges où on cherche à cacher qu'on regarde des dessins animés pour enfants, histoire de faire cool au collège.
Ceci dit savoir avec qui j'étais, ça n'a aucune importance.
J'ai toujours beaucoup aimé ce dessin animé donc, d'une part parce qu'il est plein d'humour, d'autre part parce que je crois que c'est la première fois qu'on découvrais dans un Disney un personnage comme Mégara. Un personnage doté d'une vraie profondeur psychologique, et en souffrance. Jusque là, avec des personnages comme Blanche-Neige, la Belle au bois dormant, Belle de la Belle et la Bête ou encore la Petite Sirène, on avait toujours plus ou moins le même profil : une princesse (si ce n'est par la naissance dans le cas de Belle, ça l'est par le coeur), une fille belle, gentille, aimable qui a tout pour plaire, victime de la jalousie pour les unes, à la recherche d'une identité pour les autres, où simplement là pour illustrer les qualités humaines les plus remarquables. Ce sont des personnages naturellement dotés qui ne vont qu'en progressant. Elle sont toutes, à leur manière, un modèle, un idéal.
Et bien sûr quand on parle d'idéal, on s'éloigne naturellement de la réalité.
Autant que je me souvienne, j'ai toujours eu conscience de la différence entre les deux. J'étais un enfant joueuse et curieuse, mais triste.
Du coup ma "rencontre" avec Mégara ne fut pas anodine.
Elle n'est rien de tout ce que j'ai décrit au dessus. Dès les premières images où on la découvre, elle apparaît séductrice, distante, cynique. très vite, on apprend qu'elle est complice du méchant du film. Seulement, à la différence des autres méchants de Disney, on apprend pourquoi. On apprend que c'est à cause d'un sacrifice pour sauver celui qu'elle aime, qui a fini à se barrer avec une autre.
Vlan.
A la différence des autres héroïnes de Disney, celle-ci a un passé. Et un passé douloureux. c'est un ange déchu, en quelques sortes. Quand les autres découvrent le monde ou chantent avec les oiseaux en toute innocence, celle-ci connaît les déboires du vrai monde. Elle, elle n'a pas eu la chance de connaître une fin en "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants." Du moins, pas du premier coup.
Peut-être que tout ça vient de mon éducation, et de ce que j'ai pu voir à la maison. J'avais déjà subi quelques déboires sentimentaux, mais de quels genre sont-ils quand on n'a que dix ans ?
Tout ça pour dire que j'ai capté tout de suite que cette fille-là, Mégara, elle avait quelque chose de différent. Quelque chose de triste. Quelque chose de vrai.
A la maison, on a vraiment été élevées dans la culture Disney. On connaît les chansons, les films et les personnages par coeur. Et pas parce qu'on a bonne mémoire, mais parce qu'on a beaucoup regardé ces films, et qu'on les regarde encore parfois.
Hercule, je l'ai regardé souvent.
Et au fur et à mesure des années, ma vie s'est un peu plus rapprochée de celle de Mégara. Mes déboires résonnaient étrangement comme les siens. Et plus le temps passait, plus j'entendais cette chanson comme si elle avait été écrite pour moi. Je crois qu'en fait, je ne me suis jamais sentie aussi réellement proche d'un personnage de dessin animé.
En fait, ça serait peut-être toujours le cas si je n'avais pas rencontré, il y a trois ans maintenant, celui que j'appelle affectueusement ma Boule de Gum.
Dans son monologue, Otis-Edouard Baer (d'Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre) dit que la vie, c'est avant tout des rencontres. Sans doute est-ce vrai. Florian, il a joué le rôle des Muses pour moi. Il ne manquait plus que la petite statuette de Cupidon. Pour ça, il faudra attendre un peu plus d'un an, presque deux en fait, et tomber sur Géraldine.
Aujourd'hui, ou pour le moment, je suis peut-être plus proche de la Mégara de la fin du film.
Il y avait la génération Casimir et Club Dorothée. Même si j'ai connu tout ça, je crois que je suis définitivement de la génération Disney.
Enfin bon, comme pour tous les films de Disney, ma mère nous a emmenées voir celui-là avec mes soeurs. Peut-être pas la grande qui avait dans les treize ans et qu'en général, c'est les âges où on cherche à cacher qu'on regarde des dessins animés pour enfants, histoire de faire cool au collège.
Ceci dit savoir avec qui j'étais, ça n'a aucune importance.
J'ai toujours beaucoup aimé ce dessin animé donc, d'une part parce qu'il est plein d'humour, d'autre part parce que je crois que c'est la première fois qu'on découvrais dans un Disney un personnage comme Mégara. Un personnage doté d'une vraie profondeur psychologique, et en souffrance. Jusque là, avec des personnages comme Blanche-Neige, la Belle au bois dormant, Belle de la Belle et la Bête ou encore la Petite Sirène, on avait toujours plus ou moins le même profil : une princesse (si ce n'est par la naissance dans le cas de Belle, ça l'est par le coeur), une fille belle, gentille, aimable qui a tout pour plaire, victime de la jalousie pour les unes, à la recherche d'une identité pour les autres, où simplement là pour illustrer les qualités humaines les plus remarquables. Ce sont des personnages naturellement dotés qui ne vont qu'en progressant. Elle sont toutes, à leur manière, un modèle, un idéal.
Et bien sûr quand on parle d'idéal, on s'éloigne naturellement de la réalité.
Autant que je me souvienne, j'ai toujours eu conscience de la différence entre les deux. J'étais un enfant joueuse et curieuse, mais triste.
Du coup ma "rencontre" avec Mégara ne fut pas anodine.
Elle n'est rien de tout ce que j'ai décrit au dessus. Dès les premières images où on la découvre, elle apparaît séductrice, distante, cynique. très vite, on apprend qu'elle est complice du méchant du film. Seulement, à la différence des autres méchants de Disney, on apprend pourquoi. On apprend que c'est à cause d'un sacrifice pour sauver celui qu'elle aime, qui a fini à se barrer avec une autre.
Vlan.
A la différence des autres héroïnes de Disney, celle-ci a un passé. Et un passé douloureux. c'est un ange déchu, en quelques sortes. Quand les autres découvrent le monde ou chantent avec les oiseaux en toute innocence, celle-ci connaît les déboires du vrai monde. Elle, elle n'a pas eu la chance de connaître une fin en "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants." Du moins, pas du premier coup.
Peut-être que tout ça vient de mon éducation, et de ce que j'ai pu voir à la maison. J'avais déjà subi quelques déboires sentimentaux, mais de quels genre sont-ils quand on n'a que dix ans ?
Tout ça pour dire que j'ai capté tout de suite que cette fille-là, Mégara, elle avait quelque chose de différent. Quelque chose de triste. Quelque chose de vrai.
A la maison, on a vraiment été élevées dans la culture Disney. On connaît les chansons, les films et les personnages par coeur. Et pas parce qu'on a bonne mémoire, mais parce qu'on a beaucoup regardé ces films, et qu'on les regarde encore parfois.
Hercule, je l'ai regardé souvent.
Et au fur et à mesure des années, ma vie s'est un peu plus rapprochée de celle de Mégara. Mes déboires résonnaient étrangement comme les siens. Et plus le temps passait, plus j'entendais cette chanson comme si elle avait été écrite pour moi. Je crois qu'en fait, je ne me suis jamais sentie aussi réellement proche d'un personnage de dessin animé.
En fait, ça serait peut-être toujours le cas si je n'avais pas rencontré, il y a trois ans maintenant, celui que j'appelle affectueusement ma Boule de Gum.
Dans son monologue, Otis-Edouard Baer (d'Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre) dit que la vie, c'est avant tout des rencontres. Sans doute est-ce vrai. Florian, il a joué le rôle des Muses pour moi. Il ne manquait plus que la petite statuette de Cupidon. Pour ça, il faudra attendre un peu plus d'un an, presque deux en fait, et tomber sur Géraldine.
Aujourd'hui, ou pour le moment, je suis peut-être plus proche de la Mégara de la fin du film.
Il y avait la génération Casimir et Club Dorothée. Même si j'ai connu tout ça, je crois que je suis définitivement de la génération Disney.
9/10/2008
Countries Have Been To War Because They Misinterpreted One Another
Depuis que j'ai posté mon dernier message disant que je n'allais pas si mal que ça, des gens osent enfin venir me parler du précédent que j'avais poétiquement intitulé "Like An Empty Shell".
Et je me rends compte qu'au final, le principal intéressé comme les autres, personne ne l'avait compris comme il fallait. Ou plutôt, tout le monde l'a compris de la façon la plus logique qui soit, la façon dont je l'aurais moi-même compris si je ne l'avais pas écrit.
Seulement ce n'était pas du tout, du tout comme je l'avais pensé.
A la première remarque je me suis dit que c'était l'autre qui n'avait pas compris, que ce n'était pas grave. A la seconde et à la troisième j'ai commencé à fortement me demander si le problème ne venait pas de moi. A la quatrième ça s'est confirmé. Parce qu'après quelques jours, j'avais le recul nécessaire.
Ceux qui ont suivi mon ancien blog et qui sont peut-être toujours là savent que je suis une adepte du pavé explicatif. De la dissertation émotionnelle. Du radotage sentimental. Que jusque là, j'ai toujours posté plus ou moins long, selon jugement, mais surtout détaillé. Pour me comprendre, pour me faire comprendre. C'était ça, le contrat initial.
Puis la vie a fait que j'en ai eu moins le temps, moins l'envie, moins le besoin peut-être.
Toujours est-il que cette même vie depuis quelques temps s'amuse à mes dépends, me faisant passer d'un état à l'autre, d'une humeur à l'autre.
Je n'ai plus forcément envie d'écrire. Je crois que j'ai juste besoin de parler. Ou qu'on me parle plutôt. En fait, je suis prise entre deux vents contraires : l'un me pousse à progresser, l'autre m'en empêche.
Je suis prise dans un des travers féminins les plus répandus, paraît-il, qui est le besoin vital de verbalisation.
Il y a des périodes où on a envie de faire passer des choses, de les communiquer, de les faire comprendre. On a ce besoin viscéral de faire comprendre aux autres ce qui nous ronge, ce qui nous brûle.
En même temps -et c'est bien là le paradoxe- on n'aimerait bien ne pas avoir à le dire. On aimerait bien le transmettre autrement. On aimerait bien que ça sorte par la bouche des autres.
En fait, j'imagine que ne pas avoir à le dire, mais l'entendre venir des autres, ça le légitimise, ça le justifie. Ce qu'on ressent n'est pas complètement ahurissant ou déplacé, puisque si les autres peuvent le dire, c'est qu'il le connaissent, c'est qu'ils savent que ça existe.
C'est aussi que la charge est lourde, et que parfois on n'arrive même pas à la tenir à bout de bras, pour la donner à quelqu'un qui serait capable de la porter pour nous -du moins en partie. Alors ça soulage, de voir que cette personne s'est rendue compte de la difficulté, et arrive à l'attraper toute seule.
En fait, que les autres mettent sur vos émotions des mots qui leurs correspondent sans même que vous n'ayez eu à leur en parler montre à quel point ils vous comprennent. Finalement, on ne cherche souvent rien de plus.
Il m'arrive parfois, pour illustrer un propos, d'utiliser des images un peu farfelues. Le meilleur exemple de ce phénomène est le titre que je donne à mes posts. Ceci dit, on peut très bien comprendre le post sans comprendre le titre.
Le problème vient des images utilisées seules. Parce que si on ne les comprend pas, et bien on ne comprend rien. C'est un peu l'écueil que j'ai heurté la dernière fois.
Finalement, peut-être que je ne suis pas faite pour les courts posts.
Désolée, j'aurais essayé :p
Et je me rends compte qu'au final, le principal intéressé comme les autres, personne ne l'avait compris comme il fallait. Ou plutôt, tout le monde l'a compris de la façon la plus logique qui soit, la façon dont je l'aurais moi-même compris si je ne l'avais pas écrit.
Seulement ce n'était pas du tout, du tout comme je l'avais pensé.
A la première remarque je me suis dit que c'était l'autre qui n'avait pas compris, que ce n'était pas grave. A la seconde et à la troisième j'ai commencé à fortement me demander si le problème ne venait pas de moi. A la quatrième ça s'est confirmé. Parce qu'après quelques jours, j'avais le recul nécessaire.
Ceux qui ont suivi mon ancien blog et qui sont peut-être toujours là savent que je suis une adepte du pavé explicatif. De la dissertation émotionnelle. Du radotage sentimental. Que jusque là, j'ai toujours posté plus ou moins long, selon jugement, mais surtout détaillé. Pour me comprendre, pour me faire comprendre. C'était ça, le contrat initial.
Puis la vie a fait que j'en ai eu moins le temps, moins l'envie, moins le besoin peut-être.
Toujours est-il que cette même vie depuis quelques temps s'amuse à mes dépends, me faisant passer d'un état à l'autre, d'une humeur à l'autre.
Je n'ai plus forcément envie d'écrire. Je crois que j'ai juste besoin de parler. Ou qu'on me parle plutôt. En fait, je suis prise entre deux vents contraires : l'un me pousse à progresser, l'autre m'en empêche.
Je suis prise dans un des travers féminins les plus répandus, paraît-il, qui est le besoin vital de verbalisation.
Il y a des périodes où on a envie de faire passer des choses, de les communiquer, de les faire comprendre. On a ce besoin viscéral de faire comprendre aux autres ce qui nous ronge, ce qui nous brûle.
En même temps -et c'est bien là le paradoxe- on n'aimerait bien ne pas avoir à le dire. On aimerait bien le transmettre autrement. On aimerait bien que ça sorte par la bouche des autres.
En fait, j'imagine que ne pas avoir à le dire, mais l'entendre venir des autres, ça le légitimise, ça le justifie. Ce qu'on ressent n'est pas complètement ahurissant ou déplacé, puisque si les autres peuvent le dire, c'est qu'il le connaissent, c'est qu'ils savent que ça existe.
C'est aussi que la charge est lourde, et que parfois on n'arrive même pas à la tenir à bout de bras, pour la donner à quelqu'un qui serait capable de la porter pour nous -du moins en partie. Alors ça soulage, de voir que cette personne s'est rendue compte de la difficulté, et arrive à l'attraper toute seule.
En fait, que les autres mettent sur vos émotions des mots qui leurs correspondent sans même que vous n'ayez eu à leur en parler montre à quel point ils vous comprennent. Finalement, on ne cherche souvent rien de plus.
Il m'arrive parfois, pour illustrer un propos, d'utiliser des images un peu farfelues. Le meilleur exemple de ce phénomène est le titre que je donne à mes posts. Ceci dit, on peut très bien comprendre le post sans comprendre le titre.
Le problème vient des images utilisées seules. Parce que si on ne les comprend pas, et bien on ne comprend rien. C'est un peu l'écueil que j'ai heurté la dernière fois.
Finalement, peut-être que je ne suis pas faite pour les courts posts.
Désolée, j'aurais essayé :p
9/08/2008
The Swimming Pool Theory
Rassurez-vous les gens, je ne me suis pas encore jetée sous un train !
Déjà parce que si je voulais mettre fin à mes jours, je choisirais un autre moyen, parce que s'il faut attendre que le train se décide à arriver... on n'a pas fini xD
Je crois que je fais simplement des crises de mélancolie. Puissantes, mais heureusement passagères.
Je tourne un peu lunatique aussi. Moi naturellement si calme et pondérée. Ça me change un peu, mais enfin, rien d'insurmontable.
Aujourd'hui je suis contente, parce que j'ai enfin reçu le cadeau que j'avais commandé pour le Noël de ma Guimauve (et oui, je m'y prends à l'avance :p).
Pour ceux qui savent ce que c'est chuuuut ^^
En fait ce qui est bien avec moi, c'est qu'il me faut pas grand chose pour aller mieux (et heureusement !).
Demain, c'est le jour de retrait des dossiers d'inscriptions à la fac du Mirail.
En attendant, je geek joyeusement sur mon nouveau jeu, Fable (bon, je l'ai depuis quelques temps, mais vu que j'ai dû recommencer quatre fois le début à cause d'un système de sauvegarde merdique, j'avais un peu lâché l'affaire ^^).
Enfin voilà, un post sans réel objet, si ce n'est rassurer ceux qui se seraient inquiétés. Quand ça va mal, c'est violent, mais ça ne dure jamais très longtemps :)
Déjà parce que si je voulais mettre fin à mes jours, je choisirais un autre moyen, parce que s'il faut attendre que le train se décide à arriver... on n'a pas fini xD
Je crois que je fais simplement des crises de mélancolie. Puissantes, mais heureusement passagères.
Je tourne un peu lunatique aussi. Moi naturellement si calme et pondérée. Ça me change un peu, mais enfin, rien d'insurmontable.
Aujourd'hui je suis contente, parce que j'ai enfin reçu le cadeau que j'avais commandé pour le Noël de ma Guimauve (et oui, je m'y prends à l'avance :p).
Pour ceux qui savent ce que c'est chuuuut ^^
En fait ce qui est bien avec moi, c'est qu'il me faut pas grand chose pour aller mieux (et heureusement !).
Demain, c'est le jour de retrait des dossiers d'inscriptions à la fac du Mirail.
En attendant, je geek joyeusement sur mon nouveau jeu, Fable (bon, je l'ai depuis quelques temps, mais vu que j'ai dû recommencer quatre fois le début à cause d'un système de sauvegarde merdique, j'avais un peu lâché l'affaire ^^).
Enfin voilà, un post sans réel objet, si ce n'est rassurer ceux qui se seraient inquiétés. Quand ça va mal, c'est violent, mais ça ne dure jamais très longtemps :)
9/06/2008
Like An Empty Shell
Moi qui ai des tendances très animistes, je me suis souvent demandé ce que pouvait ressentir une pauvre huître vide quand un pécheur tout à fait trivial, après avoir peiné à la décrocher de son rocher et s'être aperçu de son état, la jetait instinctivement au loin dans la mer pour repartir en quête d'un coquillage plus garni.
C'est déjà pas facile d'être vide (ben ouais, les autres à l'école des huîtres, elles ont dû se foutre de sa gueule), en plus on vous balance au loin sans aucune forme de compassion.
Et bien maintenant je sais.
Et dieux que ça fait mal, d'aimer autant.
Now Playing : dEUS - 7 days, 7 weeks
C'est déjà pas facile d'être vide (ben ouais, les autres à l'école des huîtres, elles ont dû se foutre de sa gueule), en plus on vous balance au loin sans aucune forme de compassion.
Et bien maintenant je sais.
Et dieux que ça fait mal, d'aimer autant.
Now Playing : dEUS - 7 days, 7 weeks
9/04/2008
9/03/2008
A Storm Is Not The Weather
Ce matin, je me suis levée avec le cœur un peu serré. Très serré en fait.
J'avais dans l'idée de venir poster quelque chose dans le ton de mon humeur ici. C'est à dire pas brillant.
Et puis je suis tombée sur ça :
envoyé par mouche45
J'avais dans l'idée de venir poster quelque chose dans le ton de mon humeur ici. C'est à dire pas brillant.
Et puis je suis tombée sur ça :
envoyé par mouche45
Parfois, je me demande ce que je deviendrais sans le net xD
Eh, psssst, vous n'êtes pas fiers de moi ? J'ai quand même réussi à poster une vidéo quoi ^^
9/02/2008
Save My Brain
Comme vous pouvez le constater, un petit nouveau a fait son apparition dans la rubrique "Other Gardens."
Certains lecteurs assidus auront remarqué également l'arrivée datant d'il y a plusieurs jours du Donjon de Naheulbeuk, mais je n'ai pas cru nécessaire d'éditer un quelconque commentaire à ce sujet :D
Mais revenons-en à Save My Brain donc.
Save My Brain, pour ce que j'ai pu en lire pour le moment, c'est un magazine féminin en ligne complètement loufoque et décalé, et contrairement à ce qu'on pourrait penser, les hommes ne sont pas exclus du casting :D
J'ai découvert ce magazine grâce à la publicité qu'en faisait Tillia sur sa page Facebook, j'ai donc décidé d'aller y jeter un œil.
Quand même, c'est beau Facebook, parfois.
Et c'est marrant, parce que dans le dernier numéro de Save My Brain, qui célèbre la première année d'existence du magazine, il y a justement un article très amusant, et sans doute très vrai, qui concerne Facebook.
-> click forward (xD)
En lisant cet article, j'ai retrouvé énormément de choses sur mon approche personnelle de ce site, des détails plutôt comiques comme des tendances parfois un peu malsaines.
Mais d'abord, petit flashback, et quelques explications.
La première fois que j'ai entendu parler de Facebook, ce fut par Basile qui en était devenu complètement addict. Il me racontait qu'il était devenu ami avec Jean-Pierre Raffarin et qu'il avait fait un test pour savoir s'il était plutôt tarte aux pommes ou plutôt jean Diesel (à peu de choses près) et dans un premier temps, je n'ai pas vraiment saisi l'intérêt du concept. Ainsi, malgré ses nombreuses recommandations, je rechignai à m'inscrire.
Puis, Facebook fut à l'origine d'un véritable buzz et en très peu de temps, j'en entendais parler de tous les côtés.
"Mais si, viens, c'est drôle, y'a plein de tests bidons à faire !"
Alors bon, question tests bidons, j'avais déjà mon compte sans Facebook, donc je ne suis toujours pas convaincue. Mais enfin, mes amis sont des geeks, je ne m'étonne plus de rien.
Jusqu'au jour où c'est ma sœur aînée qui s'y met, avec son meilleur ami. ils me parlent du dernier groupe auquel ils se sont inscrits, "La vie est trop courte pour apprendre l'allemand," et surtout de la dernière blague qui avait été faite à ma sœur. Cette dernière passait tout son temps libre au boulot sur Facebook, et un jour où elle avait laissé sa page ouverte en s'étant absentée, quelque farceur avait modifié pour elle son "Relationship Status," indiquant qu'elle était ouverte à toute proposition. Elle ne s'en est aperçue que plus tard, lorsque les invitations en tous genre ont commencé à arriver.
"Ah, parce qu'il faut mettre ça aussi ? Et tout le monde peut le voir ? C'est un Meetic gratuit quoi." (ou un PI xD)
Et puis, il y a eu un autre incident. Bien plus tard, un ami vient me parler sur MSN. Non, je ne suis pas sur Facebook, pourquoi ? Ah, tu as vu qu'elle s'était mise comme étant "in a relationship." Ben oui, j'en ai vaguement entendu parler...
Et la conversation continue sur la relationship de la jeune fille en question.
C'est à ce moment là que je me suis dit que ce Facebook, c'était un beau fouteur de merde. Parce que quoi qu'on fasse, tout le monde était immédiatement au courant.
Comment ? Ah, c'est marrant, ça permet de créer un contact ? Mais je ne veux pas de contact avec de purs étrangers moi. Et puis mes amis ont déjà mes adresse, numéro de portable ainsi que MSN, donc je n'en ai pas besoin, merci.
Pendant des mois j'ai résisté courageusement, encore et toujours à l'envahisseur Facebook. Jusqu'à ce qu'Anna arrive, insiste encore et encore.
Non merci, je n'ai pas envie de nourrir la curiosité malsaine des gens.
"Mais tu n'est pas obligée de tout remplir ! Tu peux cocher une option pour rendre ton profil privé"
Ben à quoi ça sert alors, de me faire mon petit profil pour moi toute seule ?
"Ben c'est marrant, y'a des gens du monde entier sur ce site, tu peux retrouver des copains de classe et tout !"
Je crois que c'est ce qui a fait tilt. Parce qu'un copain de classe disparu en particulier, il y en a un, que je cherche depuis à peu près dix ans. Bon, alors si on n'est pas obligé de mettre de renseignements sur sa vie privée, je veux bien tenter.
Et voilà comment je me suis fait avoir :D
Pour la petite histoire, ça m'a prit trois minutes de retrouver l'ami dont il était question plus haut, qui vivait depuis dix ans en Californie. Je pouvais toujours l'attendre sur Copains d'avant moi ! ^^
Comme décrit dans l'article de Save My Brain, j'ai commencé par regarder les profils des gens que je connaissais, pour voir à quoi ça ressemblait. J'ai tout de suite mis de côté tout ce qui concernait les informations personnelles. Tout juste ai-je mis une photo de moi, afin de pouvoir potentiellement être reconnue par d'éventuels amis d'enfance.
Je m'étais promis de ne pas tomber dans le piège des tests bidons et autres boîtes inutiles sur le profil. Mais bon, il fallait bien que je teste un peu cette nouvelle bestiole (j'ai une âme de testeuse, c'est comme ça). Mais très vite, je me rends compte que les tests proposés sont élaborés par tout le monde et n'importe qui, et qu'ils ne présentent aucun réel intérêt psychologique. Je mets donc tout cela de côté en ne laissant dans mon profil que quelques applications basiques : un album photo plutôt réduit, le récapitulatif de mon cursus et une bibliothèque pour l'essentiel.
Aux niveau des informations personnelles, je laisse mon pays de résidence ainsi que ma date de naissance, et ça suffira bien.
Alors les premiers jours, l'effet est saisissant. Ma boîte mail est constamment pleine. Je crois que mes amis m'envoient de gentils messages, mais non, ce ne sont que des alertes Facebook. Du coup j'y passe quotidiennement pour voir ce qu'il en est.
Et c'est là que les choses commencent à devenir intéressantes.
Très vite, je me suis rendue compte que parmi mes amis, certains postaient régulièrement des petites choses, des petites nouvelles d'eux dont ils ne parlaient pas nécessairement directement, ou qu'ils n'évoquaient pas dans leur blog. Je me suis donc dit que Facebook allait peut-être m'aider à avoir des nouvelles plus régulières de certaines personnes, plutôt cool non ?
Cela fait donc bien longtemps que je n'ai plus de réelle activité sur ce site (si ce n'est de m'inscrire de temps à autres à un groupe débile xD) sinon celle d'aller prendre des nouvelles de mes amis.
Vous l'apercevez déjà, le côté pervers ?
Parce qu'au lieu d'envoyer des messages ou de téléphoner, on a bien vite tendance à prendre les nouvelles à la source, et à tuer le dialogue.
Bon, alors dans mon cas ça n'a jamais été tout à fait vrai, parce que je suis bien trop bavarde et bien trop collante pour me contenter des quelques informations que Facebook peut nous donner.
Mais je m'aperçois que certaines personnes agissent comme ça.
Ce que j'ai pu constater, c'est que Facebook, de par sa facilité d'utilisation et sa visibilité, prend une part assez importante dans la vie de ses utilisateurs. Si bien que dès qu'il arrive quelque chose dans la vie des gens, la première chose qu'ils font dans certains cas, c'est d'aller l'afficher sur Facebook.
Notamment en ce qui concerne la situation sentimentale.
A ce propos, c'est bien la première chose que j'ai refusé de mettre sur mon profil. Parce qu'après tout, ce profil n'est accessible qu'aux gens que j'apprécie (les gens qui s'inscrivent dans les groupes du style "J'ai au moins une personne que je déteste sur mon Facebook" me font doucement rigoler. Je n'ai jamais compris pourquoi certains s'appliquent à garder dans leur entourage des gens qu'ils détestent. Enfin...). Du coup, ils connaissent déjà ma situation personnelle. Et ceux qui ne le savent pas, ben ils n'ont pas besoin de le savoir, ce n'est pas essentiel à leur vie. Pas que je le cache, mais si je n'ai pas été amenée à leur en parler, c'est qu'on n'est pas si proches que ça, et donc ça ne les regarde pas.
Je me souviens de mes années lycée, et de ma copine Mathilde. Mathilde était une grande amatrice de potins. Alors bien évidemment, elle connaissait tout le monde, et savait tout ce qui arrivait dans la vie de tout le monde en temps réel. Bien évidemment, je ne connaissais aucune des personnes dont elle me parlait, et par conséquent leur vie m'importait peu. les gens font bien ce qu'ils veulent.
Mais non, elle s'évertuait à me raconter tous les potins du lycée en détail. J'avais beau bien m'entendre avec elle, c'est une attitude que je n'ai jamais trop appréciée. Gossip for the sake of gossip, non merci.
Le problème, c'est qu'avec Facebook, qu'on veuille savoir les choses ou pas, si vos amis éditent leur profil, vous en êtes fatalement avertis.
Alors quand c'est une heureuse nouvelle, ça a tendance à moins choquer (quoi que). Seulement, c'est quand il s'agit de tristes événements que le bas blesse. Parce qu'en une seconde, tout le monde est au courant qu'untel et unetelle se sont séparés.
Mais pourquoi ? Comment ça se fait ? Qu'est-ce qui c'est passé ? C'est une blague ?
Ces question sont fatalement celles que tout le monde se pose. Tout le monde, même les gens bien intentionnés. Parce que c'est une question de logique humaine. Tout effet a ses causes.
Et là, une alternative :
-ou bien les personnes concernées sont assaillies par des amis qui parfois ne leur ont pas adressé la paroles depuis des mois, pour savoir ce qu'il s'est passé,
-ou bien les amis ainsi avertis commencent à se poser des questions les uns aux autres, et ça cancane dans tous les sens. Et ce, même si ce n'est pas du tout mal intentionné. Même si ce n'est que pour adresser des messages de compassion (quand le cas l'appelle).
Alors on pourrait dire tant pis.
Oui, tant pis pour ceux qui mettent de telles informations sur leur profil. Ils s'exposent eux-même au jugement des gens. La question est donc : pourquoi a-t-on ce besoin d'exposer sa vie (du moins, les éléments qu'on a envie d'en montrer) sur Facebook ?
Au final, la question est toujours la même qu'au départ.
A quoi ça sert, Facebook ?
Certains lecteurs assidus auront remarqué également l'arrivée datant d'il y a plusieurs jours du Donjon de Naheulbeuk, mais je n'ai pas cru nécessaire d'éditer un quelconque commentaire à ce sujet :D
Mais revenons-en à Save My Brain donc.
Save My Brain, pour ce que j'ai pu en lire pour le moment, c'est un magazine féminin en ligne complètement loufoque et décalé, et contrairement à ce qu'on pourrait penser, les hommes ne sont pas exclus du casting :D
J'ai découvert ce magazine grâce à la publicité qu'en faisait Tillia sur sa page Facebook, j'ai donc décidé d'aller y jeter un œil.
Quand même, c'est beau Facebook, parfois.
Et c'est marrant, parce que dans le dernier numéro de Save My Brain, qui célèbre la première année d'existence du magazine, il y a justement un article très amusant, et sans doute très vrai, qui concerne Facebook.
-> click forward (xD)
En lisant cet article, j'ai retrouvé énormément de choses sur mon approche personnelle de ce site, des détails plutôt comiques comme des tendances parfois un peu malsaines.
Mais d'abord, petit flashback, et quelques explications.
La première fois que j'ai entendu parler de Facebook, ce fut par Basile qui en était devenu complètement addict. Il me racontait qu'il était devenu ami avec Jean-Pierre Raffarin et qu'il avait fait un test pour savoir s'il était plutôt tarte aux pommes ou plutôt jean Diesel (à peu de choses près) et dans un premier temps, je n'ai pas vraiment saisi l'intérêt du concept. Ainsi, malgré ses nombreuses recommandations, je rechignai à m'inscrire.
Puis, Facebook fut à l'origine d'un véritable buzz et en très peu de temps, j'en entendais parler de tous les côtés.
"Mais si, viens, c'est drôle, y'a plein de tests bidons à faire !"
Alors bon, question tests bidons, j'avais déjà mon compte sans Facebook, donc je ne suis toujours pas convaincue. Mais enfin, mes amis sont des geeks, je ne m'étonne plus de rien.
Jusqu'au jour où c'est ma sœur aînée qui s'y met, avec son meilleur ami. ils me parlent du dernier groupe auquel ils se sont inscrits, "La vie est trop courte pour apprendre l'allemand," et surtout de la dernière blague qui avait été faite à ma sœur. Cette dernière passait tout son temps libre au boulot sur Facebook, et un jour où elle avait laissé sa page ouverte en s'étant absentée, quelque farceur avait modifié pour elle son "Relationship Status," indiquant qu'elle était ouverte à toute proposition. Elle ne s'en est aperçue que plus tard, lorsque les invitations en tous genre ont commencé à arriver.
"Ah, parce qu'il faut mettre ça aussi ? Et tout le monde peut le voir ? C'est un Meetic gratuit quoi." (ou un PI xD)
Et puis, il y a eu un autre incident. Bien plus tard, un ami vient me parler sur MSN. Non, je ne suis pas sur Facebook, pourquoi ? Ah, tu as vu qu'elle s'était mise comme étant "in a relationship." Ben oui, j'en ai vaguement entendu parler...
Et la conversation continue sur la relationship de la jeune fille en question.
C'est à ce moment là que je me suis dit que ce Facebook, c'était un beau fouteur de merde. Parce que quoi qu'on fasse, tout le monde était immédiatement au courant.
Comment ? Ah, c'est marrant, ça permet de créer un contact ? Mais je ne veux pas de contact avec de purs étrangers moi. Et puis mes amis ont déjà mes adresse, numéro de portable ainsi que MSN, donc je n'en ai pas besoin, merci.
Pendant des mois j'ai résisté courageusement, encore et toujours à l'envahisseur Facebook. Jusqu'à ce qu'Anna arrive, insiste encore et encore.
Non merci, je n'ai pas envie de nourrir la curiosité malsaine des gens.
"Mais tu n'est pas obligée de tout remplir ! Tu peux cocher une option pour rendre ton profil privé"
Ben à quoi ça sert alors, de me faire mon petit profil pour moi toute seule ?
"Ben c'est marrant, y'a des gens du monde entier sur ce site, tu peux retrouver des copains de classe et tout !"
Je crois que c'est ce qui a fait tilt. Parce qu'un copain de classe disparu en particulier, il y en a un, que je cherche depuis à peu près dix ans. Bon, alors si on n'est pas obligé de mettre de renseignements sur sa vie privée, je veux bien tenter.
Et voilà comment je me suis fait avoir :D
Pour la petite histoire, ça m'a prit trois minutes de retrouver l'ami dont il était question plus haut, qui vivait depuis dix ans en Californie. Je pouvais toujours l'attendre sur Copains d'avant moi ! ^^
Comme décrit dans l'article de Save My Brain, j'ai commencé par regarder les profils des gens que je connaissais, pour voir à quoi ça ressemblait. J'ai tout de suite mis de côté tout ce qui concernait les informations personnelles. Tout juste ai-je mis une photo de moi, afin de pouvoir potentiellement être reconnue par d'éventuels amis d'enfance.
Je m'étais promis de ne pas tomber dans le piège des tests bidons et autres boîtes inutiles sur le profil. Mais bon, il fallait bien que je teste un peu cette nouvelle bestiole (j'ai une âme de testeuse, c'est comme ça). Mais très vite, je me rends compte que les tests proposés sont élaborés par tout le monde et n'importe qui, et qu'ils ne présentent aucun réel intérêt psychologique. Je mets donc tout cela de côté en ne laissant dans mon profil que quelques applications basiques : un album photo plutôt réduit, le récapitulatif de mon cursus et une bibliothèque pour l'essentiel.
Aux niveau des informations personnelles, je laisse mon pays de résidence ainsi que ma date de naissance, et ça suffira bien.
Alors les premiers jours, l'effet est saisissant. Ma boîte mail est constamment pleine. Je crois que mes amis m'envoient de gentils messages, mais non, ce ne sont que des alertes Facebook. Du coup j'y passe quotidiennement pour voir ce qu'il en est.
Et c'est là que les choses commencent à devenir intéressantes.
Très vite, je me suis rendue compte que parmi mes amis, certains postaient régulièrement des petites choses, des petites nouvelles d'eux dont ils ne parlaient pas nécessairement directement, ou qu'ils n'évoquaient pas dans leur blog. Je me suis donc dit que Facebook allait peut-être m'aider à avoir des nouvelles plus régulières de certaines personnes, plutôt cool non ?
Cela fait donc bien longtemps que je n'ai plus de réelle activité sur ce site (si ce n'est de m'inscrire de temps à autres à un groupe débile xD) sinon celle d'aller prendre des nouvelles de mes amis.
Vous l'apercevez déjà, le côté pervers ?
Parce qu'au lieu d'envoyer des messages ou de téléphoner, on a bien vite tendance à prendre les nouvelles à la source, et à tuer le dialogue.
Bon, alors dans mon cas ça n'a jamais été tout à fait vrai, parce que je suis bien trop bavarde et bien trop collante pour me contenter des quelques informations que Facebook peut nous donner.
Mais je m'aperçois que certaines personnes agissent comme ça.
Ce que j'ai pu constater, c'est que Facebook, de par sa facilité d'utilisation et sa visibilité, prend une part assez importante dans la vie de ses utilisateurs. Si bien que dès qu'il arrive quelque chose dans la vie des gens, la première chose qu'ils font dans certains cas, c'est d'aller l'afficher sur Facebook.
Notamment en ce qui concerne la situation sentimentale.
A ce propos, c'est bien la première chose que j'ai refusé de mettre sur mon profil. Parce qu'après tout, ce profil n'est accessible qu'aux gens que j'apprécie (les gens qui s'inscrivent dans les groupes du style "J'ai au moins une personne que je déteste sur mon Facebook" me font doucement rigoler. Je n'ai jamais compris pourquoi certains s'appliquent à garder dans leur entourage des gens qu'ils détestent. Enfin...). Du coup, ils connaissent déjà ma situation personnelle. Et ceux qui ne le savent pas, ben ils n'ont pas besoin de le savoir, ce n'est pas essentiel à leur vie. Pas que je le cache, mais si je n'ai pas été amenée à leur en parler, c'est qu'on n'est pas si proches que ça, et donc ça ne les regarde pas.
Je me souviens de mes années lycée, et de ma copine Mathilde. Mathilde était une grande amatrice de potins. Alors bien évidemment, elle connaissait tout le monde, et savait tout ce qui arrivait dans la vie de tout le monde en temps réel. Bien évidemment, je ne connaissais aucune des personnes dont elle me parlait, et par conséquent leur vie m'importait peu. les gens font bien ce qu'ils veulent.
Mais non, elle s'évertuait à me raconter tous les potins du lycée en détail. J'avais beau bien m'entendre avec elle, c'est une attitude que je n'ai jamais trop appréciée. Gossip for the sake of gossip, non merci.
Le problème, c'est qu'avec Facebook, qu'on veuille savoir les choses ou pas, si vos amis éditent leur profil, vous en êtes fatalement avertis.
Alors quand c'est une heureuse nouvelle, ça a tendance à moins choquer (quoi que). Seulement, c'est quand il s'agit de tristes événements que le bas blesse. Parce qu'en une seconde, tout le monde est au courant qu'untel et unetelle se sont séparés.
Mais pourquoi ? Comment ça se fait ? Qu'est-ce qui c'est passé ? C'est une blague ?
Ces question sont fatalement celles que tout le monde se pose. Tout le monde, même les gens bien intentionnés. Parce que c'est une question de logique humaine. Tout effet a ses causes.
Et là, une alternative :
-ou bien les personnes concernées sont assaillies par des amis qui parfois ne leur ont pas adressé la paroles depuis des mois, pour savoir ce qu'il s'est passé,
-ou bien les amis ainsi avertis commencent à se poser des questions les uns aux autres, et ça cancane dans tous les sens. Et ce, même si ce n'est pas du tout mal intentionné. Même si ce n'est que pour adresser des messages de compassion (quand le cas l'appelle).
Alors on pourrait dire tant pis.
Oui, tant pis pour ceux qui mettent de telles informations sur leur profil. Ils s'exposent eux-même au jugement des gens. La question est donc : pourquoi a-t-on ce besoin d'exposer sa vie (du moins, les éléments qu'on a envie d'en montrer) sur Facebook ?
Au final, la question est toujours la même qu'au départ.
A quoi ça sert, Facebook ?
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