*
Quoi que.
*
Là encore, pas d'énorme scoop quand je dis que depuis le mois d'août dernier ce garçon qui a volé mon cœur, Michaël, l'a emporté avec lui en Suède, pour le garder en otage jusqu'au mois de juin prochain.
Comme je le disais ci-dessous, j'ai un certain don pour aller chercher la distance dans mes relations sentimentales. Mon ancien amoureux habitait à une cinquantaine de kilomètres, autant dire que sans voiture, la carte 12-25 a été une amie dévouée. Le nouveau n'habitait pas si loin (du moins en semaine) et de toute façon maintenant j'ai une voiture. Mais avant même de concrétiser quoi que ce soit avec lui, dès la première rencontre, je savais qu'il partirait. Ça doit m'attirer dans un sens. Je dois chercher inconsciemment une relation qui ait été éprouvée, pour qu'on puisse en saisir la valeur. Ça ne me chagrinait pas au début tant je n'imaginais pas avoir la moindre chance avec lui. Puis finalement j'ai eu ma chance. Mais ça ne me chagrinait pas plus tant je n'imaginais pas que cela durerait pendant les huit mois qui nous séparaient de ce départ.
Mais finalement les mois sont passés. Se sont bien passés même. Ça a mis un peu de temps pour qu'on se trouve réellement, mais je crois que depuis que ça a été fait, on ne s'est plus jamais quittés.
Certains (bizarrement, les mêmes qui pensent que les amis d'internet, c'est du flan) estiment que les relations où on passe plus de temps séparés qu'ensemble ne valent rien, qu'elle ne sont pas réelles.
Que répondre d'autre à ces blasés que les huit mois que l'on a passés ensemble avant son départ les valaient largement ? Que j'en ai eu à noircir, des pages de souvenirs qui n'avaient pour matière que ce qu'il s'est passé pendant ces huit mois. Que j'ai fait plus de choses en huit mois avec lui que toute seule ou avec mon ancien amoureux en deux ans. Des voyages, des sorties, des balades, ou même rien, mais à deux. Même de la "randonnée," c'est dire quand on connaît mon tempérament sportif !
J'ai passé plus de temps chez lui que chez moi, et même quand j'étais chez moi, c'était pour mieux pouvoir lui parler sur le net (décidément...).
*
C'est sûr qu'aujourd'hui, il y a difficilement plus que le net avec les quelques milliers de kilomètres qui nous séparent. Et encore. Mais c'est seulement provisoire. Je pense que tout aurait été très différent s'il m'avait dit qu'il s'installait en Suède. Mais là, il ne s'agit que d'un an d'étude.
Évidemment que ça m'a fait peur. Que malgré tout, j'ai souvent pensé que ça ne marcherait pas.
Mais dans un sens, je pense que je n'ai pas eu vraiment le choix. C'était à tenter, c'est tout.
Parce qu'on est jeunes, parce qu'on est étudiants. Parce qu'on se doit d'être mobiles et qu'on ne peux pas toujours avoir ce qu'on veut quand on le veut. Mais je n'aurais jamais pu dire "on arrête." Parce que je n'en ai jamais eu envie. I'm a hopeless romantic. Parce que c'est plus fort que moi, de croire que quand on est bien avec quelqu'un il est important de préserver ce sentiment, même si le parcours est semé d'embûches. Parce que je me dis que si ça tient, c'est que ce sentiment est fort, et que j'ai quelque chose de merveilleux à y gagner. Et parce que si ça ne tient pas, ben ça ne sera pas faute d'avoir essayé. Plutôt des remords que des regrets.
*
C'est dur, mais pour le moment je crois qu'on tient bien le coup. Il faut dire aussi que je suis assez bien soutenue, que j'ai des exemples à suivre. Que bizarrement les gens concernés sont bien souvent ceux qui ont été cités plus bas. Dans les moments difficiles leur bonne humeur et leur gentillesse est une réelle potion magique. Elodie et Cédric me prouvent tous les jours, par leur présence et leur amour l'un pour l'autre, que si, ça peut marcher. Il suffit de le vouloir, et de cette petite étincelle.
Moi je le veux. Et cette petite étincelle, je crois qu'on l'a. Il suffira donc de la conserver (si je le fais aussi bien que je m'occupe du feu chez moi, on est mal barrés xD).
*
Finalement je vis assez bien avec. Même si, c'est normal, il y a des moments difficiles. Je crois juste que ce que certains ne veulent pas comprendre, c'est qu'il y a des choses qui ne dépendent pas toujours de nous. Ce départ ne dépendait certainement pas de moi. Cela ne m'amuse pas vraiment de ne pas avoir celui que j'aime à mes côtés. Et ce n'est pas parce qu'il est loin pour le moment que cette relation ne veut rien dire. J'en viendrais même à souhaiter parfois que tous ceux qui croient tout savoir sur l'amour se retrouvent séparés de leur moitié. Seulement momentanément, quelques mois tout au plus, pour qu'ils se rendent compte des bêtises qu'ils peuvent dire. Que ce n'est pas parce que quelqu'un est loin qu'on ne l'aime pas, qu'on s'invente des sentiments. C'est juste que parfois, c'est comme ça, et il n'y a rien à y faire. La seule chose qui dépend de nous, c'est notre façon de l'appréhender. J'ai choisi de prendre un risque, moi dont on dit que je n'ai pas de vie et que je ne prends aucune décision. Certaines décisions sont plus difficiles à prendre qu'on ne le croit.
*
"J'ai souffert souvent, je me suis trompé[e] quelquefois ; mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgeuil et mon ennui." (On ne badine pas avec l'amour. A. de Musset)
*
Je ne compte plus les gens qui m'ont dit pendant ces huit mois que j'avais l'air heureuse et épanouie. Que je souriais plus, peut-être. Je crois que même mon corps s'en est rendu compte en se chargeant de quelques kilos supplémentaires dont j'avais bien besoin. Les gens que je n'avais plus vus depuis longtemps me disaient que j'avais l'air d'avoir la pêche, que ça faisait plaisir à voir. Je ne puis me résoudre à croire que tout ça repose sur le néant.
*
Et je ne veux pas qu'on dise que tout ça, c'est du vent.
Parce que c'est pas vrai.

Quoi que.
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Là encore, pas d'énorme scoop quand je dis que depuis le mois d'août dernier ce garçon qui a volé mon cœur, Michaël, l'a emporté avec lui en Suède, pour le garder en otage jusqu'au mois de juin prochain.
Comme je le disais ci-dessous, j'ai un certain don pour aller chercher la distance dans mes relations sentimentales. Mon ancien amoureux habitait à une cinquantaine de kilomètres, autant dire que sans voiture, la carte 12-25 a été une amie dévouée. Le nouveau n'habitait pas si loin (du moins en semaine) et de toute façon maintenant j'ai une voiture. Mais avant même de concrétiser quoi que ce soit avec lui, dès la première rencontre, je savais qu'il partirait. Ça doit m'attirer dans un sens. Je dois chercher inconsciemment une relation qui ait été éprouvée, pour qu'on puisse en saisir la valeur. Ça ne me chagrinait pas au début tant je n'imaginais pas avoir la moindre chance avec lui. Puis finalement j'ai eu ma chance. Mais ça ne me chagrinait pas plus tant je n'imaginais pas que cela durerait pendant les huit mois qui nous séparaient de ce départ.
Mais finalement les mois sont passés. Se sont bien passés même. Ça a mis un peu de temps pour qu'on se trouve réellement, mais je crois que depuis que ça a été fait, on ne s'est plus jamais quittés.
Certains (bizarrement, les mêmes qui pensent que les amis d'internet, c'est du flan) estiment que les relations où on passe plus de temps séparés qu'ensemble ne valent rien, qu'elle ne sont pas réelles.
Que répondre d'autre à ces blasés que les huit mois que l'on a passés ensemble avant son départ les valaient largement ? Que j'en ai eu à noircir, des pages de souvenirs qui n'avaient pour matière que ce qu'il s'est passé pendant ces huit mois. Que j'ai fait plus de choses en huit mois avec lui que toute seule ou avec mon ancien amoureux en deux ans. Des voyages, des sorties, des balades, ou même rien, mais à deux. Même de la "randonnée," c'est dire quand on connaît mon tempérament sportif !
J'ai passé plus de temps chez lui que chez moi, et même quand j'étais chez moi, c'était pour mieux pouvoir lui parler sur le net (décidément...).
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C'est sûr qu'aujourd'hui, il y a difficilement plus que le net avec les quelques milliers de kilomètres qui nous séparent. Et encore. Mais c'est seulement provisoire. Je pense que tout aurait été très différent s'il m'avait dit qu'il s'installait en Suède. Mais là, il ne s'agit que d'un an d'étude.
Évidemment que ça m'a fait peur. Que malgré tout, j'ai souvent pensé que ça ne marcherait pas.
Mais dans un sens, je pense que je n'ai pas eu vraiment le choix. C'était à tenter, c'est tout.
Parce qu'on est jeunes, parce qu'on est étudiants. Parce qu'on se doit d'être mobiles et qu'on ne peux pas toujours avoir ce qu'on veut quand on le veut. Mais je n'aurais jamais pu dire "on arrête." Parce que je n'en ai jamais eu envie. I'm a hopeless romantic. Parce que c'est plus fort que moi, de croire que quand on est bien avec quelqu'un il est important de préserver ce sentiment, même si le parcours est semé d'embûches. Parce que je me dis que si ça tient, c'est que ce sentiment est fort, et que j'ai quelque chose de merveilleux à y gagner. Et parce que si ça ne tient pas, ben ça ne sera pas faute d'avoir essayé. Plutôt des remords que des regrets.
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C'est dur, mais pour le moment je crois qu'on tient bien le coup. Il faut dire aussi que je suis assez bien soutenue, que j'ai des exemples à suivre. Que bizarrement les gens concernés sont bien souvent ceux qui ont été cités plus bas. Dans les moments difficiles leur bonne humeur et leur gentillesse est une réelle potion magique. Elodie et Cédric me prouvent tous les jours, par leur présence et leur amour l'un pour l'autre, que si, ça peut marcher. Il suffit de le vouloir, et de cette petite étincelle.
Moi je le veux. Et cette petite étincelle, je crois qu'on l'a. Il suffira donc de la conserver (si je le fais aussi bien que je m'occupe du feu chez moi, on est mal barrés xD).
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Finalement je vis assez bien avec. Même si, c'est normal, il y a des moments difficiles. Je crois juste que ce que certains ne veulent pas comprendre, c'est qu'il y a des choses qui ne dépendent pas toujours de nous. Ce départ ne dépendait certainement pas de moi. Cela ne m'amuse pas vraiment de ne pas avoir celui que j'aime à mes côtés. Et ce n'est pas parce qu'il est loin pour le moment que cette relation ne veut rien dire. J'en viendrais même à souhaiter parfois que tous ceux qui croient tout savoir sur l'amour se retrouvent séparés de leur moitié. Seulement momentanément, quelques mois tout au plus, pour qu'ils se rendent compte des bêtises qu'ils peuvent dire. Que ce n'est pas parce que quelqu'un est loin qu'on ne l'aime pas, qu'on s'invente des sentiments. C'est juste que parfois, c'est comme ça, et il n'y a rien à y faire. La seule chose qui dépend de nous, c'est notre façon de l'appréhender. J'ai choisi de prendre un risque, moi dont on dit que je n'ai pas de vie et que je ne prends aucune décision. Certaines décisions sont plus difficiles à prendre qu'on ne le croit.
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"J'ai souffert souvent, je me suis trompé[e] quelquefois ; mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgeuil et mon ennui." (On ne badine pas avec l'amour. A. de Musset)
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Je ne compte plus les gens qui m'ont dit pendant ces huit mois que j'avais l'air heureuse et épanouie. Que je souriais plus, peut-être. Je crois que même mon corps s'en est rendu compte en se chargeant de quelques kilos supplémentaires dont j'avais bien besoin. Les gens que je n'avais plus vus depuis longtemps me disaient que j'avais l'air d'avoir la pêche, que ça faisait plaisir à voir. Je ne puis me résoudre à croire que tout ça repose sur le néant.
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Et je ne veux pas qu'on dise que tout ça, c'est du vent.
Parce que c'est pas vrai.

3 commentaires:
Bien sûr que c'est vrai.
L'amour ne se résume pas à habiter ensemble, c'est beaucoup plus que cela...
Si ça ne doit pas marcher, que l'on soit à 10 cm l'un de l'autre ou à 1500 km, ça ne marchera pas. Et c'est la même chose si ça fonctionne.
Je t'ai déjà dit tout ce que je pensais de ta relation avec ton chéri, chéri qui moi, bien qu'habitant à 500km de toi ai vu et ai pu apprécier sa gentillesse (et oui, je ne donne pas mon consentement sans avoir vu la marchandise XD).
L'amour à distance ça fonctionne et parfois ça donne même du piment à la relation, on ne sombre pas dans une routine qui parfois est malsaine pour les relations et les retrouvailles sont des moments de grands bonheurs.
Tu l'as dit toi même, ce n'est pas pour autant une situation que l'on accepte et dont on se ravit mais on s'adapte et on s'accroche à celui que l'on aime. On sait que ce sacrifice nous permettra d'avoir une meilleure vie plus tard à 2 et quand on y repensera, on en rigolera de bon cœur.
L'amour, ça ne s'invente pas, ça se vit et nous, on le vit pleinement chaque jour au fond de notre cœur.
Toi plus moi plus eux égale nous...
Je t'embrasse bien fort ainsi que ton Brian ^^
Dire quelque chose sur ce genre de sujet est pour moi pas très évident, le départ de Killian un mois après nos premiers moments passés ensemble a pas été simple d'autant que lui ne reviendra pas...
J'ai renoncé à quelque chose de probablement formidable parce que justement pour moi c'était trop court... Je voulais qu'on ne fasse pas de plan aussi rapide... Et aujourd'hui il a pas accepté la décision que je lui avait soumise, lui là bas, moi ici et on voit comment ça évolue...
Je suis mal placée pour donne run avis, mais une chose ue j'ai pu voir c'est qu'en effet, tu avais changé, même si je te connais en réalité pas beaucoup, j'ai pu simplement voir un changement dans les convers' msn...
Tu es quelqu'un de formidable Camille et tu mérites tout ça... Dans 4 mois il rentre et là, tu seras probablement la plus heureuse des toulousaines à ce moment là...
Soeurette à raison quand elle dit que l'amour ça s'invente pas, ça se vit...
En le vivant pleinement chaque jours à votre façon, ça le renforce encore plus...
Avec toute ma tendresse
Isabelle
ah la la ma grand maman :)
moi aussi je l'ai vu ce changement, cet amour dans tes petits doigts (bé oui tes yeux je les voient pas, mais je sens bien dans ta façon de t'exprimer, de m'en parler) que tu l'aimes profondément.
l'amour à distance ça existe, autant que l'amitié.
je t'embrasse très fort ma grand maman.
ta petite fillote et mini fillote.
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